Le Rassemblement national, un programme "au service des plus riches" ?

Publié le 20/06/2024 - 18:02
Mis à jour le 20/06/2024 - 16:51

À dix jours du premier tour des élections législatives, l’intersyndicale a souhaité tenir une conférence de presse jeudi 20 juin 2024 à Besançon afin d’apporter son point de vue sur la situation. Elle a notamment voulu rappeler les mesures contre lesquelles l’extrême droite s’est opposée…

Les syndicats présents (CGT, Solidaires, Solidaires étudiant(e)s Besançon, Confédération paysanne, FSU, UNEF, Alternative Etudiante Besançon/ union étudiante, CFDT, UNSA) ont d’abord voulu dresser un bilan du mandat présidé par Emmanuel Macron. "La situation politique actuelle est marquée par une grande confusion par la perspective de voir pour la première fois dans la 5e République un parti d’extrême droite arriver au pouvoir", expliquent-ils.

Pour l’intersyndicale, la responsabilité d’Emmanuel Macron dans la situation actuelle est "grande" notamment par les mesures adoptées :

  • "Passage en force de la retraite à 64 ans
  • Réforme de l’assurance-chômage
  • Suppression de l’ISF
  • Manque d’investissements dans les services publics"

Pour l’intersyndicale, le Rassemblement National a un programme "au service des plus riches"

Le RN est "une imposture" dénonce l’intersyndicale. "Sur la retraite à 64 ans, le RN n’affirme plus sa volonté à revenir totalement sur cette réforme".

Les députés du Rassemblement national ont voté :

  • "Contre l’investissement des services publics
  • Contre le recrutement de sapeurs-pompiers et de magistrats
  • Contre l’augmentation des budgets alloués aux hôpitaux et aux universités
  • Contre les intérêts des salariés : soit contre l’indexation des salaires sur l’inflation, contre le SMIC à 1.500 € nets par mois
  • Contre le blocage des prix de premières nécessités
  • Contre les intérêts de la jeunesse : contre la gratuité des cantines, contre la revalorisation des bourses étudiantes au niveau de l’inflation, contre la revalorisation des APL de 10 %.
  • Contre le rétablissement de l’ISF,
  • Contre la taxe sur les superprofits
  • Contre la taxe sur les revenus de plus de 3 millions d’euros
  • Contre l’augmentation des moyens pour lutter contre la fraude fiscale
  • Contre l’augmentation de la fiscalité sur les résidences secondaires
  • Contre l’instauration d’un impôt sur la fortune et contre la taxation des yachts et jets privés"

"Voter pour le Rassemblement national, c’est mettre en danger notre avenir commun car il ne se souci pas non plus du dérèglement climatique et ne promet pas l’égalité femme-homme", alerte Bénédicte Ponçot (FSU).

Ce que souhaite l’intersyndicale

Enfin, l’intersyndicale rappelle qu’elle "défend le monde du travail" et souhaite "des reformes sociales rapides et en profondeur".

L’intersyndicale veut : "une abrogation de la réforme des retraites à 64 ans et de celle de l’assurance-chômage, l’augmentation des salaires, des pensions et des bourses étudiantes, l’instauration de l’égalité salariale et éradications des violences sexistes et sexuelles, instauration du droit à la régularisation pour les travailleurs étrangers sur la base d’un certificat de travail, investissement massif dans les services publics pour en garantir l’accès à toutes et tous, restauration de la démocratie sociale, taxation des superprofits, relocalisation de l’industrie".

Elle rappelle également lutter contre "toutes les formes de racismes ou de discriminations".

Pourquoi y a-t-il autant d’abstentionnistes ?

"C’est une question de désespérance" pour l’intersyndicale. "C’est le premier parti des ouvrier", précise Bénédicte Ponçot. La faute à qui ? "Aux politiques tenus", déplore le FSU qui rappelle que des heures de dialogue social ont été supprimées…

Pour José Aviles (CGT) c’est également dû à "l’attaque frontale des services publics" : "Cela favorise le mécontentement grandissant. Quand il n’est pas expliqué, cela se transforme sur des voix du RN".

