Guêpes : comment réagir face à un nid ?

Publié le 12/08/2019 - 08:05
Mis à jour le 12/08/2019 - 08:09

Cet été, même 2019 « n’est pas une grosse année à guêpes« , on en retrouve quand même régulièrement chez soi. Les experts d’Action Guêpe 25 ont livré leurs conseils pour bien réagir face à un nid installé chez soi…

Action Guêpes 25 est une société composée de trois professionnels Bisontins. Ils ont accepté de répondre à nos interrogations.

  • maCommune.info : Pourquoi intervenir sur des nids, quels sont les risques encourus ?

Action Guêpes 25 : "Le problème évident d'un nid de guêpe ou de frelons c'est les piqures que ses hôtes peuvent engendrer. Ce sont des insectes qui protègent leurs colonies. Lorsqu'ils sont par exemple sur une façade, les enfants qui jouent au ballon peuvent se faire attaquer à la suite d'un geste maladroit. C'est pourquoi il convient de les retirer lorsqu'ils sont à proximité des habitations."

  • mC : Que faut-il éviter de faire dans ces cas là ?

AG : "Un réflexe qui revient assez fréquemment est de boucher le trou d'où sortent les guêpes.  C'est vraiment un acte à éviter… Ces insectes ne se laissent pas faire. Ils choisissent un nouvel itinéraire de sortie et c'est bien souvent directement dans la maison. On bouche le trou en se disant qu'ils vont mourir dans les murs et on se retrouve le lendemain avec 300 guêpes dans son salon.

Du même genre, il ne faut surtout pas tenter de déterrer un nid de guêpes souterrain. Les guêpes attaquent dès qu'elles sentent les vibrations des pas dans le sol et sortent en attaquant tout ce qui bouge !"

  • mC : Quel est le bon réflexe à avoir ?

AG : "Le premier réflexe reste la prévention : on évite de garder de la nourriture autour de chez soi – des fruits par terre si on a des arbres fruitiers, on vide bien ses poubelles. Mais ce n'est souvent pas suffisant...

Ensuite bien évidemment, l'observation. On regarde autour de la maison, voir si on remarque des allez et venues chez ces insectes ; par exemple, si elles entrent fréquemment dans un trou de votre mur. Ou si on entend un petit bruit, un petit grattement derrière les cloisons...

Et s'il s'avère qu'on est en effet face à un nid de guêpe, le plus important, c'est de ne pas attendre qu'un nid grossisse. Les nids prennent rapidement de l'ampleur et peuvent dégrader les isolations ou les placos. Elles finissent même par faire des trous dans le plafond."

  • mC : L'été contribue-t-il à ces comportements ?

AG : "Beaucoup partent en vacances en se disant qu'ils s'en occuperont plus tard… Mais avec les températures élevées de ces derniers jours, certains vont avoir de mauvaises surprises à leur retour. Les nids vont grossir à vitesse grand V, le problème sera bien pire. Et les guêpes seront de plus en plus agressives avec le retour des mauvais jours, fin août ! Elles sentiront que la nourriture sera plus difficile à trouver et adopteront des comportements bien plus cavaliers."

  • mC : Comment détruisez-vous les nids ?

AG : "Nous utilisons deux produits principaux, selon l'accessibilité au nid. S'il est accessible, bien visible – sur une façade par exemple -, on injecte un insecticide liquide qui les tue d'un seul coup. Ensuite, on retire le nid. Cependant, s'il est difficile d'accès – dans un mur par exemple, ou si les guêpes sont trop résistantes (selon le type) on utilise un insecticide en poudre. Ce sont les guêpes qui transportent le produit dans le nid et se contaminent les unes aux autres."

  • mC : Détruire ces nids de guêpe, c'est respectueux de l'environnement ?

AG : "Il n'y a pas vraiment de question à se poser. En plus d'être des insectes particulièrement dangereux, les guêpes – et frelons - ne sont pas pollinisateurs ; ils ne sont pas protégés pour une raison environnementale. A l'inverse, lorsqu'on nous appelle pour un essaim d'abeilles, on ne le détruit pas. On le récupère et on le met en ruche, sans facturer l'intervention."

  • mC : Où agissez-vous le plus souvent, en ville ou en campagne ?

AG : "En ce moment, on intervient surtout sur Besançon et ses environs.  Les guêpes et frelons vivent "comme nous", aussi bien en ville qu'en campagne ! On intervient régulièrement en centre-ville. Ils s'installent dans des vieux greniers, des cartons, dans la terre, des murs en pierre… Partout en fait, dès qu'ils ont à boire et à manger. Et comme ils se nourrissent "comme nous"… On a toutes les chances d'en croiser dès qu'il y a des Hommes."

Infos +

  • Site internet 
  • Téléphone : 07 81 26 24 65
  • Tarifs : à partir de 80 euros
  • Retrouvez la vidéo de leurs interventions sur Facebook

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