À Besançon, La France insoumise apporte son soutien aux mobilisations lycéennes

Publié le 30/09/2026 - 18:10
Mis à jour le 30/09/2026 - 17:37

Dans un communiqué publié le 30 septembre, le groupe La France insoumise au conseil municipal de Besançon, composé de Séverine Véziès, Martin Mellion et Hélène Magnin-Feysot, apporte son soutien aux mobilisations lycéennes en cours en France et à Besançon. Les élu(e)s dénoncent les conditions d’enseignement et appellent à la non-violence et à la protection des jeunes lors de la journée de mobilisation annoncée le 1er octobre.

Séverine Véziès © Alexane Alfaro
Séverine Véziès © Alexane Alfaro

Depuis plusieurs jours, des mobilisations lycéennes sont signalées dans différents établissements en France. Dans leur communiqué, les élus bisontins de La France insoumise évoquent notamment des revendications portant sur l’état des établissements scolaires, le remplacement des enseignants, les effectifs des classes ou encore Parcoursup.

À Besançon, le groupe affirme que ”les mobilisations organisées dans plusieurs établissements montrent que ces difficultés touchent également notre bassin de vie”. Il considère les revendications portées par les lycéens comme ”légitimes” et estime que les jeunes ”ont raison” de demander de meilleures conditions d’étude.

Le budget 2027 et la réponse policière au cœur des critiques

Les élus insoumis mettent en cause le budget 2027 présenté par le gouvernement de Sébastien Lecornu et Emmanuel Macron. Selon eux, ce budget prévoit ”de nouveau, 54 milliards en moins pour l’école, l’hôpital, la Sécurité sociale, les retraites, mais aussi 6 milliards en plus pour l’armée”. À partir de ce constat, le groupe réclame davantage de moyens consacrés à l’éducation et affirme que ”la France Insoumise exige que des moyens soient réinvestis dans une des priorités de ce pays, à savoir l’éducation de nos enfants”.

Le groupe municipal aborde également la question de la réponse apportée aux mobilisations. Il estime que, ”face à cette révolte de la jeunesse, le gouvernement Lecornu ne sait répondre que par la violence et la répression de nos enfants, majoritairement mineurs”. Les élus dénoncent des ”dispositifs policiers” qu’ils jugent ”démesurés” et font état de jeunes blessés, citant notamment le cas de Tours. Ils déclarent condamner ces violences tout en appelant les manifestants à privilégier des modes d'action pacifiques : ”Les insoumis.es appellent à la non-violence des méthodes de lutte.”

Les élus soulignent par ailleurs la proximité des revendications des différents acteurs de l'éducation. ”Lycéens, professeurs et personnels de l'éducation font face au même abandon”, écrivent-ils, demandent que chacun soit respecté ”dans sa personne comme dans ses revendications”.

Un appel à la responsabilité pour le 1er octobre

Alors qu'une nouvelle journée de mobilisation est annoncée pour le jeudi 1er octobre, La France insoumise appelle les adultes à prendre part à la protection des jeunes. ”Nous appelons à la responsabilité des adultes, parents, enseignant.es, personnels, militant.es, afin d’apporter leur protection à nos jeunes”, indique le communiqué.

Les élus bisontins inscrivent enfin ces mobilisations dans la perspective de l'élection présidentielle à venir. ”L’avenir que nous voulons construire ne peut pas se décider sans la jeunesse”, écrivent-ils, estimant que ”les revendications que portent les lycéen.nes doivent être entendues et placées au cœur du débat public”.

Politique

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