Conseil régional : une généreuse prime d'habillement...

Publié le 19/10/2008 - 17:52
Mis à jour le 19/10/2008 - 17:52

Vendredi dernier les conseillers régionaux ont commenté le rapport de la Chambre régionale des comptes effectué sur la période 2002 à 2007 qui a connu une majorité UMP (2002-2004) et une majorité PS (2004-2007).

Outre le comportement de l'ancien directeur général des services dont nous avons déjà parlé, la Chambre a relevé un certain nombre d'anomalies dont certaines couvrent toute la période en mettant donc en cause les deux majorités.

Précisons d'emblée que le commentaire général de la Chambre est plutôt positif. « Le fonctionnement, tant institutionnel qu'administratif, de la Région Franche-Comté est globalement satisfaisant. Sur ce plan, le contrôle n'a pas révélé de dysfonctionnements majeurs », estime la Chambre.

Elle met cependant en exergue des points insatisfaisants :

Trop de conseillers participent à la commission permanente

La Chambre pointe le fait que l'ensemble des 43 conseillers fasse partie de la commission permanente ce qui majore de 10% les indemnités de tous les conseillers de 10%, ainsi que celle des collaborateurs des groupes d'élus.

Cinq autres Régions pratiquent de la sorte (Auvergne, Lorraine, Picardie, Poitou-Charentes et Rhône-Alpes). La Chambre estime que « l'esprit du texte n'est pas respecté » et souligne « le fait qu'une majorité de conseil régionaux n'ont pas la même lecture » du code général des collectivités territoriales. Selon elle, la commission permanente devrait compter maximum 18 membres.

Des abus liés à la prime d'habillement

La Chambre constate que les primes d'habillement allouées à une quarantaine d'agents sont « généreuses » et trouve douteux que «le montant des tailleurs achetés correspondait quasiment toujours au centime près au montant maximum susceptible d'être dépensé par l'agent». En 2006, la prime moyenne perçue par les agents était de 748,75 euros.

Instaurée en 2002, cette prime a coûté 107 409 euros à la Région en cinq ans avec une  augmentation moyenne annuelle de 28,26%.  

«La Chambre observe que l'achat de plusieurs vêtements, au lieu d'un seul, a été constaté plusieurs fois », ce qui revient à dire que cette prime est trop élevée. Certains agents auraient même acheté des vêtements de sport...

La trop coûteuse mise en place du SRADDT (Schéma régional d'aménagement et de développement durable du territoire)

La Chambre relève que « le coût complet de 2002 à 2006 (hors dépenses de personnel) d'élaboration, de publication et de présentation du schéma, soit 442 870 euros, est élevé au regard de sa dimension faiblement prescriptive ».

« Il semble que l'élaboration et la publication de ce document n'aient pas été très économes en moyens », a souligné la Chambre en comparant ce coût à celui de « l'élaboration du plan régional de développement des formations professionnelles, de portée beaucoup plus concrète, qui a coûté nettement moins cher (125 815 euros).

(Nous reviendrons dans les jours prochains sur d'autres points relevés par la Chambre dans son rapport comme les frais de boisson, le patrimoine immobilier...).

Politique

Attaques de Trappes : les élus de l’opposition municipale de Besançon demandent au maire d’organiser un rassemblement lundi à 18h00

Un homme a tué une personne et fait cinq blessés dans les Yvelines vendredi 23 octobre 2026 lors d'une attaque "terroriste raciste" selon Emmanuel Macron. Les élus de l’opposition demandent à Ludovic Fagaut, le maire de Besançon, d’organiser un rassemblement à 18h00 place Granvelle lundi 26 octobre 2026.

Olivier Rietmann réélu à la tête de la Délégation aux entreprises du Sénat

Le sénateur de la Haute-Saône a été reconduit jeudi 22 octobre 2026 pour trois années supplémentaires à la présidence de cette instance parlementaire, qui rassemble plus de 40 sénateurs de différents horizons politiques, chargée de rapprocher le Sénat du monde économique et de soutenir le développement des entreprises.

À Besançon, À Gauche Citoyens ! condamne les violences et défend les revendications sociales

L’association À Gauche Citoyens ! condamne les violences, les dégradations et les pillages survenus en marge de la manifestation du 17 octobre. Dans un communiqué daté du 19 octobre 2026, elle défend les revendications portées par les manifestants et critique la politique du gouvernement de Sébastien Lecornu. Le collectif annonce également qu’il ne s’est pas associé à l’appel du maire de Besançon lundi soir.

Rassemblement contre les violences urbaines à Besançon : un appel à l’apaisement qui tourne à la confrontation

VIDÉO • Réunis lundi 19 octobre devant l’hôtel de ville à l’appel de l’Association des maires de France et de France urbaine, environ 250 personnes ont répondu à l’invitation du maire, Ludovic Fagaut. L’arrivée d’un contre-rassemblement d’une centaine de personnes a rapidement tendu l’atmosphère. Entre condamnation des dégradations, revendications sociales et désaccords sur les valeurs républicaines, les échanges ont illustré les divisions apparues après les événements du 17 octobre.

La France insoumise condamne les pillages et dénonce les violences policières après la mobilisation du 17 octobre à Besançon

Dans un communiqué daté du 19 octobre 2026, le groupe La France insoumise au conseil municipal de Besançon revient sur la manifestation du samedi 17 octobre. Il soutient les revendications des manifestants pacifiques, condamne les pillages et met en cause la gestion des événements par l’État et le gouvernement.

À Besançon, le PCF appelle à une conférence sociale et refuse de participer au rassemblement #TouchePasÀMaMairie ce soir

Dans une prise de position communiqués ce lundi 19 octobre 2026, le Parti communiste français de Besançon condamne les dégradations et les violences qui se sont produites lors de la manifestation du 17 octobre, tout en défendant la légitimité de la mobilisation sociale. Le parti appelle le gouvernement à réunir syndicats, organisations patronales et mouvements de jeunesse pour répondre aux revendications.

À Besançon, un rassemblement citoyen prévu lundi 19 octobre contre les violences urbaines

#TouchePasÀMaVille • À l’appel de France urbaine et de l’Association des maires de France, relayé par la Ville de Besançon, un rassemblement républicain et transpartisan est annoncé lundi 19 octobre 2026, place du 8 Septembre, devant l’Hôtel de Ville de Besançon. L’initiative, placée sous le mot d’ordre #TouchePasÀMaVille, entend réunir les citoyens autour du refus des violences et de la défense des valeurs républicaines.

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi
 11.55C°
légère pluie
le 25/10 à 07h00
Vent
8.82 m/s
Pression
1010 hPa
Humidité
83 %

Sondage