L’étude met en évidence le poids du secteur HCR dans l’économie régionale. En 2025, il représente 5,3 % de l’ensemble des emplois privés en Bourgogne–Franche-Comté, soit 36 500 salariés. Le document souligne que cette part ”illustre le rôle structurant de l’hôtellerie-restauration dans les territoires, en particulier ceux à forte vocation touristique.” Par ailleurs, 110 640 déclarations d’embauche ont été enregistrées dans le secteur en 2025, ce qui correspond à 14 % de l’ensemble des embauches du secteur privé régional.
Selon l’Urssaf, ”cet important nombre d’embauches témoigne d’un secteur très dynamique, fortement créateur d’opportunités professionnelles, notamment pour les jeunes et les personnes en reconversion.”
Une majorité de très petites entreprises
La publication met également en avant la structure du tissu économique régional. Elle indique que 91 % des entreprises du secteur HCR comptent moins de dix salariés, confirmant la prédominance des très petites entreprises.
L’étude recense également 7 530 travailleurs indépendants dans le secteur, dont près de 30 % d’auto-entrepreneurs dans l’hébergement.
Une analyse détaillée
Cette nouvelle publication propose un panorama socio-économique du secteur des hôtels, cafés et restaurants. Elle s’intéresse notamment à la structure des effectifs, aux profils des salariés, aux revenus des travailleurs indépendants, à la masse salariale et au salaire moyen, ainsi qu’à la santé économique des entreprises, à travers les taux d’impayés et les dispositifs d’accompagnement. Le communiqué précise que cette étude ”constitue un outil précieux pour les acteurs institutionnels, économiques et médiatiques souhaitant comprendre les évolutions d’un secteur en pleine transformation.”
Quelques chiffres...
Le secteur Hôtels-Cafés-Restaurants constitue un acteur économique majeur en Bourgogne-Franche-Comté avec 6 590 entreprises employeuses et 44 030 actifs, dont 36 500 salariés. Il représente 5,3 % de l’emploi salarié privé régional et joue un rôle important dans l’animation des territoires, notamment grâce à son lien étroit avec le tourisme, la gastronomie et les services de proximité.
Le secteur reste cependant marqué par une forte prédominance des petites entreprises : 91 % des établissements comptent moins de 10 salariés et près de 85 % des salariés travaillent dans une entreprise de moins de 50 salariés. Cette organisation favorise l’ancrage local mais rend les entreprises plus sensibles aux difficultés économiques, aux tensions de recrutement et aux enjeux de transmission.
En 2025, les HCR affichent une forte capacité de recrutement avec 110 640 déclarations d’embauche, soit 14 % des embauches du secteur privé régional. Cette dynamique traduit un besoin permanent de main-d’œuvre, mais aussi une forte rotation des effectifs liée à la saisonnalité et aux difficultés de fidélisation.
Le secteur se caractérise par une population salariée jeune : près de la moitié des salariés ont moins de 30 ans. Il constitue une véritable porte d’entrée vers l’emploi, notamment grâce à l’alternance, qui représente 7 % des effectifs salariés, au-dessus de la moyenne du secteur privé. Toutefois, la part des CDD reste élevée (12 % contre 9 % dans le privé), témoignant d’une plus grande précarité des parcours.
Le principal défi du secteur reste l’attractivité des métiers. Le salaire mensuel brut moyen atteint 1 895 €, contre 2 639 € dans l’ensemble du secteur privé régional. Cet écart contribue aux difficultés de recrutement et de fidélisation, malgré un rôle important du secteur dans l’insertion professionnelle.
Enfin, le HCR conserve une forte dimension entrepreneuriale avec 7 530 travailleurs indépendants, dont 2 140 auto-entrepreneurs. La pérennité du secteur dépendra de la capacité des entreprises à réussir leur transformation : modernisation des pratiques, amélioration des conditions de travail, développement des compétences et accompagnement des transmissions.
Le HCR en Bourgogne-Franche-Comté est un secteur dynamique, créateur d’emploi et essentiel à l’économie touristique régionale, mais confronté à des défis majeurs d’attractivité, de fidélisation des salariés et de consolidation des petites entreprises. L’enjeu des prochaines années sera de transformer un secteur qui recrute fortement en un secteur capable de proposer des emplois durables et des perspectives de carrière attractives.


