Prof de français en 30 minutes : à Dijon, une expérimentation fait polémique

Publié le 04/06/2025 - 08:00
Mis à jour le 04/06/2025 - 09:44

"Des profs au rabais": l'académie de Dijon a suscité la polémique en lançant une "expérimentation" qui permet à des enseignants d'autres matières d'enseigner le français, sans diplôme spécifique mais après un simple entretien d'une demi-heure.

 © Élodie R.
© Élodie R.

"L'académie de Dijon lance une expérimentation, dans le but de trouver de nouvelles solutions pour assurer l'enseignement du français dans les classes de collège et de lycée de notre académie", dit un courriel adressé le 22 mai à tous les professeurs, et vu par l'AFP. "Il s'agit de permettre à des enseignants d'une autre discipline de prendre en charge cet enseignement (du français, ndlr). A cette fin, est créée une attestation +Enseigner le français+", ajoute le message.

Selon un document révélé par Mediapart, et dont l'AFP a obtenu copie, les candidats à cette "attestation" doivent avoir suivi des études littéraires, "à un moment donné de leur parcours de formation initiale". Ils doivent envoyer un CV et un courrier listant leurs expériences puis passer un oral de dix minutes où ils présentent un cours de français factice, suivi d'un "échange" de 20 minutes, notamment sur leurs connaissances des programmes du français.

Interrogé mardi par l'AFP, le rectorat précise que ce système ne doit pas être mis en service avant l'année scolaire 2026-2027 et insiste sur le fait que l'attestation "n'est pas une simple formalité administrative" et qu'elle n'est attribuée que si "les compétences à enseigner en lettres sont reconnues". De plus, l'attestation est "temporaire, valable uniquement pour l'année scolaire", ajoute le rectorat. 

Un problème de recrutement ?

"Ce sont des profs au rabais", réagit mardi auprès de l'AFP Maxime Lacroix, secrétaire académique de l'Unsa Dijon, deuxième syndicat du secondaire. Un professeur de sports, de maths, de physique-chimie... pourra enseigner le français, "sans avoir un Capes ou une Agrégation" dans cette matière, des diplômes ouvrant normalement droit au professorat après plusieurs années d'études, argumente-t-il. "Après seulement un entretien rapide, ils pourront potentiellement enseigner jusqu'au bac de français", souligne M. Lacroix.

"Après le job-dating, les annonces sur Facebook, les parents qui s'improvisent professeurs", initiatives récemment prises à travers la France pour pallier le manque de professeurs, "voilà les +attestations pour enseigner+", ironise le Snes-FSU, principal syndicat enseignant du secondaire, sur un pastiche d'affiche intitulé "BricoEduc", publié sur le site du syndicat et qui imite de célèbres enseignes de bricolage.

"Le vrai problème est en fait dans le recrutement: ce métier n'attire plus car il n'est plus reconnu et pas valorisé financièrement", juge Philippe Bernard, co-secrétaire académique du SNES-FSU Dijon, qui accuse également les suppressions de postes dans l'Education. "Il y a actuellement une soixantaine de classes sans prof de français dans l'académie mais sept postes de profs de français ont été supprimés à la rentrée dernière", rappelle le syndicaliste.

(Source AFP)

Education

Concours régional “Tous à table !” : les professionnels de la restauration scolaire à l’honneur

La cérémonie de remise des prix du 3ª concours régional "Tous à table!", destiné aux équipes de cuisine des établissements de Bourgogne Franche-Comté, a eu lieu mercredi 10 juin 2026 au lycée François Mitterrand à Château-Chinon (Nièvre).

Franche-Comté : le SE-Unsa réclame un véritable statut pour les AESH et appelle à envoyer une carte postale au ministre

Le SE-Unsa de l’académie de Besançon appelle, dans un communiqué du 9 juin 2026, à une amélioration significative du statut des accompagnants d’élèves en situation de handicap (AESH). Le syndicat souligne l’importance croissante de ces personnels depuis la loi du 11 février 2005 sur l’égalité des droits et des chances des personnes en situation de handicap.

À Ronchaux, l’association Hissez Haut appelle au soutien de son projet d’accueil de la petite enfance

Installée à Ronchaux, l’association Hissez Haut œuvre depuis quatre ans en faveur de l’enfance et des familles. Ses activités s’articulent autour de deux axes : la gestion de la Maison d’Assistantes Maternelles (MAM) La CrapaHutte et l’organisation d’événements destinés aux enfants, aux parents et aux professionnels de l’éducation. Elle lance une campagne d'information depuis le 4 juin pour trouver du matériel et des dons.

Résistance, Déportation, Shoah : les élèves du Doubs récompensés pour leur travail de mémoire

Le concours national de la Résistance et de la Déportation (CNRD) a décerné un total de 61 prix aux élèves du département du Doubs mercredi 3 juin 2026 à la préfecture du Doubs à Besançon. Ces derniers ont rendu leurs travaux sur le thème de “La fin de la Shoah et de l’univers concentrationnaire nazi. Survivre, témoigner, juger (1944-1948)“.

Suppressions des intervenants en EPS et musique : deux syndicats adressent une lettre ouverte au maire de Belfort

Dans un communiqué commun, les syndicats FSU-SNUipp 90 et CGT Educ de l’Académie de Besançon, interpellent le maire de Belfort suite aux propos qu’il a tenu dans la presse la semaine passée et ce week-end, au sujet de la suppression des interventions municipales en EPS et musique sur le temps scolaire.

À Besançon, des difficultés d’accès piéton dénoncées autour de l’école Paul Bert en plein chantier

À Besançon, un père de famille alerte sur les conditions d’accès à l’école élémentaire Paul Bert, située rue Lanchy, dans le contexte des travaux de réhabilitation de l’établissement. Selon lui, les aménagements temporaires mis en place durant le chantier posent des problèmes de sécurité pour les piétons, en particulier aux heures d’entrée et de sortie des classes.

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi
 19.47
couvert
le 12/06 à 12h00
Vent
3.48 m/s
Pression
1027 hPa
Humidité
62 %

Sondage