La CGT revendique des congés menstruels dans les trois collectivités de Besançon

Publié le 15/07/2024 - 11:11
Mis à jour le 18/07/2024 - 15:53

Alors qu’aujourd’hui, en France, 1 personne menstruée sur 2 déclare souffrir de dysménorrhée (règles douloureuses) et 1 personne menstruée sur 10 est atteinte d’endométriose (maladie chronique), la CGT propose de "lever le tabou" des règles douloureuses et réclame "le congé menstruel pour les personnes menstruées qui en ont besoin" pour les personnes travaillant à la Ville de Besançon, au CCAS et à Grand Besançon Métropole.   

Pour la CGT, cette mesure "s’impose comme une mesure nécessaire, féministe et égalitaire" et "participe à l’amélioration de la qualité de vie au travail" précise-t-elle dans son communiqué du 10 juillet 2024 . Elle souhaiterait donc faire du congé menstruel, l’équivalent des "journées de maladie sans justificatif appliqué aux difficultés liées aux cycles menstruels ou à la ménopause (87 % des femmes sont touchées par au moins un symptôme de la ménopause)".

Par ailleurs, 44 % des personnes menstruées manqueraient le travail "du fait de leurs menstruations" précise la CGT dans son communiqué. Par conséquent, lorsque la douleur empêche de se rendre au travail et que le jour de carence s’applique, cela pèse sur la rémunération. Rappelons que 20 % des personnes menstruées sont en difficulté concernant l’achat des protections hygiéniques (précarité menstruelle). Enfin, cela pèse sur l’exercice du droit à congés, certaines personnes sont amenées à poser plusieurs jours de congés par an pendant leurs menstruations douloureuses.

Les revendications de la CGT : 

  1. Un droit reconnu sans jour de carence, ni délai pour toutes les personnes menstruées qui en ont besoin
  2. La reconnaissance et la prise en charge de l’endométriose
  3. Mise en place d’un congé en cas d’interruption de grossesse spontanée ou induite pour la femme et son partenaire
  4. Des formations et de la sensibilisation à la santé menstruelle et hormonale (règles, ménopause...) en parallèle aux formations contre les Violences Sexistes et Sexuelles (VSS) et discriminations de genre
  5. L’accès gratuit à des protections périodiques 100 % coton bio afin de lutter contre la précarité menstruelle (comme cela a été fait dans 5 villes de l’Université de Bourgogne-Franche-Comté et Pontarlier où 31 distributeurs ont été installés)
  6. L’accès gratuit à des protections périodiques dans les trousses de secours et dans les toilettes
  7. L’installation de lavabos dans les toilettes pour femmes ou à défaut l’autorisation de l’utilisation des toilettes pour personnes en situation d’handicap pour les femmes utilisant des protections de types cup ou culottes menstruelles
  8. La mise à disposition de salles de pause adaptées à tous les besoins (repos, allaitement, etc.).

Pour la CGT, "il serait intéressant d’avoir plus d’éléments et de données de personnes souffrant d’andropause afin de faire évoluer ce dispositif, car nous rappelons que la lutte pour les droits des femmes permet aussi une acquisition des droits pour toutes et tous". La CGT Territoriaux de Grand Besançon souhaite ainsi que la collectivité mette en place ces différentes mesures.

Infos +

  • Villes ayant déjà expérimenté la mise en place des congés menstruels : Chinon, Orvault, Grenoble, Grand Lyon, Lyon, Taverny, Saint Ouen.

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