Les aides à la formation pour les demandeurs d'emploi les "plus fragiles"

Publié le 03/09/2019 - 18:45
Mis à jour le 03/09/2019 - 18:54

Les acteurs de la Région, de l’État, de la Direccte et de Pôle Emploi se sont retrouvés ce 3 septembre 2019 pour évoquer les grandes lignes du PRIC (pacte régional d’investissement dans les compétences) et les premiers résultats…

Grands changements du côté des formations en Bourgogne Franche-Comté...  Le PRIC,  signé il y a huit mois, commence à montrer des résultats en faveur de la nouvelle politique concernant les formations. Un bon point pour Marie-Guite Dufay qui précise avec enthousiasme que "cela marche". "Nous avons constaté une augmentation de 28 % des entrées en formations par rapport à 2018", explique Marie-Guite Dufay, la Présidente de Région. Ce chiffre compte "67% de personnes sans qualification", indique Océane Charet-Godart, vice-présidente de la Région.

À quoi sert-il ?

Le PRIC est prévu pour une période de quatre ans. Il sert à offrir une nouvelle offre de formation, "adaptée aux besoins des demandeurs d'emploi et au bassin dans lesquels ils se trouvent", explique Jean Ribeil, directeur de la DIRECCTE Bourgogne Franche-Comté. "La question est de réfléchir sur la manière de faciliter les choses pour les demandeurs d'emploi", souligne Bernard Schweltz, préfet de la Région. "Il s'agit de faire du sur-mesure pour les personnes qui sont les plus loin du marché de l'emploi", poursuit-il en indiquant que "ce n'est pas une opération coup de poing et que cela prendra du temps".

Il favorise également l'accès aux formations aux publics les plus fragiles afin de sécuriser leur parcours. 117.000 personnes sont potentiellement touchées par le PRIC en Bourgogne Franche-Comté. Il mobilise une enveloppe de 251,8 millions d'euros.

Quels changements majeurs ?

Le PRIC vise à renouveler l'offre de formation "en répondant à de nouveaux besoins". Ainsi, 27 millions sont engagés et concernent :

  • 1.660 places, notamment dans les formations supplémentaires financées par Pôle Emploi
  • Le développement de nouvelles offres de formations qualifiantes
  • Une augmentation des formations financées (notamment dans les métiers du BTP  où 900 places sont ouvertes et maroquinerie (500 places ouvertes) en 2019.

21,25 millions sont également  consacrés pour l'accès aux publics les plus fragiles. Ils prennent en compte :

  • La forte augmentation des places (notamment formations linguistiques)
  • Le développement des formations en amont
  • Des nouvelles aides régionales aux stagiaires en formation

Au 5 juillet 2019, 93% des crédits prévus (53 millions d'euros) pour le PRIC ont été engagés.

Des nouvelles mesures pour les stagiaires en formation

"Il faut aller chercher les invisibles, ceux qui ont baissés les bras. Il fait trouver les ressources chez nous pour les remettre sur le marché du travail", indique Marie-Guite Dufay.

15 millions d'aides régionales sont engagés pour les stagiaires en formations. Ce chiffre compte :

Une nette revalorisation de la rémunération des stagiaires. Auparavant un stagiaire en formation non indemnisé par Pôle Emploi percevait un peu plus de 400 euros. Il percevra désormais 652, 18 euros. Un mineur passera de 130 à 455 euros.  Cette revalorisation concerne 8.600 bénéficiaires.

Un triplement des indemnités. L'indemnité mensuelle est passée de 32,93 euros à 98,79 euros (hors travailleurs handicapés). Pour cela, il faudra justifier d'une distance domicile/lieu de formation de plus de 15 km. 2000 personnes en bénéficient en Bourgogne Franche-Comté.

Un complément de rémunération. La Région instaure au 1er septembre 2019 une aide forfaitaire d’un montant de 200 euros pour les stagiaires entrés sur les formations agréées par la Région, qu’ils soient indemnisés ou non par Pôle emploi. Elle permet le financement de nouveaux frais liés à l’entrée en formation (notamment déplacement, garde d’enfants, achats de matériels…) : cela concerne 15.500 bénéficiaires par an.

