Lors d'un précédent article, des commerçants bisontins nous ont fait part de leurs observations. L'une d'elles était le changement des horaires auxquels ils ouvraient : plus tôt le matin, plus tard le soir, avec une longue pause entre les deux pour compenser. Certains d'entre eux pointaient la nécessité que ces changements touchent une plus large partie de la société, afin d'avoir une harmonie relative.
Quel levier pour la municipalité ?
Interrogé sur les capacités de la municipalité à inciter à ces évolutions lors des pics de chaleur, Serge Couësme invoque le temps long et "l'adaptation naturelle". Il rappelle que la municipalité n'a pas autorité pour dicter les horaires d'ouverture des commerces et bureaux, ni pour imposer la climatisation dans les lieux privés. 90 % des commerces du centre-ville sont climatisés, nous dit-il.
Il ne souhaite pas, et ne peut pas, "forcer la main" pour que des changements adviennent immédiatement. Cependant, il assure que le ressenti des commerçants sur la situation sera écouté. Il attend aussi prudemment un signe de la part de l'État, qui donnerait une direction, laquelle n'est pour l'instant pas en vue.


