La chambre de l'instruction de la cour d'appel de Besançon avait rejeté le 11 février cette demande de remise en liberté, estimant qu'elle provoquerait un "trouble à l'ordre public". Selon elle, l'accusé risquerait de faire pression sur les témoins et il n'est pas garanti qu'il se présenterait à son procès en appel, prévu à Lyon, à une date encore non déterminée. Les avocats du médecin de 54 ans avaient déposé un recours en cassation contre cette décision.
"Les parties civiles sont soulagées" par le rejet de ce recours, "même si elles savaient que le pourvoi en cassation n'avait quasi aucune chance d'aboutir", a déclaré à l'AFP l'avocat Frédéric Berna, qui défend de nombreuses victimes et familles de victimes.
Début de la procédure d'appel le 2 juin
"Aujourd'hui, notre attention est tournée vers la Cour d'appel de Lyon qui est désormais en charge de ce dossier et vers la réunion préparatoire" du procès en appel programmée le 2 juin, a-t-il ajouté.
La défense n'a pas répondu aux sollicitations de l'AFP.
Incarcéré depuis le verdict de la cour d'assises du Doubs, le 18 décembre, Frédéric Péchier a toujours clamé son innocence.
L'anesthésiste a été reconnu coupable d'avoir, entre 2008 et 2017, empoisonné 30 patients - dont 12 sont morts - en polluant des poches de perfusion, dans le but de nuire à des confrères avec qui il était en conflit.
Il n'avait pas été incarcéré pendant l'instruction et a comparu libre pendant son long procès à Besançon.
(AFP)


