Plan de lutte contre les violences faites au femmes : les institutions renouvellent leur engagement

Publié le 25/11/2025 - 18:00
Mis à jour le 28/11/2025 - 14:04

L’actualité bisontine récente nous rappelle que la question de la violence envers les femmes reste un problème de société majeur. C’est dans ce contexte qu’a été signé ce mardi 25 novembre le 3e plan départemental de lutte contre les violences faites aux femmes en présence du préfet du Doubs Rémi Bastille et de la présidente du Conseil départemental Christine Bouquin mais également de représentants des collectivités locales, des forces de l’ordre et de l’administration judiciaire. 

Préfet, présidente du Département, procureur, inspecteur d’académie, maires de plusieurs collectivités, directeur interdépartemental de la police nationale du Doubs et commandant du groupement de gendarmerie du Doubs, tous étaient réunis ce mardi au sein du collège Proudhon pour tenter d’endiguer une situation "que l’on ne peut pas accepter" et "qu’ensemble nous devons résoudre" a insisté Christine Bouquin. 

En préambule, une minute de silence a été dédiée à Laure Z., assassinée par son ex-compagnon le 20 novembre dernier à Besançon, et qui représente le 145e féminicide français de l’année 2025.

À l’instar des deux premiers, ce troisième plan départemental vise à lutter contre les violences faites aux femmes en développant le partenariat entre les institutions et les acteurs qui agissent au quotidien pour répondre au mieux à cette problématique et venir en aide aux victimes. Il est composé de trois axes : prévention, accompagnement, l’écoute et l’hébergement, sanctions, comme nous le détaille Isabelle Geoffroy dans notre vidéo.

La prévention à destination des jeunes est l’un des axes majeurs de ce 3e plan et l’une des raisons pour lesquelles la signature du plan s’est tenue au collège Proudhon qui est le seul établissement du Doubs à être labellisé "Égalité filles-garçons" niveau 3 (national). À ce titre, l’enseignante, Hélène Isabey s’est vu remettre le label Égalité filles-garçons par le directeur académique des services de l’éducation nationale, Samuel Rouzet, après avoir oeuvré des années durant pour l’obtention de ce label. 

Samuel Rouzet et Hélène Isabey. © Élodie R.

Sur les dix signataires que comptaient les deux premiers plans sont venus s’ajouter cinq nouveaux pour cette troisième édition : les associations de maires ruraux du Doubs et de France (AMR 25 et AMD 25), la Ville de Montbéliard, l’inspection d’académie et la Caisse d’allocations familiales du Doubs. Parmi eux, Samuel Rouzet s’est dit particulièrement fier d’intégrer ce plan et rappelle "le besoin d’un partenariat solide qui se matérialise aujourd’hui". D’autant plus que l’école "est l’un des premiers lieux où sont repérés les enfants en souffrance" a insisté l’inspecteur d’académie. À ce titre, l’année dernière, 58 informations préoccupantes ont concerné des enfants du département du Doubs a-t-il rappelé.

La maire de Quingey, Sarah Faivre a pour sa part évoqué les difficultés de certaines communes à accéder aux associations spécialisées. Ce plan vise ainsi à lutter contre les inégalités territoriales notamment en sensibilisant et en formant les élus locaux, mais également en mettant à disposition des communes des supports permettant de relayer l’information et d’orienter les victimes vers les acteurs compétents. 

Des dispositifs pour déceler les situations de violence

Parmi les dispositifs déjà mis en place dans les précédents plans, madame Isabelle Geoffroy a évoqué le dispositif Angela, qui dans le cadre de ce troisième plan, sera étendu au Pays de Montbéliard.

Cécile Chaffanjon, directrice de France victime 25 a rappelé l’intérêt des intervenants sociaux en commissariat et gendarmerie (ISCG), mis en place depuis septembre 2020. Ce dispositif d’action sociale permet aux acteurs d’intervenir "à des moments charnières, au tout début du parcours, parfois même avant qu’une plainte soit déposée sur des situations détectées en amont par les services de police ou de gendarmerie". Concrètement, l’ISCG permet "un repérage précoce des situations de violences ou de détresses sociales grâce à sa présence directe aux côtés des forces de l’ordre". Son intervention "renforce la sécurisation des victimes et la prévention de la récidive en facilitant les échanges", a expliqué madame Chaffanjon. Depuis 2020, son activité est en constante augmentation. En 2024, les ISCG du Doubs ont reçu 1300 victimes. À Besançon, l’activité est d’ailleurs en hausse de 26% "qui nous laisse penser la nécessité d’une autre poste d’ISCG", a encore ajouté la directrice. Les personnes reçues sont majoritairement des femmes victimes de violences conjugales et "les chiffres de 2025 confirment cette intensité". 

La CAF, pour sa part prévoit une aide universelle d’urgence, qui grâce à une démarche simplifiée permet à toute victime d’obtenir une aide allant de 300 à 1.000€. Celle-ci permet surtout d’accompagner un départ du domicile conjugal en prenant en charge des nuits d’hôtel par exemple. Entre 300 et 400 personnes en ont bénéficié au cours de l’année 2024. 

Pour la partie sanction, le procureur de la République Cédric Logelin a insisté sur la nécessité de "mieux détecter les situations", l’idée maîtresse étant "de ne plus parler de dossiers mais de situations". 

Une "bataille culturelle" à mener

Le préfet du Doubs a quant à lui "rappelé la réalité départemental : 1800 femmes ont déposé plainte dans le département pour des faits de violences depuis le début de l’année". De quoi donner "une idée de l’ampleur du phénomène" surtout lorsque le Centre d’information sur les droits des femmes et des familles (CIDFF) rappelle qu’une femme sur six seulement dépose plainte. Un chiffre en augmentation de 20% par rapport à l’année dernière, qui était elle-même en augmentation par rapport à l’année précédente.

