Le courrier évoque plusieurs lycéens blessés lors des interventions policières, dont un jeune de 14 ans qui aurait subi une double fracture de la mâchoire et de nombreuses fractures dentaires. Il cite également un lycéen de 16 ans qui aurait ”perdu l’usage de son œil droit” après avoir été blessé mercredi, ainsi qu’un autre jeune gravement touché au bras.
La Fédération du Doubs avance également le chiffre de plus de 5 000 interpellations depuis le début de la semaine, dont 85 % concerneraient des mineurs. Elle cite notamment 1 747 interpellations vendredi 2 octobre et 1 954 jeudi.
Pour le PCF, ces chiffres traduisent une réponse policière qu’il estime excessive face aux revendications des lycéens, mobilisés notamment sur les moyens accordés à l’Éducation nationale, les classes surchargées et les conditions d’études.
Le PCF appelle à l’apaisement
L’organisation dit relayer les positions d’Amnesty International et du Syndicat de la magistrature concernant l’usage de la force et mentionne la demande d’Amnesty de suspendre les tirs de LBD contre les lycéens. Elle rappelle également une déclaration de Gérald Darmanin lors de la crise agricole de 2024 : ”On ne répond pas à la souffrance en envoyant des CRS”.
Le PCF précise toutefois ”déplorer aussi les violences commises en marge de ces manifestations à l’encontre des forces de l’ordre”. Il estime que les modalités actuelles du maintien de l’ordre peuvent également mettre en danger policiers et gendarmes.
Un appel avant la mobilisation du 6 octobre
Alors que les organisations lycéennes et étudiantes ont appelé à poursuivre la mobilisation mardi 6 octobre faute de ”mesures concrètes”, la Fédération du Doubs demande au préfet de privilégier ”l’apaisement et le respect du droit de manifester”.
Le PCF réclame enfin ”une attitude irréprochable des forces de l'ordre” et demande que l’État garantisse aux lycéens ”le droit de manifester librement”.


