L'ancien transporteur Gefco jugé pour recours au travail dissimulé

Publié le 14/10/2024 - 09:48
Mis à jour le 14/10/2024 - 09:22

L'ancien transporteur français Gefco est jugé à partir de ce lundi 14 octobre 2024 par le tribunal correctionnel de Vesoul pour avoir bénéficié d'un système illégal de prêt de salariés venus d'Europe de l'est, employés en France dans des conditions indignes.

Photos d'archives. © gefco.net
Photos d'archives. © gefco.net

L'entreprise spécialisée dans le transport d'automobiles Gefco, rachetée en 2022 par le transporteur maritime CMA CGM et intégrée à sa filiale Ceva Logistics, comparaît pour des faits de "recours aux services d'une personne exerçant un travail dissimulé" commis entre juillet 2014 et février 2018 à Noidans-les-Vesoul, en Haute-Saône.

Une société polonaise et cinq cadres d'entreprises de transport implantées en France, en Pologne ou en Slovaquie comparaissent à ses côtés pour "exécution en bande organisée d'un travail dissimulé" et "soumission de plusieurs personnes vulnérables à des conditions de travail indignes".

35 chauffeurs transitaient dans "des conditions indignes"

Les investigations menées par l'Office central de lutte contre le travail illégal (OCLTI) ont révélé un système illégal de sous-traitance de main d'oeuvre en cascade vers des pays d'Europe de l'Est, permettant à ces sociétés de contourner la réglementation françaises et de payer moins de charges sociales. "L'enjeu pour ces chefs d'entreprises, c'était d'échapper au paiement de leurs cotisations sociales en France", avait expliqué le procureur de Vesoul à l'époque des mises en examen en 2021, Emmanuel Dupic.

Après un signalement de la Dreal (Direction régionale de l'environnement, de l'aménagement et du logement), la gendarmerie avait découvert 35 chauffeurs slovaques et polonais qui transitaient "dans des conditions indignes" sur une base logistique à Quincey (Haute-Saône), près de Vesoul, avait expliqué le magistrat évoquant des "bungalows extrêmement vétustes avec des infiltrations d'eau, des odeurs d'égouts et de la moisissure".

Un "préjudice énorme à la profession de transporteur"

Les mis en examen encourent trois ans de prison et 45.000 euros d'amende. 

Les sociétés concernées risquent 225.000 euros d'amende, avait-il précisé. "En tant que partie civile, nous dénonçons de tels agissements, s'ils étaient avérés, qui portent un préjudice énorme à la profession de transporteur et qui conduisent à des prix extrêmement faibles par le jeu du dumping social", a expliqué à l'AFP Blandine Tatin, secrétaire générale de l'Organisation des transporteurs routiers européens (OTRE) Franche-Comté Bourgogne, qui souhaiterait faire de ce procès "un exemple".

L'Urssaf Franche-Comté et cinq anciens salariés se sont également portés partie civile.

L'audience devant le tribunal correctionnel de Vesoul est prévue jusqu'à jeudi ou vendredi.

(AFP)

Justice

Fraude et travail illégal : la gendarmerie du Doubs a saisi 7,5 millions d’euros en 2025

La gendarmerie du Doubs a saisi près de 7,5 millions d'euros d'avoirs criminels en 2025, dans le cadre de la lutte contre le travail illégal et la fraude, a annoncé samedi 14 mars 2026 la colonelle Elodie Montet, commandante du groupement départemental. Les avoirs criminels sont les profits issus d'une activité criminelle ou délictuelle.

L’entreprise Fralsen sera fixée sur son sort ce mercredi matin…

Une audience s’est tenue ce mardi 10 mars 2026 à 13h30 à la chambre des procédures collectives à Lyon dans le cadre de la procédure de redressement de la société Fralsen. Le compte-rendu du délibéré sera rendu ce mercredi dans la matinée…

Jugement de Frédéric Vuillaume et Toufik de Planoise à Besançon : un rassemblement de soutien le 12 mars

Frédéric Vuillaume secrétaire général de Force Ouvrière Bourgogne-Franche-Comté, et de Toufik-de-Planoise, journaliste indépendant, seront jugés en appel le 12 mars prochain par la Cour d'appel de Besançon. Un rassemblement pour soutenir les accusés est prévu par le syndicat Force Ouvrière. 

Bébés dans un sac de courses : jusqu’à 15 ans requis contre la grand-mère et la mère

"Elles ont tout fait pour qu'elles ne respirent pas" : 15 et 6 ans de prison ont été requis, vendredi 6 mars 2026 à Dijon, à l'encontre, respectivement, d'une grand-mère et de sa fille, accusées d'avoir abandonné deux bébés dans des sacs de courses, entraînant la mort de l'un d'eux.

Bébés congelés en Haute-Saône : la mère reconnaît le double infanticide

Une femme d’une cinquantaine d’années a reconnu être à l’origine de la mort de deux nourrissons dont les corps ont été découverts dans un congélateur à Aillevillers-et-Lyaumont en Haute-Saône par l'un de ses enfants le 10 février 2026. Le procureur de la République de Besançon, Cédric Logelin, a confirmé ces éléments lors d’une conférence de presse tenue jeudi 12 février 2026.

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi

Sondage

 -0.68C°
partiellement nuageux
le 16/03 à 00h00
Vent
1.79 m/s
Pression
1021 hPa
Humidité
92 %