Condamnation du collectif Solmiré : la France Insoumise réagit

Publié le 13/04/2018 - 15:16
Mis à jour le 13/04/2018 - 15:16

Le TGI de Besançon a tranché le 3 avril 2018 : le Bol d’R, local ouvert en octobre dernier par Solmiré rue d’Arènes pour y accueillir des migrants, doit être expulsé « sans délai ». C’est dans ce cadre qu’a tenu à s’exprimer les groupes d’action de la France Insoumise Besançon…

Communiqué de presse des Groupes d’action de la France insoumise Besançon,  8 avril 2018 :

"Nous souhaitons réaffirmer tout notre soutien au collectif SolMiRé suite à la décision du TGI de Besançon du 4 avril 2018, condamnant le collectif à l’expulsion du local le Bol’d’R et au paiement d’une indemnité d’occupation.

Depuis le mois d’octobre 2017, les bénévoles de ce collectif ont permis à des familles de migrants laissées à la rue de venir cuisiner, se laver, se réchauffer et pour les enfants de jouer, durant quelques heures.

Face aux manquements graves de la Préfecture du Doubs et de la ville de Besançon qui n’ont pas remplis leurs obligations légales envers les migrant.e.s, les bénévoles de ce collectif ont apporté un peu d’humanité à ces enfants, à ces familles".

"Une décision lourde de sens"

"Entre légalité et légitimité, la décision du TGI confirme que dans notre pays le droit de propriété vaut plus que la dignité humaine. La décision rendue est donc lourde de sens sur le fond, mais elle l’est aussi sur le plan financier.

En condamnant le collectif à une indemnité d’occupation à compter du 14 octobre 2017, c’est plus de 3.300 euros qui lui est demandé. Sans compter les dépens (frais d’huissier...). Est-il utile de rappeler que ce local était inoccupé depuis plusieurs années ? La SAIEMB, propriétaire du local, réalise finalement une belle opération financière !

Nous tenons à souligner, que la SAIEMB est une société d'économie mixte dont la ville de Besançon est actionnaire majoritaire. Toutes les décisions politiques prises par elle le sont donc sous le contrôle de la municipalité ou à son initiative. Il en a été ainsi tant pour le refus d'accorder un bail pour l'occupation du Bol d'R à SolMiRé que pour assigner SolMiRé au TGI en vue de son expulsion.

Nous nous interrogeons également sur l’utilité des membres de cette majorité municipale qui durant cette période n’ont en rien réussi à infléchir la ligne politique de la ville sur ce dossier.

  • Face aux sommes indécentes qui sont exigées et pour saluer la mission de service public assumée par le collectif, nous demandons à la ville de Besançon, à Mme Danielle Poissenot, présidente de la SAIEMB et adjointe de M. Fousseret, de renoncer à la demande de versement des sommes dues.

Nous demandons également à ce que la ville soutienne ce collectif qui ne fait qu’inscrire son action dans le respect de nos valeurs d’humanité et des Droits de l’Homme. A ce titre, nous demandons qu’il lui soit attribué un local.

Enfin, nous appelons les citoyen.ne.s à la vigilance afin qu’ils restent à l’écoute du collectif et continuent à lui apporter son soutien dans son action de tous les jours mais aussi face aux conséquences de cette décision".

Info +

  • Le collectif SolMiRé a donc décidé de quitter ce "lieu de partage avec les plus démunis" cesamedi 14 avril. 

Social

Bourgogne-Franche-Comté : 20 refuges animaliers soutenus face à un été sous haute tension

La Fondation 30 Millions d’Amis débloque une aide renforcée de 2,4 millions d’euros pour accompagner 243 refuges indépendants en France, selon une annonce du 4 août 2026. Vingt structures de Bourgogne-Franche-Comté bénéficieront de ce soutien financier et alimentaire alors que les refuges font face à une forte pression.

Climat, paix et solidarités : une mobilisation nationale annoncée le 26 septembre en France

L'association Bio Consom'acteurs lance un appel à une journée de mobilisation nationale le samedi 26 septembre. Baptisée ”Marchons partout en France pour le climat, la paix et les solidarités”, l'initiative s'appuie sur une lettre ouverte adressée au président de la République, déjà signée par plus de 1 000 citoyennes et citoyens.

Dannemarie-sur-Crête : La Poste réactive une tournée après la grève des facteurs

Confrontés à des conditions de travail rendues difficiles par les fortes chaleurs, plusieurs facteurs du site de Danemarie-sur-Crête ont exercé leur droit de grève, ce jeudi 30 juillet 2026.  À l'issue d'une réunion avec les organisations syndicales, la direction a annoncé une mesure destinée à améliorer l'organisation des tournées.

Quand chaque récolte compte : la cueillette solidaire reprend dans le Haut-Doubs

La Marmite Solidaire relance en 2026 son opération de cueillette solidaire dans le Haut-Doubs. L’objectif : récupérer les fruits et légumes qui resteraient inutilisés dans les jardins, vergers et forêts du territoire afin de les transformer en ressources alimentaires destinées aux personnes en situation de fragilité.

Grève à la Poste de Dannemarie-sur-Crête : les facteurs dénoncent la suppression de 4 tournées cet été

Les factrices et facteurs du centre de distribution de Dannemarie-sur-Crête ont entamé, mardi 28 juillet 2026, un mouvement de grève sous la forme d'un débrayage quotidien de 59 minutes, dans le cadre d'un préavis déposé par le syndicat Sud PTT. Les agents dénoncent une dégradation de leurs conditions de travail et réclament le rétablissement de quatre tournées supprimées durant la période estivale.

La sénatrice du Doubs Annick Jacquemet propose un fonds de garantie pour soutenir les communes face aux immeubles dangereux

La sénatrice du Doubs Annick Jacquemet a déposé au Sénat une proposition de loi le 17 juillet 2026 visant à créer un fonds de garantie destiné à indemniser les communes et les établissements publics de coopération intercommunale (EPCI) lorsqu'ils doivent avancer des frais pour assurer la sécurité et la salubrité d'immeubles en lieu et place de propriétaires défaillants.

Hausse des frais de scolarité pour les étudiants non-européens : l’intersyndicale monte au créneau à Besançon

Philippe Baptiste, le ministre de l’Enseignement supérieur, a annoncé en avril dernier la fin des exemptions de frais de scolarité différenciés pour les étudiants non-européens. Ce mois de juillet 2026, l’intersyndicale CGT-FSU-SUD-UNEF demande au président de l’université de ne pas appliquer le décret sur les droits d'inscription des étudiant(e)s étrangèr(e)s.

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi
 26.4
ciel dégagé
le 07/08 à 23h00
Vent
1 m/s
Pression
1018 hPa
Humidité
44 %

Sondage