Laurent Fabius nommé au Conseil constitutionnel

Publié le 10/02/2016 - 15:15
Mis à jour le 11/02/2016 - 14:26

Le ministre des Affaires étrangères Laurent Fabius a annoncé ce mercredi 10 février 2016 qu’il quittait son poste. François Hollande, Président de la République nommé aujourd’hui à la présidence du Conseil constitutionnel. Qui de Ségolène Royal, Élisabeth Guigou, ou de Jean-Marc Ayrault remplacera Laurent Fabius au Quai d’Orsay ? 

Formellement, "tant que Laurent Fabius n'a pas passé l'ensemble des auditions dans les différentes commissions de l'Assemblée et du Sénat, il reste ministre de ce gouvernement", a précisé le porte-parole du gouvernement Stéphane Le Foll.

Le successeur de Jean-Louis Debré

Une fois cette étape franchie, Laurent Fabius succédera à Jean-Louis Debré, qui avait été nommé à ce poste par Jacques Chirac en 2007. Il retrouvera l'un de ses rivaux historiques au sein du PS, Lionel Jospin, dans l'atmosphère feutrée du Palais Royal qui a déjà connu les échanges parfois acerbes entre deux anciens présidents de droite, Valéry Giscard d'Estaing et Jacques Chirac.

Deux autres nouveaux membres doivent prochainement intégrer le Conseil constitutionnel. Le président (PS) de l'Assemblée nationale Claude Bartolone a choisi Corinne Luquiens, secrétaire générale de l'Assemblée, pour succéder à Guy Canivet. Son homologue du Sénat Gérard Larcher (LR) a quant à lui choisi le conseiller d'État Michel Pinault pour la succession de Renaud Denoix de Saint Marc

Laurent Fabius, le plus jeune ministre

Figure de la gauche depuis quatre décennies, plus jeune Premier ministre nommé à 37 ans par François Mitterrand en 1984, Laurent Fabius fut également président de l'Assemblée nationale (1988-1992 et 1997-2000) et ministre de l'Économie et des Finances (2000-2002). Cet homme de 69 ans n'est en revanche jamais parvenu à son grand objectif, la présidence de la République, ayant notamment été éliminé par Ségolène Royal lors d'une primaire du PS en 2006.

COP 21

Au Quai d'Orsay, Laurent Fabius peut se targuer d'un succès majeur : la signature d'un accord lors de la Conférence Climat COP21 à Paris en décembre dernier. Il eut également à traiter de multiples crises aux quatre coins de la planète, dont le conflit syrien, dans le rôle du plus acharné dénonciateur de Bachar el-Assad. Son départ devrait donner le coup d'envoi du remaniement ministériel, qui sera sans doute le dernier grand mouvement d'ampleur au sein de l'exécutif avant 2017. Les noms de Ségolène Royal, Élisabeth Guigou, Jean-Marc Ayrault ou du secrétaire d'État Matthias Fekl circulent dans la presse pour le remplacer au Quai d'Orsay.

(avec AFP)

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