Crash d'un avion militaire en Suisse : l'altitude transmise au pilote était trop basse

Publié le 06/09/2016 - 18:09
Mis à jour le 06/09/2016 - 18:10

L'altitude de vol transmise par le service de sécurité aérienne au pilote de l'avion de combat des forces aériennes suisses F/A-18, qui s'est écrasé fin août dans les Alpes suisses, était "trop basse", a indiqué mardi 6 septembre 2016 la justice militaire suisse. 

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Le service de la sécurité aérienne de la base de Meiringen (centre) a « communiqué au pilote une altitude de vol trop basse pour l’espace aérien spécifié », a expliqué la justice militaire dans un communiqué. L’enquête devra déterminer la raison de cette indication et son influence sur l’accident qui a coûté la vie, le 29 août, au pilote militaire de carrière des Forces aériennes de 27 ans. Son avion s’était écrasé dans la région de Hinter-Tierberg à une altitude de 3.300 mètres environ.

A ce jour, aucun indice n’a été retrouvé qui fasse penser à une défaillance technique et il est « encore trop tôt pour établir la cause de l’accident », indique la justice militaire. D’après les premiers éléments de l’enquête, une patrouille composée de deux avions de combat F/A-18 monoplaces s’est envolée de la base de Meiringen à un intervalle d’une quinzaine de secondes en direction de l’est, avec pour objectif de rejoindre un exercice de combat aérien qui devait avoir lieu avec un F-5.

La région du Susten se trouvait alors dans les nuages, et faute de visibilité, le second pilote suivait le premier à l’aide du radar de bord, sans que les deux avions aient la possibilité d’établir un contact visuel direct. Quelques minutes après le décollage, le second pilote a perdu le contact radar avec le premier. L’enquête va devoir déterminer les raisons de cette coupure. A ce moment-là, le second pilote se trouvait encore en phase initiale de montée, et sa progression était surveillée par le service de la sécurité aérienne de la base de Meiringen, qui est assumé par Skyguide. Le pilote a alors demandé au contrôleur de lui indiquer « l’altitude de franchissement (altitude minimum à ne pas franchir, ndlr) à laquelle il pouvait poursuivre son vol ».

Le contrôleur aérien lui a indiqué une altitude de 10.000 pieds (3.050 mètres environ), soit une altitude « inférieure à l’altitude minimale de sécurité prévue pour cet espace, soit 14.300 pieds (ou 4.360 mètres environ)« , souligne le communiqué. Peu après, le contact radio a été rompu avec le deuxième pilote. Il s’est avéré ensuite que l’avion s’est écrasé dans la région de Hinter-Tierberg. D’après l’enquête, le « siège éjectable ne semble pas avoir été actionné ».

(Source : AFP)
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