"Il est vital que les jeunes continuent à vivre" : le témoignage de Viviane, maman d’une victime de l'attaque du Bataclan en 2015

Publié le 13/11/2025 - 08:00
Mis à jour le 13/11/2025 - 15:36

13 NOVEMBRE 2015 - 10 ANS • Plus que les cérémonies de commémoration, Vivianne Theiller, maman d’Ariane, décédée lors de l’assaut du Bataclan le 13 novembre 2015, souhaite transmettre un message fort. Celui de "continuer à vivre, d'aller voir des concerts, s’asseoir dans les bars, rire avec des amis", sinon "les terroristes auront gagné", nous confie-t-elle avec force ce mois de novembre 2025. Pour rappel, une cérémonie est organisée à 11 heures au cimetière des Champs Bruley à Besançon où se trouve la sépulture d'Ariane. Un concert symbolique se tiendra ce jeudi soir à la Rodia avec le groupe de rock américain Frankie and the Witch Fingers et le duo anglo-bisontin Dead Chic.

Ariane, 24 ans, victime de l'attaque du Bataclan le 13 novembre 2015 © DR
Ariane, 24 ans, victime de l'attaque du Bataclan le 13 novembre 2015 © DR

"On a voulu les faire taire, il est de notre devoir de parler à leur place", explique Viviane Theiller. La mère d’Ariane nous a accordé, avec une grande douceur et beaucoup de bienveillance, une interview à quelques jours des commémorations du 13 novembre et du dixième anniversaire des attentats des terrasses et du Bataclan.

L’importance de continuer à vivre

Plus que les cérémonies où il faut parfois attendre les officiels dans le froid, Viviane souhaite avant tout que ce soit la vie qui soit célébrée même si elle pense que le devoir de mémoire est indispensable, elle le qualifie de "trop", car "pas dosé" : "Pendant 10 ans, il y a eu la cérémonie devant les sites. Une cérémonie expédiée de plus en plus vite, les années passant".

La maman d’Ariane explique aussi qu’il faut voir les choses dans la globalité. "Le 11 mars, une cérémonie annuelle est organisée pour les victimes du terrorisme. Cette date n’évoque rien de viscérale pour ceux qui ont perdu quelqu’un en dehors de ce jour. C’est une attitude intellectuelle. Le 13 novembre n’a pas le même impact que le 14 juillet 2016 pour les gens de Nice", tient-elle à préciser.

C’est pourquoi, la soirée organisée à la Rodia est importante pour Viviane. "Il y aura un très bref rappel des faits, mais l’idée n’est pas de plomber l’esprit (…) Les jeunes doivent continuer à aller voir des concerts, à s’asseoir en terrasse, rire avec des amis", affirme-t-elle avec force, qui rappelle la disparition de deux autres personnes en Bourgogne-Franche-Comté : Cédric Gomet de Foucherans et Yannick Minvielle, originaire d’Épervans.

Et d’ajouter : "On parle des morts, mais il ne faut pas oublier les blessés. Ceux qui doivent prouver qu’ils étaient en terrasse ou ailleurs pour être indemnisés alors qu’ils ont été gravement blessés. Ils ont été meurtris dans leur chair et dans leur esprit".

Plus qu’un message, c’est un art de vivre que Viviane veut véhiculer à travers sa prise de parole

Comme les autres familles qui ont perdu un être cher, Viviane a vécu des moments d’angoisse innommables dans l’attente des nouvelles de sa fille cette fameuse nuit du 13 novembre. Si son fils, également présent à Paris avait pu lui dire qu’il ne courrait aucun danger et était en sécurité, il a rapidement été question d’Ariane. Ce n’est que le lendemain après-midi que la famille a appris que la jeune femme de 24 ans faisait partie des victimes décédées lors de l’attaque du Bataclan. "Une chose a secoué les secours, en plus des blessures des victimes, se sont les téléphones qui sonnaient sans cesse alors que les victimes étaient à terre. C’était nous", souffle Viviane qui rappelle qu’il ne "faut pas oublier les blessés qui sont meurtris dans leur chair et dans leur esprit".