À travers le PRIC, les différentes organisations ont également souhaité "raccourcir et assouplir les conditions d'entre en formation" en allégeant les modalités d'accès et les démarches administratives.  Elles ont également souhaité travailler un "plan BTP" pour accompagner transformer les contenus et les modalités pédagogiques de formation de ce secteur en offrant des formations collectives pensées par « blocs de compétences".  Par exemple, un stagiaire pourra suivre un parcours de formation alliant des modules de carreleur et de plaquiste. Au total, 900 personnes seront concernées en 2019 par cette mesure.

Top 10 des formations enregistrant les retours à l’emploi à 6 mois (en %) les plus élevés en Bourgogne-Franche-Comté :

©

Info +

Les différents appels à projets comme "pas de quartier pour l'échec, le projet «Avec» , ou encore RéSOLUTION, font également partie du processus d'accès à l'emploi via une approche aux "cas par cas".

Au niveau des demandeurs d'emploi de la région, une personne sur deux est au chômage depuis plus de 12 mois et une personne et une sur quatre est au chômage depuis lus de 24 mois.

Soyez le premier à commenter...

Laisser un commentaire

Economie

Jott en redressement judiciaire : les cinq boutiques de Besançon, Belfort, Dijon et Chalon-sur-Saône surveillées

Le tribunal des activités économiques de Marseille a décidé le 18 décembre 2025 de placer la société SAS JOTT sous le régime du redressement judiciaire. Cette procédure, déclenchée en raison d’une situation de cessation des paiements, ouvre une période d’observation de six mois durant laquelle la viabilité de l’entreprise sera examinée. Une audience clé est prévue le 5 février 2026.

Espoir pour Fralsen à Besançon : des offres déposées au tribunal…

Placée en redressement judiciaire, l’entreprise Fralsen, basée à Besançon, dispose désormais de nouvelles perspectives. Selon nos informations, plusieurs offres de reprise ont été déposées auprès du tribunal des affaires économiques de Lyon. Une étape cruciale alors que la société doit impérativement trouver un repreneur d’ici le 5 février 2026.

Il n’y aura pas de vaches montbéliardes au Salon de l’agriculture 2026 à Paris

Le président de Montbéliarde Association, Samuel Carrey a annoncé ce mardi 13 janvier 2026 sur Ici Besançon que les vaches montbéliardes ne participeront pas au prochain Salon international de l’agriculture, prévu à Paris du 21 février au 1er mars 2026. Comme pour plusieurs autres races bovines, notamment les limousines, landaises, parthenaises et charolaises, cette absence est liée à la dermatose nodulaire contagieuse (DNC).

Psychopraticienne à Mamirolle, Laura Vieille a transformé une épreuve de vie en vocation

Victime d’un AVC à 13 ans, Laura Vieille est aujourd’hui psychopraticienne et a ouvert son cabinet à Mamirolle le 1er septembre dernier, liant ainsi son vécu personnel à une pratique professionnelle. La jeune femme s’est spécialisée autour du trauma et des étapes de vie difficiles. 

ESTM Pigier à Besançon : formations, portes ouvertes et job dating au programme !

PUBLI-INFO • Spécialiste des formations en alternance, l’ESTM Pigier de Besançon multiplie les initiatives à destination des futurs étudiants, du post-bac au Bac+5. Nouvelle formation diplômante, journée portes ouvertes et plusieurs job dating rythmeront notamment l’année 2026, qui s’annonce particulièrement dynamique pour l’établissement.

La station de Métabief veut créer des “passerelles” entre le Haut-Doubs et la Suisse…

Dans la continuité de son master plan signé le 14 octobre dernier, une autre démarche a été entreprise avec la Suisse : celle de renforcer les liens pour mieux travailler ensemble. Pour ce faire, le syndicat mixité du Mont d’Or (SMMO) a déposé un projet baptisé "Passerelle" dans le cadre du programme Interreg France-Suisse. Une réponse sera donnée au mois de mai 2026. L’occasion d’en savoir un peu plus avec le directeur du SMMO, Guillaume Thiériot.

Mercosur : face au risque politique, Emmanuel Macron choisit de dire non malgré des concessions “incontestables”

Dans un communiqué diffusé dans la soirée du jeudi 8 janvier 2026, Emmanuel Macron a tranché. Malgré les concessions "incontestables" de Bruxelles, la France votera "contre" l'accord commercial avec le Mercosur, un choix qui ne bloquera pas le traité et qui l'expose à un procès en perte d'influence, mais qui devrait permettre de sauver le gouvernement.

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi

Sondage

 5.54
légère pluie
le 15/01 à 09h00
Vent
1.53 m/s
Pression
1018 hPa
Humidité
90 %