Face à une "évolution sociétale extrêmement préoccupante", Rémi Bastille a insisté sur cette "bataille culturelle" et le besoin de "rester déterminés" et a alerté sur "la réalité sociétale de mouvements profonds qui remettent en cause le travail que l’on est en train de conduire en diffusant des messages qui sont l’exact opposé". Alors, "est-ce que ce combat, on est en train de le gagner ?", a lancé le préfet à son auditoire. Face à ce danger, il est impératif de "protéger et éduquer notre jeunesse sur ses messages masculinistes omniprésents sur les réseaux sociaux", a-t-il conclu.

Société

“Emilie Mottet Tour” : des ateliers pour faire progresser l’égalité entre les femmes et les hommes en Bourgogne-Franche-Comté

L’État et la Région lancent officiellement le "Emilie Mottet Tour" ce mois de mars 2026 une série de huit événements organisés par le Centre Emilie Mottet dans chacun des départements de la région autour d’un objectif commun : faire progresser l’égalité entre les femmes et les hommes.

La Région Bourgogne-Franche-Comté recrute !

Publi-Info • Pour son administration et ses lycées, la Région Bourgogne-Franche-Comté recherche de nouveaux profils dans des secteurs très variés. À cette occasion, découvrez aussi une communication au ton décalé et une identité visuelle inspirée des films d’espionnage.

Municipales 2026 – Suivez les résultats du deuxième tour dimanche 22 mars sur maCommune.info !

Après le premier tour de l'élection municipale le 15 mars dernier, la rédaction de maCommune.info passe une nouvelle fois en mode soirée électorale ! Ce dimanche 22 mars, à partir de 19h55, notre équipe se mobilise pour vous faire vivre en direct les résultats du deuxième tour. Tout au long de la soirée, nos journalistes Alexane Alfaro, Hélène Loget et Élodie Retrouvey seront mobilisées sur le terrain. Réactions des candidats, premières analyses et ambiance de la soirée : restez connectés pour suivre, minute par minute, ce premier tour des élections à Besançon avec la rédaction de maCommune.info.

Municipales 2026 dans le Doubs : des “délégations spéciales” pour les communes sans conseil municipal

À la suite du premier tour des élections municipales du 15 mars 2026, cinq communes du Doubs se retrouvent sans conseil municipal : Chapelle-d’Huin, Dompierre-les-Tilleuls, La Planée, Rochejean et Saules. Cette situation fait suite à l’absence de candidatures lors du scrutin.

Passage à l’heure d’été : ALS 162, le signal qui synchronise toute la France

Le 29 mars 2026, la France métropolitaine passera à l’heure d’été : à 2h du matin, il sera 3h. Au-delà des montres et des calendriers, un dispositif technique essentiel assure la synchronisation horaire du pays : le signal horaire ALS 162. Et l'Observatoire de Besançon y joue un rôle...

À Andelnans, des élus écologistes demandent l’annulation du salon “Univers du chiot”

Le salon "Univers du chiot ", prévu les 21 et 22 mars au parc expo l’AtraXion d’Andelnans, près de Belfort, suscite une vive opposition. Dans un communiqué, des représentants locaux du groupe Les Écologistes Nord Franche-Comté appellent à son annulation, dénonçant les conséquences de ce type d’événement sur le bien-être animal.

Basket : le BesAC doit s’affirmer contre le Pôle France !

Déjà deux matches de Phase 2 ont été joués. Et en ces deux occasions, on a vu deux visages diamétralement différents du BesAC. D'abord, en ouverture, un visage bien pâlichon contre Poissy à domicile avec une nette défaite au bilan (89-100), puis un visage conquérant vendredi dernier à Angers, victoire convaincante à la clef (86-88). Un match a donc rattrapé l'autre, mais le BesAC doit absolument rester vigilant, car rien n'est encore acquis concernant le maintien en Nationale 1, à 12 étapes du terme du championnat le 8 mai prochain. Actuellement, la formation bisontine compte deux victoires de mieux que Chartres, le 1er relégable, un pécule à ne pas gaspiller.

Immersion dans le patrimoine bisontin lors des nocturnes de l’histoire

Le 25 mars 2026, Besançon accueillera la 6e édition des Nocturnes de l'Histoire pour la troisième année consécutive. Organisée par le départemnt d'histoire de l'université Marie et Louis Pasteur, avec le centre de recherche Lucien Febvre, la MSHE Claude Nicolas Ledoux, la ville de Besançon à travers la direction du Patrimoine historique, la bibliothèque et archives municipaes, le 98 et la Citadelle, cet événement national propose au public une immersion dans l'hisoitre de la ville à travers conférences et visites. 

Un témoignage sur la prématurité : William Dorbane raconte le combat de son fils

Dans Mon fils sa bataille paru aux Éditions Baudelaire, l’auteur William Dorbane, 37 ans, livre un témoignage personnel sur la naissance prématurée de son fils. Résidant à Montbéliard, cet auteur et père de famille recomposée de six enfants propose, dans son premier ouvrage, un récit centré sur les émotions et les incertitudes vécues pendant la dernière grossesse de son épouse.

La Fête de la Nature lance un appel national à l’organisation pour son 20e anniversaire

La 20e édition de la Fête de la Nature se tiendra du 20 au 25 mai 2026 partout en France. À cette occasion, les organisateurs lancent un appel national afin d’inviter particuliers, associations, collectivités et professionnels à proposer des événements ouverts au public.

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi

Sondage

 1.55
légère pluie
le 26/03 à 06h00
Vent
3.58 m/s
Pression
1016 hPa
Humidité
89 %