Et les jeunes dans tout ça ?

Pour les étudiants membres de Solidaires étudiant(e)s Besançon et Alternative Etudiante Besançon/ union étudiante, les législatives sont source d'inquiétudes : "Le RN au pouvoir, c’est aussi aller vers une interdiction aux études pour les étudiants étrangers" mais également davantage de précarité dans la vie de tous les jours.

Les syndicats dénoncent également le "néolibéralisme" d’Emmanuel Macron sur "l’augmentation des frais universitaires et les frais de cantine…"

Un Front populaire qui "colle aux revendications" et qui "ne devra pas trahir"

"Nous avons une gauche unie. C’est ce que beaucoup d’abstentionnistes souhaitaient", indique Stéphane Faucogney (UNSA). Pour José Avilès (CGT) si le Front de gauche passe, les élus "n’auront ni le droit de mentir ni le droit de trahir" : "Nous avons une opportunité, c’est que les revendications des salariés de ce pays puissent aboutir dans un programme. Il colle aux revendications. On n'a pas le droit de décevoir", souligne-t-il.

L’intersyndicale indique que dans le cas contraire, un nouveau front social sera dans la rue…

Législatives 2024

Candidat RN sous curatelle dans le Jura : un recours pour annuler le scrutin législatif

La candidate Nouveau Front populaire dans la 2e circonscription du Jura a déposé un recours mercredi 17 juillet 2024 devant le Conseil constitutionnel pour faire annuler le scrutin législatif qui avait vu la qualification au second tour d'un candidat Rassemblement national sous curatelle, donc théoriquement inéligible.

2e tour des législatives 2024 : réaction d’Éric Fusis, candidat RN battu dans la 2e circonscription du Doubs

Dans la deuxième circonscription du Doubs, Éric Fusis, le candidat du Rassemblement National est arrivé derrière la candidate du Nouveau Front populaire, Dominique Voynet, lors du deuxième tour des élections législatives anticipées de ce dimanche 7 juillet 2024.

Politique

Sous quel parti Ludovic Fagaut a-t-il été élu maire de Besançon : Les Républicains, Nouvelle Énergie ou les deux ?

La récente élection de Ludovic Fagaut à la tête de Besançon soulève une question politique : à quel parti appartient réellement le nouveau maire ? Est-il affilié aux Les Républicains, à Nouvelle Énergie ou les deux partis ? Le doute s’est installé après une publication du 22 mars 2026 de David Lisnard, président de Nouvelle Énergie…

Anne Vignot écrit une lettre ouverte adressée aux Bisontins

Au lendemain du scrutin municipal du 22 mars, Anne Vignot a publié une lettre adressée aux Bisontines et aux Bisontins. Battue, elle revient sur un mandat marqué par les crises, les engagements tenus et les transformations engagées. Elle y remercie celles et ceux qui lui ont accordé leur confiance, réaffirme son attachement aux valeurs humanistes et écologistes, et annonce sa volonté de poursuivre son engagement au service de Besançon, désormais des bancs de l’opposition municipale.

Ludovic Fagaut élu maire de Besançon : Renaissance, Horizon(s) et le MFC saluent cette victoire

À l’issue de l’élection municipale à Besançon, Éric Alauzet, président de Renaissance Doubs, Jean-Philippe Allenbach, président du Mouvement Franche-Comté ainsi que plusieurs élu(e)s du Doubs du parti Horizon(s) ont réagi par voie de communiqué à l'élection de Ludovic Fagaut à la mairie de Besançon. 

Pour Marie-Guite Dufay, le nouveau maire de Besançon ne doit “pas oublier que la ville à des fondamentaux de gauche importants”

VIDEO • Face à la victoire historique de la droite à Besançon avec l’élection du candidat LR Ludovic Fagaut à la tête de la mairie, la socialiste et ancienne présidente de la Région Bourgogne-Franche-Comté a pris la parole.

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi

Sondage

 8.21
légère pluie
le 25/03 à 12h00
Vent
7.86 m/s
Pression
1011 hPa
Humidité
89 %