Consultations G20 : Alain Joyandet vole au secours de Marine Le Pen

Publié le 05/06/2012 - 18:32
Mis à jour le 06/06/2012 - 10:48

L’ancien ministre UMP Alain Joyandet juge que la présidente du Front national Marine Le Pen a « le droit de s’exprimer » et le président François Hollande aurait dû la recevoir dans le cadre de ses consultations politiques pour préparer notamment le prochain G20.

expression

"Manifestement, François Hollande ne s'est pas rendu compte qu'il n'était plus le premier secrétaire du PS, mais le président de tous les Français. Un président de la République n'a pas à choisir ses interlocuteurs en fonction de ses goûts personnels. Je trouve ce comportement tout simplement anti-républicain", déclare l’ancien maire de Vesoul  dans un entretien au Point.fr publié mercredi.

"En écartant ainsi (Mme Le Pen), François Hollande manque de respect à tous les Français qui ont voté pour le Front national le 22 avril. Comment leur expliquer que Jean-Michel Baylet ou Jean-Pierre Chevènement soient reçus et pas la candidate pour laquelle ils ont voté, alors qu'elle a recueilli presque (18%) des voix ?", ajoute-t-il en soulignant que Nicolas Sarkozy avait reçu Jean-Marie Le Pen "en 2007 dans le cadre des traditionnelles consultations des chefs de partis politiques pour la préparation du G20".

Selon l'ex-secrétaire d'Etat à la Francophonie de Nicolas Sarkozy, Marine Le Pen est "un interlocuteur politique au même titre que les autres sur le plan institutionnel". "Si ce n'était pas le cas, il faudrait interdire le FN. Elle fait partie de la vie politique, elle a le droit de s'exprimer. La mettre sur la touche ne fait que la renforcer, en accentuant le sentiment qu'ont les Français qui votent FN d'être exclus de la vie politique française".

"Personnellement", souligne M. Joyandet, "je ne suis pas proche des idées du FN, j'ai toujours défendu une droite modérée et ouverte, mais je suis très attaché au fonctionnement républicain des institutions".

Marine Le Pen a qualifié mardi sur France Info de "scandale" le fait de ne pas être reçue à l'Elysée, comme le sont les représentants des principaux partis politiques, en prévision notamment du G20 au Mexique.

(source : AFP)

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