Confinement : les mesures précisées ce jeudi à 18h30 par J. Castex

Publié le 29/10/2020 - 08:17
Mis à jour le 08/11/2020 - 09:59

Le Premier ministre s’exprimera ce jeudi 29 octobre 2020 pour détailler les annonces faites par le président mercredi soir, d’abord devant l’Assemblée nationale puis devant le Sénat l’après-midi, où les nouvelles mesures liées au confinement seront soumises à un vote des parlementaires, avant une conférence de presse prévue à 18H30.

Castex le 15 octobre 2020 © capture
Castex le 15 octobre 2020 © capture

Le chef de l'Etat a annoncé, lors d'une allocution télévisée, qu'à partir de vendredi, un "confinement" sur "tout le territoire national" serait de nouveau en vigueur pour endiguer l'épidémie de Covid-19, dont la première vague avait fait plus de 30.000 morts au printemps.

Jusqu'au 1er décembre "a minima", "vous pourrez sortir de chez vous uniquement pour travailler, vous rendre à un rendez-vous médical, porter assistance à un proche, faire vos courses essentielles ou prendre l'air à proximité de votre domicile", a-t-il détaillé en annonçant le retour de l'attestation. Avec toutefois trois changements majeurs par rapport au confinement du printemps : "les écoles, collèges et lycées resteront ouverts, le travail pourra continuer, les Ehpad et les maisons de retraite pourront être visités". A l'université, les cours en ligne seront privilégiés.

-Détails devant la presse à 18H30 -

Jean Castex se présentera jeudi devant les parlementaires afin de soumettre ces nouvelles dispositions au vote, même si celui-ci n'aura pas de valeur contraignante pour le gouvernement. Après avoir développé les mesures prises devant députés et sénateurs, le Premier ministre précisera devant la presse les modalités de ce nouveau dispositif restrictif mis en place par l'exécutif, qui sera réévalué "tous les 15 jours".

La population avait déjà été confinée pendant 55 jours, au printemps, avec de sévères restrictions des déplacements et la fermeture des établissements scolaires, des commerces non essentiels et des frontières.

M. Castex devra faire face aux réactions venant de tous bords, qui n'ont pas manqué d'affluer à la suite des annonces faites par Emmanuel Macron. Pour Geoffroy Roux de Bézieux, président du Medef, "ce reconfinement va coûter au pays entre 50 et 75 milliards d'euros de PIB et provoquer des dégâts économiques et humains considérables."

Le "patron des patrons" estime que "ce n'est pas dans les commerces que se fait la contamination mais dans la sphère privée et pourtant ce sont eux qui sont pénalisés. Je comprends leur désarroi et leur colère." Restés ouverts ces dernières semaines malgré le couvre-feu, les bars et restaurants devront eux baisser rideau à partir de jeudi minuit, et déplorent d'être "montrés du doigt" par la voix de Roland Héguy, président de l'Union des métiers des industries de l'hôtellerie), le principal syndicat de l'hôtellerie.

"On a l'impression que ce sont nous qui propageons l'épidémie", explique-t-il à l'AFP. "A partir de ce week-end des milliers de commerçants n'auront plus un euro de recette mais toujours des charges fixes. 30 % de nos entreprises risquent de ne pas survivre."

Les compétitions sportives autorisées

Pour le reste de la population, le travail "pourra continuer" pendant le confinement : "Vous pourrez sortir pour travailler", a assuré le président, mais "partout où c'est possible, le télétravail sera à nouveau généralisé". "Quoi que nous fassions, près de 9.000 patients seront en réanimation à la mi-novembre, soit la quasi-totalité des capacités françaises", a prévenu M. Macron, faisant écho aux fortes inquiétudes exprimées par les experts ces dernières semaines. Les capacités de réanimation seront portées à 10.000 lits, soit un doublement du nombre initial.

Le nombre de patients s'y élevait mercredi à 3.036, soit plus de la moitié des 5.800 lits de réa disponibles dans toute la France. De premières précisions ont été apportées dans la nuit de mercredi à jeudi par la ministre déléguée aux Sports devant l'Assemblée nationale, où elle a annoncé que les compétitions sportives professionnelles pourraient continuer pendant cette nouvelle période de confinement.

"Les sportifs de haut niveau et les sportifs professionnels pourront continuer à s'entraîner. Et ils pourront aussi continuer à faire des compétitions puisque les déplacements pour raisons professionnelles sont autorisés", a souligné Mme Maracineanu.

