PSP : la famille Peugeot se remet à table avec ses moulins

Publié le 19/06/2014 - 11:38
Mis à jour le 19/06/2014 - 18:29

Le tribunal de commerce de Besançon a levé ce lundi 16 juin 2014 le redressement judiciaire qui pesait sur le groupe PSP depuis le 17 décembre 2012. La famille Peugeot, attachée à ses moulins, reprend les commandes et souhaite se recentrer sur la marque qui écoule plus de 2 millions de moulins dans 80 pays et qui réalise 70% de son chiffre d’affaires à l’export.

Psp moulins peugeot par macommune_info

Même si la décision était attendue et que PSP touche du bois avec plus de 60 % de sa fabrication de moulins en hêtre,  le groupe s'est vu notifier ce lundi 16 juin la levée de son redressement judiciaire.

"Les Moulins Peugeot sont rentables. C'est une des plus belles marques sur le marché dans cette typologie de produits. Nous sommes présents dans presque 80 pays dans le monde  avec un chiffre d'affaires de 70 % à l'exportation "  explique Philippe Rapacz, le nouveau président en place depuis le début du mois de janvier à Quingey. Il  espère passer d'un  chiffre d'affaires de 27 M€ en 2013 à 30 M€ en 2014  et avec un objectif à moyen terme de  35 M€

 L'erreur stratégique de la diversification avec la relance des outils à main Peugeot en 2007 fait désormais partie du passé. "Nous n'étions pas formatés pour nous battre dans le domaine de la grande distribution"  explique-t-il. "L'activité outillage a englouti une grande partie de la trésorerie. Allié à la crise, l'outillage a mis à genou tout le groupe PSP". Jusqu'au redressement judiciaire du 17 décembre 2012. 

Un an et demi plus tard, les cartes ont été redistribuées en avril avec l'appui des banques et le retour aux commandes de la famille Peugeot.  Établissement Peugeot Frères (EPF)  détient désormais 80 %  de PSP SAS contre 27 % auparavant.  À la tête du conseil d'administration Thierry Mabille de Poncheville succède donc à Jean-Claude Fornage. Ce dernier,  qui avait repris la société en 1992, devient minoritaire avec 17 % des parts alors qu'il en détenait 70%. Cet ancien dirigeant de Stanley-Besançon avait à l'époque, repris la licence des noix (mécanismes) cédée en 1986 à l'entreprise américaine par la famille Peugeot. 

Plus d'un moulin sur deux  100% Made in France 

Un tour de moulin plus loin, la Famille Peugeot revient donc à ses origines et reprend le contrôle. "D'abord c'est leur nom, c'est leur marque" explique Philippe Rapacz. "Ils sont attachés à cette marque qui a un rayonnement international, et puis nous sommes dans le berceau industriel de la famille. Il ya un attachement à la région. Plus de la moitié des moulins sont de production 100% Française. Il y a un côté affectif et historique indéniable…    "

"Se recentrer sur la marque… "

 L'enjeu pour PSP est aujourd'hui de se reconcentrer sur la marque, de poursuivre ses efforts à l'export notamment aux États-Unis. Un nouveau plan directeur dans l'usine de Quingey est en cours. Il devrait permettre dans les trois prochaines années de réorganiser plus efficacement les flux et de moderniser l'outil de production. Après un an et demi de mise au point, l'atelier peinture vient par exemple de terminer sa mue vers des laques à eau qui sèchent plus vite et accroissent la productivité. 

25 personnes de la société ont également réfléchi au "plan marque" de la société qui souhaite aujourd'hui créer d'autres types de produits, mais toujours dans le cercle concentrique des arts de la table via le même réseau de distribution. Parmi ses projets les plus proches : la sortie d'un moulin pour le sel de Guérande...

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