Marine Le Pen en soutien à Sophie Montel à Besançon : "Le vote Front national n'est plus un vote contestataire"

Publié le 28/10/2015 - 21:26
Mis à jour le 12/04/2019 - 13:43

Ce mercredi 28 octobre 2015 dans une salle du palais des congrès de Micropolis à Besançon, la candidate Front national/Rassemblement bleu marine Sophie Montel organisait un meeting dans le cadre de sa campagne pour l’élection Bourgogne Franche-Comté. Marine Le Pen était également présente pour soutenir la candidate ainsi que plus de 200 personnes. Lorsque cette dernière a pris la parole, des lycéennes indépendantes et des militants d’extrême gauche sont intervenus… (vidéo). 

Intervention de militants d’extrême-gauche au meeting de Marine Le Pen et Sophie Montel à Besançon from maCommune.info on Vimeo.

Lors de la conférence de presse donnée avant le meeting, Marine Le Pen a répondu à Manuel Valls après ses propos ce mercredi matin déclarant : "Tout sera fait pour empêcher le Front national de gagner". Selon elle, "la fin justifie les moyens, quels moyens ? La violence ? La Persécution judiciaire ? C'est quand même extrêmement inquiétant d'entendre un Premier ministre utiliser ces mots". "Qu'est-ce que ça veut dire quand un Premier ministre dit que tout, absolument tout doit être fait pour empêcher le Front national de passer ?" questionne-t-elle. "Si M. Valls parlait des fusions et des retraits, il suffisait qu'il dise qu'il prendrait ses responsabilités en demandant la fusion et le retrait si c'est nécessaire pour empêcher le FN de gagner, mais ce n'est pas la formulation qu'il utilise". 

Sophie Montel se dit "confiante"

La candidate à l'élection régionale en Bourgogne Franche-Comté a déclaré que "Je suis tout à fait confiante en ces élections régionales". Elle explique que c'est "parce que nous sommes dans deux régions qui sont depuis les élections présidentielles et législatives 2012 connaissent une véritable dynamique concernant les scores du Front national."

Pour le score du second tour, Sophie Montel se dit également très confiante "parce que je sais que nous avons une réserve de voix importante, je sais que nos électeurs se mobilisent bien plus que les électeurs d'en face". Elle a également ajouter que "pour tout vous dire je ne suis pas très complexée quand je vois les deux candidats que j'ai en face de moi, que ce soit Marie-Guite Dufay qui mène pour l'instant une campagne caricaturale entre ses réunions "café-débat" pour parler des arbres à vent, entre sa proposition phare pour le développement culturel à savoir la mise en place d'un festival régional du journal intime, ou encore le magnifique clip de campagne où on la voit sur la place de la Libération à Dijon avec ses colistiers (…), je pense qu'elle fera un score assez miteux."

Quant au candidat de l'Union de la droite et du centre François Sauvadet, il en prend également pour son grade. La candidate parle de son adversaire comme celui "qui a piqué la place à M. Joyandet partit en campagne dès le mois de décembre", "un UDI qui est aussi à la tête de l'exécutif local à savoir le conseil départemental de Côte-d'Or, qui a fait exploser les impôts locaux de 33% en quelques années (…) et la dette de son département".

"Ce n'est plus un vote contestataire" 

Selon elle, le vote Front national "n'est plus comme vous aviez l'habitude de le dire et de l'écrire mesdames, messieurs les journalistes, un vote contestataire, c'est réellement devenu un vote d'adhésion et pour preuve : la dynamique qui est la nôtre". 

Des néonazis au Front national ?

Cette question revient souvent dans la presse, les réseaux sociaux, etc. Plusieurs comptes de réseaux sociaux notamment Facebook ont été créés par des personnes bisontines, franc-comtoises, bourguignonnes entre autres, se montrant notamment en photo avec une affiche de Marine Le Pen et se proclamant encartés FN, et portant des symboles du 3e Reich. Lorsqu'on lui demande si elle sait qu'il existe des membres du FN adhérant à l'idéologie néonazie, la présidente du FN "conteste formellement cette information qu'il y ait au sein de FN. Des néonazis, et croyez-moi que s'il y en a ou qui partage cette idéologie, je les fous à la porte plus vite que la lumière, certains l'ont déjà testé d'ailleurs. Là-dessus, il n'y a pas de débat en ce qui me concerne. Pour moi, des personnes qui s'autoproclament néonazis, je n'accorde pas la moindre autorité à leur parole, la moindre, par conséquent, si ces personnes disent cela, c'est parce qu'ils ont une volonté de nuire au Front national" nous a-t-elle répondu.

Politique

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