Maëlys : une cagnotte en ligne est lancée

Publié le 10/09/2017 - 12:42
Mis à jour le 10/09/2017 - 12:42

Une cagnotte a été lancée par des amis de la mère de la petite fille pour soutenir la famille de cette dernière. Ce dimanche 10 septembre 2017, 1038 personnes ont déjà participé au financement avec 24 564 euros récoltés. 

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© DR
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D’anciennes camarades de promotion de l’école d’infirmière de la mère de Maëlys ont lancé une cagnotte pour aider la famille de la fillette.

Rappel des faits 

L’enquête  sur la petite Maëlys, se concentrait ce mardi 5 septembre sur la maison de l’homme suspecté de l’avoir enlevée : là où il dit avoir fait un aller-retour, la nuit de sa disparition, pour changer un short taché de vin.

Une perquisition 

 La perquisition du pavillon où le suspect de 34 ans, mis en examen et écroué depuis dimanche, vit avec ses parents était effectuée par les enquêteurs et des experts de la gendarmerie, en présence du suspect et des deux juges d’instruction, selon une source proche de l’enquête.

La rue pour accéder à la maison familiale, nichée dans la verdure, un peu à l’écart, était barrée par les gendarmes. Ce village est distant de quelques kilomètres de Pont-de-Beauvoisin (Isère), où la fillette de 9 ans a mystérieusement disparu dans la nuit du 26 au 27 août, alors qu’elle participait à une fête de mariage avec ses parents. « Nous opérons aujourd’hui des vérifications sur certains points », a déclaré à l’AFP une autre source proche du dossier.

« Un short taché de vin »

Le suspect, arrivé sur le tard au mariage, avait initialement été placé en garde à vue parce qu’il s’est absenté, durant la fête, à un moment pouvant correspondre à celui de la disparition de la fillette de 9 ans, selon le parquet.

Il a expliqué qu’il s’était alors rendu chez lui pour changer un short taché de vin, jeté ensuite à la poubelle, car trop vieux et trop sali. Selon son avocat, Me Bernard Méraud, cet aller-retour, confirmé par la mère du suspect, « est antérieur au moment de la constatation de la disparition de la fillette ».

Placé en garde à vue dès jeudi, cet ancien militaire maître-chien, adepte de boxe et d’arts martiaux, avait été libéré le lendemain dans l’attente des résultats de l’expertise de son véhicule, qui a mis au jour une trace ADN de Maëlys, mélangée au sien, sur une commande du tableau de bord.

Après l’avoir démenti dans un premier temps, le suspect a reconnu que l’enfant était montée dans sa voiture durant la soirée du mariage, en compagnie d’un petit garçon non identifié, pour tenter de voir ses chiens, dont il leur avait parlé, selon Me Méraud. Mais « il nie totalement être en quoi que ce soit acteur ou complice » de sa disparition.

La mère du suspect et son frère aîné, qui devaient être entendus mardi, le défendent avec force dans les médias et parlent de bouc émissaire.

« On s’acharne sur lui »

« On s’acharne sur lui », clame sa mère. « Mon fils n’est pas capable de s’attaquer à un enfant ». « Mon frère est innocent. Plus ça va et moins je comprends quelque chose à cette histoire », renchérit le frère dans Le Parisien/Aujourd’hui en France.

Après le recueil de très nombreux témoignages, le déploiement de moyens de recherche considérables et un ratissage méticuleux de la zone, douze enquêteurs restent mobilisés 24h/24 sur ce dossier, auxquels s’associent les gendarmes territoriaux de La-Tour-du-Pin (Isère).

Huit plongeurs sur le terrain mardi

Huit plongeurs sondaient encore ce mardi de nouveaux points d’eau, selon une autre source proche de l’enquête. Des recherches terrestres continuaient aussi autour du domicile du suspect et de la salle des fêtes. Outre l’ADN de la fillette, plusieurs éléments troublants pèsent sur le suspect. D’abord un téléphone portable caché aux gendarmes, « en cours de résiliation« , selon lui, tandis qu’un autre appareil marchait mal.

Ensuite, il a nettoyé de fond en comble son véhicule au lendemain du mariage pour le vendre, dit-il, ce qu’un acquéreur potentiel aurait confirmé. L’homme porte enfin des traces de griffures au bras et au genou. Elles remonteraient, selon son avocat, à « quelques jours avant le mariage« , quand « il a taillé des framboisiers ».

(Avec AFP) 

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