General Electric : Le Maire s'engage à garantir "l'avenir industriel de Belfort"

Publié le 28/05/2019 - 17:26
Mis à jour le 28/05/2019 - 17:26

Le ministre de l’Economie Bruno Le Maire s’est engagé mardi à préserver « l‘avenir industriel de Belfort » et d’être « aux côtés » des salariés après l’annonce par General Electric de la suppression de plus de 1.000 emplois en France, dont la grande majorité dans cette ville.

Gas Turbine, Rotor on Half Belfort . © GE ©
Gas Turbine, Rotor on Half Belfort . © GE ©

"Nous garantissons l'avenir industriel de Belfort", a affirmé le ministre à l'Assemblée nationale, en réponse à une question du député du Territoire de Belfort Michel Zumkeller (UDI) qui a estimé que près de "3.000 emplois directs et indirects étaient menacés" dans son département.

"Oui, nous sommes prêts à nous battre à vos côtés. C'est un coup dur pour Belfort, bien sûr, mais c'est un coup dur qui vient tout simplement de l'effondrement des commandes de turbines à gaz", a affirmé M. Le Maire, qui a proposé de recevoir les élus de la région "dans les jours qui viennent". "Nous veillerons à ce que chacun des salariés bénéficie d'un accompagnement personnalisé", a expliqué le ministre, évoquant ensuite plusieurs pistes pour les salariés qui perdraient leur emploi.

"Nous ferons en sorte que certains d'entre eux puissent retrouver une place chez Alstom dans la construction du TGV du futur", a-t-il affirmé, estimant que "quelques dizaines de salariés" de GE pourraient retrouver des activités dans ce secteur.

M. Le Maire a ensuite rappelé l'existence d'un fonds de revitalisation de 50 millions dont pourrait "bénéficier" Belfort sur trois orientations: l'aéronautique, le démantèlement des centrales nucléaires et l'hydrogène. Ce fonds a été financé par GE pour compenser des emplois non créés après la reprise d'Alstom en 2015.

A Bercy, on précise que le développement des nouvelles activités dans l'agglomération de Belfort n'en est qu'aux "premières étapes", même si "des premiers contacts avaient été pris avec la filière aéronautique". Pour les suppressions d'emplois à venir, GE se verra dans l'obligation de payer 5 millions d'euros au titre de la revitalisation du territoire mais pourrait là aussi aller au-delà, selon Bercy.

Dans sa question, M. Zumkeller avait rappelé les engagements du président Emmanuel Macron lors du rachat de la branche énergie d'Alstom par GE en 2015. "Vous pouvez compter sur moi", avait-il affirmé, alors qu'il était ministre de l'Economie.

M. Le Maire avait auparavant rejeté tout lien entre les licenciements annoncés par GE et le président de la République, dans une réponse au député Olivier Marleix (LR). "Si vous connaissiez vos dossiers économiques, vous sauriez que les décisions prises ce matin n'ont absolument rien à voir avec la décision prise par Emmanuel Macron en 2015, car les activités de turbines à gaz qui sont concernées sont depuis 1999 la propriété de GE. Cela n'a donc rien à voir avec les décisions prises en 2015 par Emmanuel Macron", a-t-il assuré.

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