Selon le journal dominical suisse SonntagsZeitung, qui révèle l'affaire dimanche, la plainte pénale porte sur des faits de violation du secret professionnel, du secret de fonction et de la loi sur la protection des données. L'Organisation Cantonale Valaisanne des Secours (OCVS) "confirme avoir déposé une plainte pénale contre X", a-t-elle indiqué à l'AFP.
"La procédure étant désormais entre les mains du Ministère public du canton du Valais (parquet NDLR), l'OCVS ne fera aucun commentaire supplémentaire sur la procédure en cours", a-t-elle ajouté, ajoutant qu'elle "collabore pleinement avec la justice pour faire toute la lumière sur ces transmissions non autorisées de documents internes".
Selon l'hebdomadaire SonntagsZeitung, l'organisation dénonce notamment que les fichiers audio des appels passés la nuit du drame sans lien avec l'affaire de Crans-Montana n'aient pas été isolés des autres avant leur transmission aux avocats. Ces appels d'urgence ont ensuite été publiés par divers médias, y compris en France.
Ce nouvel épisode dans l'affaire de Crans-Montana intervient alors les auditions doivent reprendre la semaine prochaine devant le parquet. L'audition prévue le 7 avril de Jacques Moretti, co-propriétaire du bar incendié, a toutefois été elle reportée par le ministère public après le dépôt de certificats médicaux par ses avocats. M. Moretti, un Français co-propriétaire avec son épouse Jessica du bar le Constellation, est le principal mis en cause dans l'enquête sur l'incendie du bar qui a fait 41 morts et 115 blessés - dont de nombreux étrangers - la nuit de la Saint-Sylvestre.
Les deux gérants ont déjà été entendus à deux reprises depuis l'ouverture de l'enquête pénale les visant et M. Moretti avait été placé en détention provisoire le 9 janvier, puis libéré le 23 après le paiement d'une caution de 200.000 francs suisses. Il a ensuite été placé comme son épouse sous "mesures de contrainte".
L'enquête doit lever le voile sur les circonstances exactes de l'incendie, le respect des normes de sécurité par les propriétaires et les différentes responsabilités, la commune ayant reconnu l'absence de contrôles incendie dans le bar depuis 2019 alors qu'ils doivent être effectués tous les ans. Outre le couple Moretti, sept autres personnes été été placées sous investigation pénale par le ministère public.
(AFP)