Si le reconfinement est prévu sur tout le territoire national, des "adaptations" sont toutefois prévues pour les Outre-mer, d'après les propos d'Emmanuel Macron. Elles devraient également être précisées jeudi par le gouvernement.

(Source AFP)

Coronavirus COVID-19

Covid-19 : le repli de l’épidémie se confirme selon l’agence régionale de santé

Avec un taux d’incidence en population générale désormais sous la barre des 400 cas pour 100/000 habitants, l’épidémie confirme son repli en Bourgogne-Franche-Comté selon les derniers chiffres de l'ARS Bourgogne-Franche-Comté.  Le taux de positivité des tests perd 5 points mais reste cependant élevé à près de 25%.
 

Covid-19 : le nombre de patients testés a doublé en un mois en Bourgogne-Franche-Comté  

Le nombre de tests a "de nouveau franchi" la barre des trois millions en une semaine, selon des chiffres publiés jeudi par le ministère de la Santé, sur fond de septième vague de l'épidémie de Covid-19. En Bourgogne-Franche-Comté, plus de 77.000 personnes ont réalisé un test antigénique ou PCR entre le 27 juin et le 3 juillet 2022 contre 54.000 la semaine précédente et 33.000 début juin.

Politique

Attaques de Trappes : les élus de l’opposition municipale de Besançon demandent au maire d’organiser un rassemblement lundi à 18h00

Mise à jour • Un homme a tué une personne et fait cinq blessés dans les Yvelines vendredi 23 octobre 2026 lors d'une attaque "terroriste raciste" selon Emmanuel Macron. Les élus de l’opposition demandent à Ludovic Fagaut, le maire de Besançon, d’organiser un rassemblement à 18h00 place Granvelle lundi 26 octobre 2026.

Olivier Rietmann réélu à la tête de la Délégation aux entreprises du Sénat

Le sénateur de la Haute-Saône a été reconduit jeudi 22 octobre 2026 pour trois années supplémentaires à la présidence de cette instance parlementaire, qui rassemble plus de 40 sénateurs de différents horizons politiques, chargée de rapprocher le Sénat du monde économique et de soutenir le développement des entreprises.

À Besançon, À Gauche Citoyens ! condamne les violences et défend les revendications sociales

L’association À Gauche Citoyens ! condamne les violences, les dégradations et les pillages survenus en marge de la manifestation du 17 octobre. Dans un communiqué daté du 19 octobre 2026, elle défend les revendications portées par les manifestants et critique la politique du gouvernement de Sébastien Lecornu. Le collectif annonce également qu’il ne s’est pas associé à l’appel du maire de Besançon lundi soir.

Rassemblement contre les violences urbaines à Besançon : un appel à l’apaisement qui tourne à la confrontation

VIDÉO • Réunis lundi 19 octobre devant l’hôtel de ville à l’appel de l’Association des maires de France et de France urbaine, environ 250 personnes ont répondu à l’invitation du maire, Ludovic Fagaut. L’arrivée d’un contre-rassemblement d’une centaine de personnes a rapidement tendu l’atmosphère. Entre condamnation des dégradations, revendications sociales et désaccords sur les valeurs républicaines, les échanges ont illustré les divisions apparues après les événements du 17 octobre.

La France insoumise condamne les pillages et dénonce les violences policières après la mobilisation du 17 octobre à Besançon

Dans un communiqué daté du 19 octobre 2026, le groupe La France insoumise au conseil municipal de Besançon revient sur la manifestation du samedi 17 octobre. Il soutient les revendications des manifestants pacifiques, condamne les pillages et met en cause la gestion des événements par l’État et le gouvernement.

À Besançon, le PCF appelle à une conférence sociale et refuse de participer au rassemblement #TouchePasÀMaMairie ce soir

Dans une prise de position communiqués ce lundi 19 octobre 2026, le Parti communiste français de Besançon condamne les dégradations et les violences qui se sont produites lors de la manifestation du 17 octobre, tout en défendant la légitimité de la mobilisation sociale. Le parti appelle le gouvernement à réunir syndicats, organisations patronales et mouvements de jeunesse pour répondre aux revendications.

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi
 10.11C°
couvert
le 26/10 à 13h00
Vent
2.05 m/s
Pression
1022 hPa
Humidité
90 %

Sondage