Groupe SNCF : le Premier ministre précisera ce vendredi le montant de la reprise de la dette

Publié le 25/05/2018 - 08:32
Mis à jour le 25/05/2018 - 08:43

Les syndicats de la SNCF, déjà reçus le 7 mai à Matignon, revoient ce vendredi 25 mai 2018 le Premier ministre, qui doit préciser le niveau de reprise de la dette du groupe, le montant des investissements que consentira l'Etat et son rôle dans les négociations de la branche ferroviaire.

01EdouardPhilippe.JPG
Edouard Philippe ©Alexane Alfaro
PUBLICITÉ
  • Au sortir du 11e épisode de grève et deux jours après une « vot’action » massivement contre le projet de réforme ferroviaire du gouvernement, les syndicats CGT, Unsa, SUD et CFDT, représentatifs à la SNCF, ainsi que FO, représentatif au niveau de la branche, verront dans la matinée à tour de rôle Édouard Philippe, qui fera une déclaration à la presse à la mi-journée. Le chef du gouvernement recevra ensuite l’Union des transports publics et ferroviaires (UTP, organisation patronale), avant le patron de la SNCF, Guillaume Pepy.

L’intersyndicale CGT, Unsa, SUD et CFDT a « adopté une position commune sur (ses) demandes », a-t-elle indiqué. Elles concernent notamment « la trajectoire financière » du groupe public, une convention collective nationale (CCN) du transport ferroviaire « de haut niveau » et l’accord d’entreprise à négocier à la SNCF, a précisé l’Unsa à l’AFP.

En face, le gouvernement reste « inflexible, sûr de sa réforme, mais à l’écoute », a-t-on répété à Matignon. « Il y a le non-négociable (ouverture à la concurrence, fin du statut de cheminot, transformation de la SNCF en société anonyme à capitaux publics, ndlr) et le négociable », comme « le niveau de la dette » repris par l’État, a-t-on ajouté. L’État va reprendre « entre 30 et 35 milliards d’euros » de cette dette et investir l’équivalent d’« un point et demi de PIB » (environ 3 milliards) dans les infrastructures : « le réseau, le fret, les voies, la signalisation », a annoncé jeudi le député Jean-Baptiste Djebbari (LREM), rapporteur du projet de loi de réforme ferroviaire. Reprendre la dette permettra de « restaurer un modèle économique viable » à la SNCF, souligne l’exécutif.

L’Etat doit « s’engager » 

La CGT Cheminots ne se contentera pas « d‘engagements sur la reprise partielle de la dette » et réclame « l‘ouverture immédiate de négociations tripartites (organisations syndicales, patronat, gouvernement) sur l’ensemble » de la réforme, a-t-elle prévenu. Selon une source proche du dossier, « il y aura aussi deux ou trois annonces de Matignon sur la façon dont l’État sera partenaire dans la négociation sur la nouvelle convention collective ».

Un point important pour les syndicats. L’Unsa ferroviaire « demandera au Premier ministre une note d’intention l’engageant sur le contenu de ces négociations à venir », a indiqué son secrétaire général, Roger Dillenseger. « Un chantier titanesque » à mener « en 18 mois » avant l’arrêt des embauches au statut de cheminot le 1er janvier 2020.

L’UTP a publié jeudi le cadre – les thèmes et un calendrier – qu’elle propose aux syndicats pour « finaliser » une CCN « ambitieuse ». Elle promet « un cadre social de branche moderne », assurant « un haut niveau de garantie pour les salariés et un haut niveau de sécurité ferroviaire ». Mais elle refuse de reprendre « l’ensemble des éléments actuellement inclus dans le statut des cheminots ». « Le document de l’UTP répond à des préoccupations de la CFDT » mais il ne va « pas assez loin, il doit encore être étayé et renforcé sur sa nature engageante », a commenté Sébastien Mariani, secrétaire général adjoint de la CFDT Cheminots. « On souhaite que l’Etat prenne un engagement moral. »

Les rencontres de Matignon succèdent à l’adoption mercredi en commission au Sénat du projet de loi qui sera examiné en séance à partir de mardi. Le texte a évolué depuis son vote en avril en première lecture à l’Assemblée, intégrant notamment des propositions de l’Unsa et de la CFDT mais sans atteindre leurs objectifs sur les transferts des salariés chez un autre opérateur.

Pour SUD-Rail, le gouvernement doit « retirer son projet de loi » et M. Pepy « doit partir »« La question du maintien de Guillaume Pepy à la tête de la SNCF n’est pas posée » et « il n’est pas question d’offrir la tête de quiconque à personne », a prévenu jeudi le porte-parole du gouvernement, Benjamin Griveaux.

Soyez le premier à commenter...

Laisser un commentaire

Dans la catégorie

Européennes :  Marie-Guite Dufay et 36 conseillers régionaux de Bourgogne-Franche-Comté soutiennent Raphaël Glucksmann

Européennes :  Marie-Guite Dufay et 36 conseillers régionaux de Bourgogne-Franche-Comté soutiennent Raphaël Glucksmann

37 conseillers régionaux de Bourgogne-Franche-Comté ont récemment signé une tribune dans le but de soutenir la liste "Envie d'Europe" de Raphaël Glucksmann. Parmi eux, la présidente de région Marie-Guite Dufay, mais aussi Patrick Ayache, Luc Bardi, Éric Houlley ou Loïc Niepceron.

Grève dans les crèches de Besançon jeudi pour « préserver la qualité d’accueil des jeunes enfants »

Grève dans les crèches de Besançon jeudi pour « préserver la qualité d’accueil des jeunes enfants »

Jeudi 23 mai 2019 • Le syndicat FO communaux de Besançon des appelle les agents de la Direction Petite Enfance de la ville de Besançon à une journée de grève jeudi 23 mai 2019 dans le cadre d'une journée d'action nationale contre la réforme de la loi fixant les conditions des modes de garde. Un rassemblement est organisé à 14h esplanade des droits de l'homme. L'accueil dans les 12 crèches de Besançon devrait-être impacté

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

 5.92
ciel dégagé
le 22/05 à 3h00
Vent
1.24 m/s
Pression
1019.91 hPa
Humidité
97 %

Sondage