L’association A gauche citoyens ! estime que les lycéens et étudiants portent des ”revendications légitimes”. Elle cite notamment l’isolation thermique de certains établissements, les classes surchargées, le manque d’enseignants et les difficultés d’accès à certaines formations publiques. Elle évoque également l’augmentation de la précarité étudiante et, plus largement, des dégradations du service public d’enseignement.
Dans leur communiqué commun, les groupes Notre Région Par Cœur, Communistes et Républicains et Écologistes et Solidaires du Conseil régional de Bourgogne-Franche-Comté apportent eux aussi leur soutien aux mobilisations. Selon eux, ”la jeunesse s’inquiète à juste titre pour son avenir”, dans un contexte de dégradation des conditions d’apprentissage qu’ils attribuent à des moyens insuffisants consacrés à l’Éducation nationale et à l’enseignement supérieur.
Quand à FO, le syndicat rapproche les revendications des lycéens de celles exprimées depuis plusieurs années par les personnels de l’Éducation nationale : ”Classes surchargées, manque d’enseignants et de personnels, difficultés de remplacement, conditions matérielles d’étude dégradées, manque de moyens”, énumère le communiqué.
Une répression dénoncée
Les trois prises de position mettent également en avant le droit des jeunes à manifester. Les groupes de la majorité régionale demandent que ”le droit des lycéen·ne·s et des étudiant·e·s à manifester et à exprimer des revendications légitimes” soit respecté, tout en appelant à des moyens de maintien de l’ordre ”mesurés et adaptés à des manifestant·e·s mineur·e·s”.
L’union départementale FO du Doubs dénonce pour sa part les interventions policières, évoquant ”gaz lacrymogènes, interpellations, gardes à vue”. Le syndicat affirme que ”la réponse aux revendications de la jeunesse doit être sociale et éducative, pas répressive”.
De son côté, A gauche citoyens ! appelle les enseignants et les adultes solidaires à accompagner la mobilisation, notamment pour prévenir d’éventuels débordements. L’association estime que cet accompagnement doit se faire ”non pour le récupérer mais pour éviter les débordements qui discréditeraient les manifestants”.
Les différentes organisations convergent ainsi sur le soutien aux revendications lycéennes, tout en appelant au respect du droit de manifester et à l’amélioration des conditions d’enseignement.


