Radicalisation : un habitant de Saône-et-Loire assigné à résidence

Publié le 17/12/2015 - 18:17
Mis à jour le 17/12/2015 - 18:17

Le tribunal administratif de Dijon a maintenu ce jeudi 17 décembre l’assignation à résidence d’un habitant de Saône-et-Loire tout en demandant aux autorités d’en « définir » la durée, cette mesure étant « susceptible », à terme, « de devenir disproportionnée ».

Le tribunal avait été saisi en référé par un résident d'Autun de 27 ans dont le frère, radicalisé, est parti combattre en Syrie en 2013 dans les rangs du groupe de l'État islamique. Il est soupçonné d'avoir voulu le rejoindre, ce qu'il nie.

Le juge a maintenu son assignation à résidence mais a toutefois prescrit au ministère de l'Intérieur de "définir" une durée à cette assignation à résidence car "ces mesures justifiées au départ sont susceptibles, en cas d'évolution des circonstances de droit ou de fait, de devenir disproportionnées et, par suite, de violer les droits de l'intéressé".

Son frère diplômé à Belfort

L'avocat du jeune homme, Me Florian Borg, s'est félicité auprès de l'AFP de
cette injonction visant le ministère, considérant qu'il s'agissait d'un "point
important". Citant des "notes blanches" produites par l'Intérieur, le tribunal rappelle dans son jugement que le frère du jeune Autunois, âgé de 21 ans, avait demandé à son aîné, titulaire d'un master de l'École supérieure des technologies et des affaires de Belfort, "de le rejoindre pour participer à la mise en place d'une banque islamique, en lui prodiguant des conseils afin de justifier ses déplacements sans éveiller les soupçons".

Ce dernier aurait "acquiescé à cette demande" et entrepris de "quitter la France", avant d'être intercepté par les gendarmes de la Drôme le 23 octobre dernier, poursuit-on. "Mon client nie : on lui reproche d'avoir des conversations avec son frère et il s'agit d'interprétations faites sur la base d'écoutes auxquelles je n'ai pas accès", a dénoncé Me Borg. "N'ayant pas accès à toutes les pièces du dossier, c'est parole contre parole", a-t-il estimé.

Le jeune homme a également produit pour sa défense un certificat médical indiquant qu'il souffre "de troubles bipolaires" et qu'il "bénéficie d'un traitement neuroleptique ayant pour effet 'une altération de la motivation associée à un ralentissement psychomoteur manifeste' incompatibles avec un 'processus de radicalisation'".

(Source : AFP)

Soyez le premier à commenter...

Laisser un commentaire

Justice

Incendie à Crans-Montana : un plaignant réclame la récusation des procureures chargées de l’enquête

L'avocat du père d'une victime de l'incendie de Crans-Montana, qui a fait 41 morts et 115 blessés la nuit du nouvel an dans la station de ski suisse, a réclamé vendredi 6 février 2026 la récusation des procureures chargées de l'enquête, qu'il accuse de "grave manquements".

Incendie mortel à Crans-Montana : “pas un seul instant nous ne pensons pas aux victimes”, assure le co-propriétaire

Jacques Moretti, co-propriétaire avec son épouse du bar incendié la nuit du nouvel an dans la station suisse de Crans-Montana, a assuré vendredi 6 février 2026 que le couple ne passait "pas un seul instant" sans penser aux victimes du drame, qui a fait 41 morts et 115 blessés.moretti

Affaire Péchier : la demande de mise en liberté examinée le 11 février par le tribunal de Besançon

Condamné à la réclusion criminelle à perpétuité pour 30 crimes d’empoisonnement, l’ex-anesthésiste Frédéric Péchier verra sa demande de mise en liberté examinée le 11 février 2026 par le tribunal de Besançon. L’accès à l’audience sera limité en raison de la capacité réduite de la salle.

Besançon : 15 ans de réclusion pour le meurtre d’un Bosniaque sur fond de trafic de drogue

Un homme de 20 ans a été condamné mercredi à 6 février 202615 ans de réclusion pour le meurtre d'un quadragénaire bosniaque à Besançon en 2023 sur fond de trafic de drogue, des faits commis alors qu'il était mineur, a-t-on appris auprès des avocats impliqués.

Un des deux évadés de Dijon condamné à 12 ans de réclusion pour violences sur son ex

Un des deux hommes qui s'était évadé fin novembre de la prison de Dijon, avant d'être rapidement repris, a été condamné lundi à Lons-le-Saunier à 12 ans de réclusion pour des violences sur son ex-compagne, qu'il avait éborgnée en lui plantant une fourchette dans l'oeil.

Il avait tué son compagnon en l’écrasant : peine de 15 ans de prison confirmée en appel   

Un homme de 46 ans a été condamné jeudi 22 janvier 2026 en appel à Lons-le-Saunier à 15 ans de réclusion criminelle pour avoir tué son compagnon en 2022 en lui roulant dessus avec sa voiture, la même peine que celle infligée il y a un an en première instance. L'accusation avait requis 25 ans de réclusion.

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi

Sondage

 7.52
couvert
le 07/02 à 18h00
Vent
0.7 m/s
Pression
1005 hPa
Humidité
86 %