Caméras, chaînes et fermeture nocturne : Ludovic Fagaut opère un tournant sécuritaire pour le square Saint-Amour

Publié le 19/05/2026 - 15:35
Mis à jour le 22/05/2026 - 17:44

VIDÉO • Alors que l’arrivée de l’été semble imminente, la Ville de Besançon a souhaité s’attaquer à un problème de tranquillité publique qui empoisonne la vie de certains riverains dès que les beaux jours pointent leur nez au square Saint-Amour. Ce mardi 19 mai 2026, au centre-ville de Besançon, le maire Ludovic Fagaut a annoncé les nouveaux dispositifs déployés au sein du square pour tenter d’enrayer le phénomène d’incivilités observés depuis près d’un an par les autorités locales.

Aux dires de certains riverains excédés par le phénomène, le square Saint-Amour a depuis un an l’habitude de devenir à la nuit tombée, un lieu de rassemblement pour prolonger les soirées après la fermeture des bars. Une situation qui a eu pour effet d’engendrer une recrudescence de nuisances en tout genre : bruit, consommation d’alcool et de protoxyde d’azote, trafics et autres.

Face à la situation, le député Modem du Doubs Laurent Croizier avait appelé la municipalité précédente en août 2025 à prendre un arrêté municipal afin de restreindre l’accès au square durant la nuit. Un mois plus tard, un tel arrêté avait été pris par la maire écologiste Anne Vignot permettant ainsi aux forces de l’ordre d’intervenir plus efficacement pour expulser les individus ne respectant pas cette décision. Une consigne arrivée trop tardivement pour le maire de Besançon, Ludovic Fagaut, qui ce mardi 19 mai, a souhaité "anticiper les choses".

© Élodie R.

Chiffres à l’appui, le maire de Besançon a annoncé qu’en un an, 50 interventions de police municipale et nationale avaient été réalisées dans ce même lieu. Avec la hausse des températures annoncée dès la fin de semaine, il était donc nécessaire d’agir rapidement afin de "renforcer la coopération entre police municipale et national pour la surveillance du secteur" tout en "répondant aux inquiétudes du voisinage" dont l’un des représentants du collectif des riverains du square Saint-Amour était présent. Ludovic Fagaut a ainsi annoncé plusieurs mesures afin d’enrayer le phénomène avant même qu’il ne fasse son retour au square Saint-Amour.

3 mesures applicables dès à présent

  • Installation d’une caméra de vidéo-protection : celle-ci permettra de contrôler la zone et de permettre aux forces de l’ordre d’intervenir rapidement en cas de problème.
  • Fermeture du square de 22h à 6h du matin : cette fermeture est effective par un arrêté municipal signé ce même jour par le maire de Besançon et sera matérialisé par des chaînes aux entrées du parc.
  • Maintien de l’éclairage public dans le square afin d’éviter notamment les zones d’ombre.

© Élodie R.

Désormais, il ne sera donc plus possible, ni de traverser la zone, ni de s’y arrêter entre 22h et 6h et ce jusqu’au 31 octobre 2026, les nuits fraîchement incitant naturellement les gens à ne pas s’attarder dehors. Une décision qui, si elle vise à assurer la tranquillité publique, a également pour effet direct de priver le petit parc urbain de sa fonction première. À savoir celle de venir y trouver un peu de fraîcheur lors des longues soirées d’été parfois étouffantes dans le centre-ville. Une conséquence malheureuse que l’on doit d’après le maire, "aux personnes qui sont dans l’exagération, dans l’outrance, dans le dépassement des limites de l’acceptation". Pour mettre un terme à cela, la Ville en vient alors "à prendre des mesures pour ramener la tranquillité". "C’est dommageable, mais on se doit aujourd’hui d’être proactif", a répété Ludovic Fagaut.

D'autres secteurs concernés ?

Une augmentation des passages de police est également prévue surtout "en fonction des beaux jours", a précisé le maire de Besançon, lorsque la tentation de s’arrêter dans le square est donc la plus forte.

Sans toutefois nommer précisément les secteurs concernés, Ludovic Fagaut a avancé que ce même type de dispositif pourrait être déployé dans d’autres lieux problématiques de la ville de Besançon. Y compris dans des quartiers éloignés du coeur de ville bisontin.

Politique

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