Deux Bisontins équipent le Festival de musique Gnaoua d'Essaouira

Publié le 03/08/2012 - 10:40
Mis à jour le 03/08/2012 - 15:37

L’un est luthier, l’autre est fin connaisseur de la culture et de la musique marocaine. Hervé Prudent et Mohamed Elbeggar ont équipé les artistes présents au dernier festival d’Essaouira d’un dispositif permettant d’accorder plus précisément les instruments traditionnels utilisés dansla musique Gnaouaet d’amplifier leur son.

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innovation & musique

La genèse de l'aventure commence en2010. Acette date Mohamed Elbeggar, Hamid pour les amis, organise les venues à Besançon d'un groupe de musique Gnaoua, une musique traditionnelle de transe marocaine, héritée des esclaves.

 « L'idée était de faire connaître cette musique en France et de garder un pont entre notre région et Marrakech », explique ce commerçant marocain installé à Besançon depuis près de 20 ans. Arrivé du Maroc à Lyon en 1977 pour suivre des études de gestion puis de sciences politiques, Hamid a rejoint la mère de ses trois enfants à Besançon en 1983 et a ouvert une boutique d'artisanat marocain, Sindibad, aujourd'hui située rue d'Arènes.

Le Gembri, un instrument ancestral "modernisé"

A l'occasion d'une résidence musicale du groupe marocain, Hervé Prudent, luthier à Fontain, vers Besançon, et Hamid s'intéresse de près sur l'un des instruments phare dela musique Gnaoua, le Guembri. Les trois cordes de cet instrument ancestral, ressemblant à une petite guitare faite de bois et de peau de coup de chameau, sont maintenues par des liens en cuire.

Le luthier met alors au point un système pour remplacer ces liens par des mécaniques de guitare, utilisées pour accorder les cordes, ainsi qu'un système pointu de capteurs adaptés au Guembri pour ampliffier le son.

Cette innovation en poche, les deux hommes ont décidé de partir du 21 au 24 juin dernier pour la tester au 15e Festival Gnaoua (ou Festival gnaoua et musiques du monde) d'Essaouira, qui accueille les grands Mâalemines (Maîtres) Gnaouas.

 Une innovation porté au festival d'Essaouira

"Les musiciens avaient l'habitude de bricoler des mécaniques de qualité très moyenne sur leur guembri et avec des méthodes de montage très approximatives. Je leur ai apporté du bon matériel et une méthode de calcul des rapports adaptée à cet instrument", explique Hervé Prudent, touche-à-tout autodidacte et virtuose dans l'innovation électro-accoustique.

"Ca leur a apporté une facilité de réglage, une qualité de matériel et un confort de jeu", ajoute le luthier, fils et petit fils de coloniaux qui se rendait pour la première fois dans un pays du Maghreb. Il se dit "touché" par l'accueil des musiciens du festival d'Essaouira, "très honorés qu'un occidental porte attention à leurs instruments et cherche a y adapter sa technique".

Pendant quatre jours de festivités, "la musique mystique et sacrée des Gnaouas a envahi les rues d'Essaouira et des musiciens du monde entier sont venus mêler leur propre musique à ce son qui n'est pas enseigné au conservatoire, mais se transmet de bouche à oreille", raconte Mohamed Elbeggar. Les gens dansaient sans s'arrêter, parfois jusqu'à l'évanouissement, puis recommençaient. C'est une danse presque médicinale qui permet d'évacuer le stress"

"Entendu et approuvé" 

Le nouveau système "entendu et approuvé par les professionnels de musique Gnaoua" à Essaouira, Hervé Prudent et Mohamed Elbeggar ont décidé de continuer à développer leur système pour le commercialiser.

Leur objectif et aussi de continuer a faire connaîtrela musique Gnaouaen Franche-Comté, notamment en organisant des stages à Marakesh pour des jeunes de la région.

 L.G

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