Entre héritage et modernité, l'École hôtelière Cheval de Besançon ouvrira ses portes à la rentrée 2026

Publié le 06/01/2026 - 18:00
Mis à jour le 10/01/2026 - 17:13

Ce mardi 6 janvier 2026, dans ses locaux de l’avenue Villarceau à Besançon, la Chambre de commerce et d’Industrie (CCI) Saône-Doubs a présenté les grandes lignes de la nouvelle École Cheval Excellence Hôtelière qui ouvrira à la rentrée prochaine ainsi que ses ambitions, son offre de formation et sa nouvelle identité.

Commençons par un rappel des faits. Face à la pénurie d’élèves, le Cours Hôtelier de Besançon, connu également sous le nom d’école Cheval, avait demandé le 18 septembre 2023, son placement en liquidation judiciaire. Une décision décrite à l’époque comme "inévitable" par la direction de l’école. 

Inquiète de voir "cette école historique quitter Besançon ou perdre son identité", la CCI avait alors annoncé par la voix de son président Jean-Luc Quivogne vouloir créer une nouvelle école hôtelière de prestige. L’ordonnance du 2 mai 2024 du tribunal judiciaire de Besançon a retenu l’offre d’acquisition présentée par la CCI et a ainsi autorisé la cession à son profit des actifs dépendant de la liquidation de l’association Cours Hôtelier de Besançon. 

Pérenniser une école hôtelière de prestige

Guidé par la volonté de pérenniser une école hôtelière de prestige sur le territoire, la CCI s’est alors attelée à la "reconquête" de la certification professionnelle du titre de gouvernante autrefois détenu par le Cours Hôtelier mais perdu en juin 2024. Une obligation sine qua none pour la CCI : "on ne pouvait pas ne pas avoir un titre reconnu par l’État. Tous les titres que nous proposons au sein de notre école sont reconnus par l’État", a expliqué la directrice de la formation à la CCI, Françoise Sanchez.  

La réponse tombe en novembre 2025, lorsque France Compétence, organisme chargé de la régulation et de la reconnaissance des certifications professionnelles, accorde un avis favorable quant à l’enregistrement au Répertoire national des certifications professionnelles (RNCP) du titre de Gouvernant(e) d’hôtel, faisant de la CCI Saône-Doubs, l’unique organisme certificateur de ce titre. 

Une nouvelle identité 

Étant en capacité d’héberger l’école dans ses locaux de l’avenue Villarceau, la CCI promet "de très bonnes conditions d’accueil dans un espace moderne". L’École Cheval Excellence Hôtelière (ECEH) aura ainsi son propre espace avec des salles de cours et des salles de pédagogie. Dans notre vidéo, celle qui sera la directrice de l’ECEH, nous explique sa satisfaction de faire renaître une telle formation à Besançon. 

Le lancement de l’école s’accompagne également d’un nouvel univers graphique désireux d’être le "symbole d’un équilibre harmonieux entre héritage et modernité, luxe et accessibilité", a précisé la directrice. 

© ECEH

Dans son logo de l’ECEH intègre le "ruban", déjà présent dans le précédent logo du Cous hôtelier. Une manière de "faire lien avec le passé" a évoqué Françoise Sanchez qui a insisté sur le souhait de la CCI de "ne pas renier le cours Hôtelier". "On hérite de quelque chose, d’une école centenaire et nous avons beaucoup de respect par rapport à ça", a complété Jean-Luc Quivogne. 

Une touche de modernité 

La demande de certification a également permis de "rafraîchir le titre de gouvernante avec des éléments novateurs, comme de la RSE (responsabilité sociale des entreprises), mais pas que. On a également ajouté de la gestion des parties communes, l'hyperpersonnalisation pour les clients ou encore la gestion des conflits", a expliqué Françoise Sanchez.

Le choix de l’apprentissage 

Afin de répondre à la demande croissante des professionnels, la formation au titre de Gouvernant(e) d’hôtel sera désormais accessible en apprentissage. Pour la CCI, ce format permet "de conjuguer efficacement enseignements théoriques et expérience pratique, tout en garantissant un modèle économique pérenne". 

Le modèle a aussi la particularité de ne pas engendrer de frais de scolarité pour les futurs élèves. "Une année au Cours Hôtelier, cela représentait 12.000€ pour une année, plus les frais de logement et de restauration", a rappelé Jean-Luc Quivogne. "Aujourd’hui, le jeune sera rémunéré et aura la possibilité de bénéficier des équipements de la CCI comme la cafétéria et notre résidence étudiante", a complété Françoise Sanchez. 

Un secteur impacté par la pénurie de main-d’oeuvre

S’appuyant sur son expérience de son école des métiers du commerce et de la vente (IMEA), la CCI a fait le choix de s’entourer d’une équipe pédagogique composée principalement de consultants rémunérés en honoraires. Les recrutements s’effectueront à compter de mars-avril. "On recherche des formateurs qui auront forcément de l’expérience hôtelière. Je m’entourerai essentiellement de professionnels", a précisé Françoise Sanchez avant d’ajouter "on ne peut pas ouvrir aujourd’hui sans s’intéresser à ce qui se passe dans le marché du travail". L’objectif étant pour l’école de faire naître des vocations dans un secteur impacté par la pénurie de main-d’oeuvre. "Toutes les formations aujourd’hui ont des difficultés à recruter des jeunes" a tempéré Jean-Luc Quivogne avant de rappeler que "100% des jeunes qui vont sortir de cette école sont déjà pris".

Ouverte dès la rentrée de septembre 2026, la formation cible les jeunes de 15 à 29 ans justifiant d’un diplôme de niveau 3 (baccalauréat, brevet de technicien ou brevet professionnel) ou d’une expérience minimale de trois ans. Elle permet aux candidats d’acquérir un diplôme de niveau 4 en statut d’apprenti. Elle sera découpée en trois blocs de compétences : 

  • Réaliser et contrôler l’entretien d’une suite et des parties communes
  • Gérer un service des étages
  • Assurer l’interface avec la clientèle

Entre 450 et 500 heures de cours seront dispensées, le reste du temps s’effectuera en entreprise. Cela correspond à un ratio de "70% de temps en entreprise et 30% en formation", a précisé la directrice.

Le recrutement des candidats s’effectuera sur le territoire national. La CCI espère une première promotion qui compte entre 20 et 25 étudiants mais ne s’interdit pas la possibilité de dédoubler les classes en offrant alors un accueil de 50 places. Parmi les profils recherchés, la directrice a confirmé que la sélection sera "exigeante" et que "l’on ne prendra pas tout le monde". Parmi les prérequis figurent la volonté de faire de l’apprentissage, avoir des bases d’anglais et une bonne culture générale. 

Salon de l’étudiant et ouverture des candidatures

Un stand de l’École Cheval présentant la formation sera présent au prochain salon de l’étudiant qui aura lieu le 10 janvier 2026 à Micropolis Besançon mais il est également possible de postuler dès à présent via le formulaire de contact en ligne de l’école : eceh.fr 

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