En Bourgogne Franche-Comté, plusieurs organisations apportent leur soutien à la mobilisation lycéenne

Publié le 01/10/2026 - 16:30
Mis à jour le 01/10/2026 - 16:03

Alors que des lycéens se mobilisent dans plusieurs établissements en France, plusieurs organisations ont, dans des communiqués publiés le 30 septembre, apporté leur soutien au mouvement et à ses revendications. À Besançon et en Bourgogne-Franche-Comté, les groupes de la majorité régionale, l’Union départementale Force Ouvrière du Doubs et À gauche citoyens se sont notamment exprimés.

 © Alexane Alfaro
© Alexane Alfaro

L’association A gauche citoyens ! estime que les lycéens et étudiants portent des ”revendications légitimes”. Elle cite notamment l’isolation thermique de certains établissements, les classes surchargées, le manque d’enseignants et les difficultés d’accès à certaines formations publiques. Elle évoque également l’augmentation de la précarité étudiante et, plus largement, des dégradations du service public d’enseignement.

Dans leur communiqué commun, les groupes Notre Région Par Cœur, Communistes et Républicains et Écologistes et Solidaires du Conseil régional de Bourgogne-Franche-Comté apportent eux aussi leur soutien aux mobilisations. Selon eux, ”la jeunesse s’inquiète à juste titre pour son avenir”, dans un contexte de dégradation des conditions d’apprentissage qu’ils attribuent à des moyens insuffisants consacrés à l’Éducation nationale et à l’enseignement supérieur.

Quand à FO, le syndicat rapproche les revendications des lycéens de celles exprimées depuis plusieurs années par les personnels de l’Éducation nationale : ”Classes surchargées, manque d’enseignants et de personnels, difficultés de remplacement, conditions matérielles d’étude dégradées, manque de moyens”, énumère le communiqué.

Une répression dénoncée

Les trois prises de position mettent également en avant le droit des jeunes à manifester. Les groupes de la majorité régionale demandent que ”le droit des lycéen·ne·s et des étudiant·e·s à manifester et à exprimer des revendications légitimes” soit respecté, tout en appelant à des moyens de maintien de l’ordre ”mesurés et adaptés à des manifestant·e·s mineur·e·s”.

L’union départementale FO du Doubs dénonce pour sa part les interventions policières, évoquant ”gaz lacrymogènes, interpellations, gardes à vue”. Le syndicat affirme que ”la réponse aux revendications de la jeunesse doit être sociale et éducative, pas répressive”.

De son côté, A gauche citoyens ! appelle les enseignants et les adultes solidaires à accompagner la mobilisation, notamment pour prévenir d’éventuels débordements. L’association estime que cet accompagnement doit se faire ”non pour le récupérer mais pour éviter les débordements qui discréditeraient les manifestants”.

Les différentes organisations convergent ainsi sur le soutien aux revendications lycéennes, tout en appelant au respect du droit de manifester et à l’amélioration des conditions d’enseignement.

Mouvement des lycéens 2026

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Blocages, dégradations et affrontements avec les forces de l’ordre ont marqué plusieurs établissements de Bourgogne-Franche-Comté ce jeudi 1er octobre. Dans un communiqué, le président du groupe RN au Conseil régional, Julien Odoul, demande un bilan des dégâts et une réunion de crise. Il met également en cause La France insoumise.

Manifestations lycéennes : Ludovic Fagaut appelle à l’apaisement après plusieurs incidents à Besançon

+ réactions de Laurent Croizier et Séverine Véziès • À la suite des épisodes de débordements survenus ce jeudi 1er octobre 2026 en marge de plusieurs bocages dans des lycées de Besançon, le maire, Ludovic Fagaut a appelé au calme tout en refusant toute instrumentalisation politique "qui favoriserait les débordements violents", souligne-t-il dans un communiqué de la Ville. 

À Besançon, La France insoumise apporte son soutien aux mobilisations lycéennes

Dans un communiqué publié le 30 septembre, le groupe La France insoumise au conseil municipal de Besançon, composé de Séverine Véziès, Martin Mellion et Hélène Magnin-Feysot, apporte son soutien aux mobilisations lycéennes en cours en France et à Besançon. Les élu(e)s dénoncent les conditions d’enseignement et appellent à la non-violence et à la protection des jeunes lors de la journée de mobilisation annoncée le 1er octobre.

Social

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VIDEO • Ce jeudi 1er octobre matin, de nombreux lycées, publics, mais aussi privé, sont bloqués à Besançon : Pergaud, Pasteur, Montjoux, Sainte-Famille, Condé, Victor-Hugo... La police et les sapeurs-pompiers sont mobilisés depuis 7h50, suite à plusieurs débordements devant des établissements dans le Doubs, compris à Besançon. Une policière a été blessée.

SolMiRé interpelle Ludovic Fagaut sur sa conception de " l’ordre "

Dans un communiqué diffusé le 28 septembre 2026, l’association SolMiRé (Solidarité Migrants Réfugiés) critique la réaction de Ludovic Fagaut, maire de Besançon, après les dégradations constatées lors d’une manifestation le 19 septembre. Elle élargit ses reproches aux violences policières et à la situation des mineurs étrangers isolés dans le Doubs.

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Dans le cadre de la journée nationale de grève dans la fonction publique, une manifestation à l’appel de l’intersyndical s’est tenue ce mardi 29 septembre place de la Révolution à Besançon. Selon les chiffres de la CGT, ils étaient 1650 à manifester ce mardi, 1250 selon la police. 

Sondage – Pensez-vous qu’un mouvement social d’ampleur contre le prix de l’essence et pour le pouvoir d’achat serait nécessaire en France ?

La hausse du prix de l’essence et les préoccupations liées au pouvoir d’achat occupent une place importante dans les débats sur les conditions de vie en France et à quelques mois de l'élection présidentielle. Face à l’évolution du coût des déplacements et des dépenses du quotidien, la question d’une mobilisation collective, semblable à celle des Gilets jaunes en 2018, se pose à nouveau notamment sur les réseaux sociaux. Pensez-vous qu’un mouvement social d’ampleur contre la hausse du prix de l’essence et la baisse du pouvoir d’achat serait nécessaire aujourd’hui en France ? C'est notre sondage de la semaine.

À Besançon, l’Intersyndicale féministe du Doubs annonce deux rendez-vous le 28 septembre

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À Besançon, entre 1 350 et 1 800 personnes dans la rue pour le climat et la justice sociale

Ce samedi 26 septembre, entre 1 350, selon la police, et 1 800 personnes, selon les organisateurs, ont participé à la marche pour le climat, le vivant, la paix et la justice sociale. Partie du parc des Glacis, la manifestation a rejoint le parc Micaud en faisant étape sur plusieurs sites emblématiques de Besançon.

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