Crise agricole : la Ville de Besançon, un modèle pour les autres collectivités territoriales ?

Publié le 06/03/2024 - 09:56
Mis à jour le 08/03/2024 - 09:25

Lors du conseil municipal du 29 février, Anne Vignot, maire EELV de Besançon, a lancé un appel à toutes les collectivités territoriales afin qu'elles prennent leurs responsabilités et appliquent la loi EGAlim dans leurs restaurations collectives afin d'assurer un revenu sécurisé aux agriculteurs français qui manifestent actuellement leur mécontentement. Pourquoi cet appel ? ”Parce qu'à Besançon on l'a fait et que cela marche !”, affirme la Ville dans un communiqué du 6 mars 2024.

Depuis janvier 2023, la restauration scolaire municipale de Besançon, qui produit 5.000 repas par jour en liaison chaude, propose des menus à 69% EGAlim (bio, SIQO, local bas carbone) dont 44% de produits bio, là où l'obligation est d'atteindre les 50 % EGAlim, dont 20 % bio.

”La commande publique est un levier formidable dès lors qu'on connait bien son territoire et qu'on détermine les bons critères”, assure la Ville de Besançon. ”Les conditions établies (BIO, SIQO, local bas carbone) dans les cahiers des charges nous permettent alors d'attribuer des marchés à des producteurs locaux tout en leur assurant des débouchés et des revenus stables. De plus, cela représente un réel soutien et accompagnement des agriculteurs qui font évoluer leur production vers plus de qualité.”

”Une recette gagnante pour tous”

À Besançon, la municipalité travaille avec une quinzaine de producteurs de proximité locaux et régionaux, qui fournissent à eux seuls 37 % de la commande publique de la restauration scolaire.

Pour la Ville, ”de la qualité, du bio et des achats au juste prix, une recette gagnante pour tous : agriculteurs, collectivités et usagers des restaurants collectifs.” Et de déclarer : ”Si les conseils départementaux et régionaux, qui ont respectivement la compétence restauration des collèges et des lycées, les CROUS, les hôpitaux et l'armée ainsi que toutes les restaurations collectives (publiques et privées) s'emparent de ce que nous faisons à Besançon, l'agriculture française serait soutenue tout en proposant des repas de qualité aux enfants et adultes qui fréquentent ces restaurants collectifs.”

Une démarche bisontine ”reproductible dans tous les territoires”

Enfin, la Ville de Besançon se dit ”satisfaite” que dans un communiqué de presse national du 1er mars, Marc Fesneau, ministre de l'Agriculture et de la Souveraineté alimentaire et Agnès Pannier-Runacher, ministre déléguée auprès du ministre de l'Agriculture et de la Souveraineté alimentaire invitent ”les collectivités à une conférence des solutions pour tenir les objectifs de la loi Egalim”. 

La Ville de Besançon se propose d'exposer sa démarche ”qui est reproductible dans tous les territoires.”

Politique

Temps de parole, blâmes, arrêt possible de la séance : quelles nouvelles règles à venir au conseil municipal de Besançon ?

Lors de la conférence de presse mensuelle organisée avant le conseil municipal du 18 juin 2026, Ludovic Fagaut, maire de Besançon, a annoncé avoir "toiletté" le règlement intérieur afin d’installer un nouvel article permettant des sanctions lors de troubles à l’assemblée.

Déplacement de palmier sur le Pont Battant : les écologistes défendent “une action symbolique”

Pour une même action, deux camps et donc deux visions s’affrontent une nouvelle fois à Besançon. Samedi 13 juin 2026, quelques personnes ont tenté de déplacer l’un des palmiers récemment installé sur le Pont Battant avant d’être interpellées par la police, alertée par des passants. Si la Ville de Besançon a rapidement qualifié les faits de vol et annoncé son intention de porter plainte. Les Écologistes, par la voix de leur président Anthony Poulin, ont pour leur part défendu une "action symbolique".

Dominique Voynet poursuit sa tournée de “grande écoute” dans le Doubs

La députée écologiste du Doubs, Dominique Voynet, poursuit en juin 2026 sa démarche de "grande écoute" engagée à l’automne dernier. Cette initiative vise à rencontrer les habitants de sa circonscription, en particulier ceux résidant dans les secteurs les plus éloignés de sa permanence située à Besançon.

“Avec nos blessés” : Ludovic Fagaut et Rémi Bastille courent aux côtés de 1.500 militaires du Doubs

VIDÉO • Comme chaque année depuis une décennie, les unités militaires du Doubs ont organisé ce samedi 5 juin une journée de cohésion et de solidarité en faveur des blessés de l’armée de Terre dans le centre-ville de Besançon. À cette occasion, près de 1.500 participants ont pris part à une course de 5 kilomètres reliant La Rodia à la place de la Révolution. Parmi eux figuraient notamment Rémi Bastille, préfet du Doubs, et Ludovic Fagaut, maire de Besançon, venus soutenir l’initiative.

La Confédération paysanne du Doubs boycotte une table ronde avec Annie Genevard

La Confédération paysanne du Doubs a annoncé qu’elle ne participerait pas à la table ronde consacrée à la ”souveraineté alimentaire”, organisée vendredi 5 juin 2026 en présence de la ministre de l’Agriculture, du préfet du Doubs et de représentants de Terre Comtoise.

Cadmium : Dominique Voynet, seule députée franc-comtoise présente lors du vote à l’Assemblée

Les députés étaient appelés à se prononcer mercredi dernier sur une proposition de loi portée par les écologistes visant à réduire la teneur en cadmium des engrais phosphatés. Le texte prévoit un abaissement progressif du seuil autorisé à 40 mg/kg dès 2027 puis à 20 mg/kg à partir de 2030, contre 90 mg/kg actuellement. Cette trajectoire est plus ambitieuse que celle envisagée par le gouvernement, qui prévoyait d’atteindre ces objectifs seulement en 2038.

Orientation : la Bourgogne-Franche-Comté formalise son engagement avec la signature de la charte du SPROTLV

La Région Bourgogne-Franche-Comté a réuni, jeudi 21 mai 2026 à l’Hôtel de Région de Besançon, les acteurs du Service public régional de l’orientation tout au long de la vie (SPROTLV) pour une matinée consacrée à la signature officielle de la charte d’engagement du dispositif.

Arrêté anti-mendicité à Besançon : plus de 500 personnes mobilisées contre la décision du maire

VIDÉO • Plus de 500 personnes (entre 600 et 700 selon l'organisation) se sont réunies ce lundi 1er juin à Besançon pour protester contre l’arrêté anti-mendicité signé par le maire vendredi 29 mai et appliqué avec effet immédiat. Élus d’opposition, travailleurs sociaux et militants ont dénoncé une mesure jugée "politique" et accusée de "criminaliser la pauvreté".

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi
 18.17
légère pluie
le 19/06 à 06h00
Vent
0.49 m/s
Pression
1017 hPa
Humidité
86 %

Sondage