La césarienne ne doit être pratiquée que pour des raisons médicales (OMS)

Publié le 10/04/2015 - 15:55
Mis à jour le 10/04/2015 - 15:55

Les césariennes ne doivent être pratiquées que lorsqu’elles sont « médicalement nécessaires », a recommandé vendredi l’Organisation mondiale de la santé (OMS), déplorant « l’épidémie de césariennes » qui sévit un peu partout dans le monde.

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"Dans beaucoup de pays en développement et développés il y a vraiment une épidémie de césariennes même lorsqu'elles ne sont pas médicalement nécessaires", a constaté la Dr. Marleen Temmerman, directrice du département Santé et Recherche génésiques à l'OMS.

Dans beaucoup de pays, cette "épidémie" s'explique surtout par la volonté des médecins de se simplifier la vie : les césariennes pouvant être planifiées, a-t-elle dit, à l'occasion de la publication des nouvelles recommandations de l'OMS. Or "les césariennes ne devraient être pratiquées que lorsqu'elles sont médicalement nécessaires", affirme l'OMS dans une nouvelle recommandation.

C'est la première fois que l'agence onusienne recommande clairement que l'usage de la césarienne soit limité à des raisons médicales, a expliqué le Dr Metin Gülmezoglu de l'OMS. Jusqu'à présent, l'OMS s'était contentée de dire que le "taux de césarienne idéal" se situait entre 10% et 15% des grossesses. Une fourchette établie par les experts en 1985.

Le Brésil, n°1 mondial des césariennes

Depuis, l'accouchement par césarienne s'est généralisé aussi bien dans les pays développés que dans les pays en développement. Le taux de césarienne par grossesse atteignait 23% en Europe, 35,6% dans la région des Amériques, et 24,1% dans la région du Pacifique Ouest, selon les derniers chiffres disponibles de l'OMS (de 2008). Seules l'Afrique (3,8%) et l'Asie du sud-est (8,8%) semblent épargnées par ce phénomène. Dans certains pays s'est instauré une véritable "culture de la césarienne", comme au Brésil où près de la moitié des bébés naissent par césarienne, ce qui en fait le numéro un mondial en la matière, a expliqué le Dr. Temmerman.

Aussi, l'OMS a procédé à de nouvelles études pour essayer de déterminer un taux idéal de césarienne. L'OMS n'est pas encore parvenue à établir ce taux mais ses études ont permis de démontrer que les taux de césarienne supérieurs à 10% ne sont pas associés à une réduction des taux de mortalité maternelle et néonatale. En revanche, l'OMS reconnaît qu'en dessous d'un taux de 10% la mortalité néonatale et maternelle diminue à mesure que le taux de césarienne augmente.

(Source : AFP)

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