Présidentielle 2017 : un avocat propose une réforme pénale aux futurs candidats

Publié le 01/09/2016 - 15:31
Mis à jour le 02/09/2016 - 12:33

Randall Schwerdorffer, avocat au barreau de Besançon a adressé une lettre ouverte aux futurs candidats à l’élection présidentielle de 2017 dans le but de proposer une réforme du système pénale. Parmi les propositions présentées, la suppression des juges d’instruction et aussi celle de l’Ecole de la magistrature afin, indiquent-il d’offrir une justice plus impartiale que celle qui existe aujourd’hui.

Randall Schwerdorffer, avocat au barreau de Besançon, a rédigé une lettre ouverte aux futurs candidats aux élections présidentielles 2017. Ainsi, Nicolas Sarkozy, le président du Parti Socialiste, du PCF, du MODEM, du Front National et du Parti Nous Citoyens ont reçu des propositions pour réformer le système pénale français.

Parmi les propositions de ces 6 pages, les plus marquants sont la suppression du juge d’instruction et celle de l’Ecole de la magistrature. Pour cet avocat, ces mesures permettraient d’obtenir une justice plus transparente et impartiale.

Pourquoi demander la suppression du juge d’instruction ?

Me Schwerdorffer considère qu’actuellement, le juge d’instruction ne peut pas faire preuve d’impartialité car il est à charge et à décharge d’un procès pénale. Ce qui dans la pratique se traduit par la capacité du juge d’instruction à être en amont et en aval du procès ce qui biaise sa neutralité.

Sa disparition permettrait, selon lui, de mettre en place un système basé sur une accusation représentée par le ministère public et une défense par l’avocat. Dans la pratique et afin de faciliter les prises de décision et d’éviter de trop lentes procédures, Randal Schwerdorffer propose que chaque commissariat et gendarmerie accueille un magistrat du parquet. Ce dernier pourra ainsi gérer et orienter les procédures judiciaires rapidement. La lettre ouverte précise également que le président de la magistrature n’aura plus accès aux éléments de la procédure afin d’être juge, en écoutant, l’accusation et la défense.

 L’Ecole de la magistrature : une spécificité française ?

Dans cette écrit destiné aux futurs candidats, l'avocat explique que de nombreux pays ont fait le choix de pas avoir d’école de la magistrature afin avoir des magistrats issues de la société civile, plus enclin à comprendre les problématiques de leurs concitoyens. Pour autant, il ne demande pas qu’il n’y ait aucune formation, il propose d’ouvrir deux écoles, l’une pour les magistrats du parquet, l’autre pour les magistrats indépendants. Ce système existe actuellement en Angleterre.

D’autres propositions comme les changements d’horaires légaux de perquisition, ou la simplification des détentions provisoires sont également citées dans cette lettre ouverte.

Justice

Interpellation d’un lycéen à Belfort : enquête ouverte pour tentative de meurtre, l’IGPN saisie

Une enquête a été ouverte pour "tentative de meurtre" après la plainte déposée contre un policier par un lycéen interpellé à Belfort, a indiqué mercredi 7 octobre 2026 le parquet de Vesoul, qui a confié les investigations à l'inspection générale de la police nationale (IGPN).

Interpellation aux abords d’un ruisseau à Belfort : l’enquête visant un policier dépaysée

La plainte pour tentative de meurtre déposée contre un policier par un adolescent de 17 ans, lui-même mis en cause pour avoir pris part à des violences contre ce fonctionnaire vendredi à Belfort en marge du mouvement lycéen, a été dépaysée à Vesoul, a indiqué mardi 6 octobre 2026 le parquet général de Besançon.

Le lycéen interpellé par le policier agressé à Belfort porte plainte pour tentative de meurtre

Un lycéen soupçonné d'avoir participé au passage à tabac d'un policier à Belfort vendredi en marge de la mobilisation lycéenne, va déposer plainte pour tentative de meurtre, a indiqué à l'AFP Arié Alimi, avocat de cet adolescent que le policier a tenté d'interpeller avant d'être agressé.

L’Etat attaqué en justice après la mort d’un détenu devenu toxicomane en prison à Besançon

"Il s'est mis à la drogue dure pour supporter des conditions d'incarcération déplorables": la famille d'un détenu considéré comme "vulnérable", mort en prison après avoir consommé héroïne et médicaments, attaque l'Etat devant la justice pour dénoncer les manquements de l'administration pénitentiaire.

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi
 14.9C°
légère pluie
le 08/10 à 02h00
Vent
4.69 m/s
Pression
1009 hPa
Humidité
89 %

Sondage