De sa fille, Viviane en fait un exemple, une référence, un modèle : "Normalement, ce sont les parents qui doivent être un modèle, là, c’est elle mon modèle", souligne Viviane qui poursuit : "Elle était lumineuse, avec la joie et l’appétit de vivre, elle avait les qualités de cœur. Elle faisait de la clarinette, avait appris le russe, l’arabe, peignait, dessinait et avait cet intérêt pour les bandes dessinées. Son mémoire de Master portait sur les comics américains".

Plus qu’un message, c’est un art de vivre que Viviane veut véhiculer à travers sa prise de parole dans les médias. "Il est important de se donner la mission de continuer d’aller aux concerts, d’aller dans les bars, s’asseoir pour vivre. Si on ne le fait pas, les terroristes auront gagné. Il est vital que les jeunes continuent à vivre".

Société

À Deluz, les téléphones vont bientôt sonner le pour un exercice de sécurité civile

Mercredi 14 octobre, à partir de 8 h 30, un exercice de sécurité civile consacré au risque industriel sera organisé à Deluz. La préfecture du Doubs en profitera pour tester FR-Alert, le dispositif national d’alerte sur les téléphones portables. Les habitants des communes voisines pourraient eux aussi recevoir le message. Pas de panique : il s’agira bien d’un exercice.

Le pari fou de Frédéric Plançon pour la bonne cause…

C'est dans la Vallée de la Loue, au départ de Mouthier Haute Pierre, que s'est déroulé les 19 et 20 septembre 2026 le défi R'Huntington 6000, à la base c'était un trail en solitaire de 100km et 6000m de dénivelé en 24h, challenge réussi puisque qu'il a été bouclé en 23h30, le parcours étant à peine plus long que prévu, le défi total a représenté 110km et 6300m de dénivelé positif en 25h00, le tout sans dormir.

Une école élémentaire entièrement rénovée pour la commune de Pirey

La commune de Pirey s’apprête à inaugurer vendredi 2 octobre 2026 à 17h, son école élémentaire entièrement rénovée. Celle-ci a bénéficié d’un important programme de travaux consacré "à la performance énergétique, au confort des élèves et des enseignants et à l’adaptation du bâtiment au changement climatique", souligne la Ville.

À Besançon, l’Intersyndicale féministe du Doubs annonce deux rendez-vous le 28 septembre

L’Intersyndicale féministe du Doubs appelle à deux rendez-vous lundi 28 septembre 2026 à Besançon. À 18 h 00, place Pasteur, pour défendre le droit à l’avortement, puis à 19 h 00, devant le tribunal, pour réclamer davantage de moyens dans la lutte contre les violences sexistes et sexuelles.

Général de corps d’armée Jean-Paul Perruche : " La Russie nous a déclaré la guerre "

Dans le cadre de la conférence organisée ce vendredi 25 septembre 2026 par l’associations des auditeurs IHEDN de Franche-Comté, nous avons interrogé le Général de corps d’armée Jean-Paul Perruche, expert en stratégie de sécurité et défense européenne sur l’avenir de l’Union Européenne.

Insee : en Bourgogne-Franche-Comté, les femmes investissent les conseils municipaux mais peinent encore à devenir maires

L’Insee a publié le 22 septembre 2026 une étude concernant la place des femmes lors des dernières élections municipales en Bourgogne-Franche-Comté. Il ressort de l’enquête que même si la part de féminisation progresse grâce notamment aux listes paritaires, elles restent très peu à occuper dans la région un poste de maire.

À Besançon, la fresque de Nacle dénonçant les violences policières déjà recouverte

Dévoilée ce mardi 22 septembre 2026 sur le mur d’expression libre de la Malcombe, la nouvelle fresque du street artiste bisontin Nacle n’aura été visible que quelques heures. Dénonçant les violences policières, elle a été condamnée par le maire de Besançon, Ludovic Fagaut, avant d’être aussitôt recouverte dans l’après-midi par les services de la Ville.

Marche pour le climat, le vivant, la paix et la justice sociale ce samedi à Besançon

À Besançon, la Marche pour le climat, le vivant, la paix et la justice sociale partira du parc des Glacis (monument aux morts) à 14h ce samedi 26 septembre 2026. Elle est portée localement par un "mouvement citoyen spontané" et soutenue par Alternatiba Besançon ainsi que d'autres associations bisontines (FNE, AVB, Générations futures).

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi
 17.91C°
légère pluie
le 01/10 à 02h00
Vent
2.27 m/s
Pression
1021 hPa
Humidité
85 %

Sondage