Sécu : face aux déficits records, la Cour des comptes demande "d'agir sur les dépenses"

Publié le 07/10/2020 - 17:01
Mis à jour le 07/10/2020 - 14:55

Le déficit abyssal de la Sécurité sociale, creusé par le Covid et qui devrait perdurer plusieurs années, « suppose d’agir sur les dépenses », en premier lieu celles de santé, affirme la Cour des comptes dans un rapport publié mercredi 7 octobre 2020.

Illustration © D Poirier
Illustration © D Poirier

Entre le bond des dépenses liées à l'épidémie et la chute des recettes due à la crise économique, la Sécu devrait enregistrer une perte historique de 44,4 milliards d'euros cette année, ramenée à 27,1 milliards en 2021, mais encore supérieure à 20 milliards par an jusqu'en 2024, selon le projet de budget présenté par le gouvernement la semaine dernière.

La Cour des comptes juge "essentiel de reconstruire dès à présent une nouvelle trajectoire de retour à l'équilibre"

Une perspective insatisfaisante pour la Cour des comptes, qui juge "essentiel de reconstruire dès à présent une nouvelle trajectoire de retour à l'équilibre". "A crise exceptionnelle, mesures exceptionnelles, et nous ne les critiquons pas" a déclaré son président Pierre Moscovici lors d'une conférence de presse, soulignant que "quand nous sortirons de cette situation, nous devrons vivre avec ses conséquences".

Si possible sans allonger le remboursement de la dette sociale (déjà repoussé de 2024 à 2033), car "on ne peut pas vivre éternellement sur l'endettement", et sans hausse des prélèvements (déjà augmentés de 20 milliards en dix ans), qui "ne nous paraît pas une piste à privilégier" non plus, a-t-il ajouté.

Ce qui ne laisse "pas d'autre choix que d'agir sur la qualité et la sélectivité de la dépense sociale", à commencer par des "actions structurelles" dans le champ de l'assurance maladie, a-t-il affirmé, tout en se défendant de porter une doctrine "austéritaire".

"Nous ne sommes pas en train de dire qu'il y a trop d'hôpitaux en France"

La Cour considère toutefois dans son rapport que le "Ségur de la santé", qui prévoit des hausses de salaires et des investissements importants, "justifierait pour contrepartie des réorganisations de l'offre de soins". Elle conseille donc d'"approfondir" les coopérations entre hôpitaux voisins et de les "encourager, là où c'est possible, à fusionner". "Nous ne sommes pas en train de dire qu'il y a trop d'hôpitaux en France", a précisé M. Moscovici, qui souhaite cependant en "revoir la carte pour permettre à chacun d'avoir accès à toutes les spécialités médicales".

Le rapport pointe aussi des "chevauchements" dans certaines dotations du ministère et des agences régionales de santé, qui pourraient "en réduire le coût de gestion".

Des économies sont également suggérées sur les dispositifs médicaux, notamment via "des objectifs de baisses tarifaires". Le rapport recommande en outre "une remise en ordre" des minima de pension, dont les règles varient d'un régime de retraite à l'autre, sans garantir le niveau de 85% du Smic pourtant inscrit dans la loi depuis 2003.

Des "améliorations" sont enfin préconisées du côté des caisses d'allocations familiales, qui n'ont pas réussi à "atteindre les objectifs fixés de créations de places en crèche", ni à "corriger les inégalités territoriales" en la matière.

(AFP)

Economie

Dégradations des 17 et 18 octobre : l’Urssaf et le CPSTI mobilisés pour soutenir les commerces touchés

À la suite des dégradations et des vols survenus les 17 et 18 octobre, l’Urssaf et le Conseil de la protection sociale des travailleurs indépendants (CPSTI) annoncent mettre en place des mesures d’accompagnement à destination des commerçants et des professionnels concernés. Au programme : des dispositifs de soutien à la trésorerie, des reports de cotisations et des aides financières exceptionnelles pouvant atteindre 6 000 euros, sous certaines conditions.

Magasins fermés, horaires réduits… des commerçants de Besançon redoutent de nouveaux débordements le 24 octobre

À la veille d’un ”Acte II” annoncé contre la vie chère, le prix du carburant et pour les revendications lycéennes, les commerces du centre-ville de Besançon s’organisent. Entre fermetures anticipées, horaires réduits et maintien de l’activité sous surveillance, les professionnels redoutent de nouveaux débordements après les dégradations et pillages du samedi 17 octobre.

Découvrez monJob.info, la plateforme de l’emploi en Bourgogne Franche-Comté !

En recherche d’emploi ou à la recherche de nouveaux talents, monJob.info facilite la rencontre entre candidats et recruteurs dans la région. Ce site dédié à l’emploi rassemble des offres, des actualités économiques et des informations utiles pour mieux comprendre le marché du travail local.

À Besançon La Table des Copains cultive l’art de rassembler, bien au-delà de l’assiette

À Besançon, Nicolas Pirolley et sa compagne Audrey ont quitté la franchise Ninkasi pour ouvrir le 10 octobre dernier leur propre établissement "La Table des Copains" en lieu et place de l’ancienne enseigne située rue Guillaume Apollinaire dans la ZAC Chauteaufarine. Leur objectif : faire de cette nouvelle brasserie un véritable lieu de vie et de convivialité.

À Planoise, Mission locale et France Travail désormais sous le même toit

La Mission locale du bassin d’emploi de Besançon vient d’intégrer les locaux de France Travail dans le quartier prioritaire de Planoise. Le préfet du Doubs, Rémi Bastille, s’est rendu sur place ce jeudi 22 octobre 2026 pour inaugurer cette installation qui vise, selon la préfecture du Doubs, à assurer « une offre de service de proximité plus accessible et plus cohérente, au service de l’accompagnement des jeunes vers l’emploi ».

Commerces dégradés le 17 octobre 2026 : le gouvernement annonce un plan de soutien économique aux entreprises sinistrées

À la suite des violences urbaines des 17 et 18 octobre 2026, qui ont provoqué des dégâts dans plusieurs milliers de commerces en France, y compris à Besançon, le gouvernement déploie une série de mesures destinées à soutenir les entreprises touchées. Activité partielle financée par l’État, reports de charges, prêts à taux zéro et aides d’urgence figurent parmi les dispositifs annoncés.

Nouveau à La Vèze : des plats familiaux à emporter inspirés de la cuisine italienne

Après une carrière dans les secteurs bancaire, des assurances et de l’automobile, Marie Bernard a finalement souhaité donner un nouveau sens à sa carrière en devenant indépendante. Le 11 septembre 2026, elle a concrétisé un projet qui lui tenait à coeur en ouvrant son activité autour de la cuisine italienne. Situé à la Vèze, l’enseigne Da Maria propose une sélection de plats familiaux inspirés de la cuisine italienne, à emporter. Nous lui avons posé quelques questions sur son activité.

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi
 10.77C°
légère pluie
le 24/10 à 17h00
Vent
5.26 m/s
Pression
1023 hPa
Humidité
74 %

Sondage