Suisse : plainte déposée par 2 ONG contre l'ex-général sri-lankais Jagath Dias

Publié le 04/08/2011 - 16:48
Mis à jour le 04/08/2011 - 16:48

Une plainte pénale a été déposée auprès du ministère public de la Confédération suisse par 2 ONG contre l'ex-général sri-lankais Jagath Dias, accusé de crimes de guerre, a-t-on appris jeudi auprès de ces organisations. Le ministère public (MPC) a confirmé avoir reçu la plainte, et indiqué que le dossier est en cours d'examen.

PUBLICITÉ

La plainte a été déposée par la Société pour les peuples menacés (SPM) et TRIAL (association suisse contre l'impunité). M. Dias est numéro deux de l'ambassade du Sri-Lanka en Allemagne depuis septembre 2009. Cette ambassade couvre également la Suisse et le Vatican, et M. Dias est basé à Berlin. 

Selon les ONG, M. Dias commandait la 57e division de l'armée sri-lankaise, au moment de l'offensive finale contre le groupe rebelle des Tigres Tamouls, fin 2008 et début 2009, qui a coûté la vie à 40.000 civils. Les troupes du général Dias "auraient notamment bombardé massivement des civils et des hôpitaux", indiquent les ONG dans leur communiqué.

Parallèlement à cette plainte, les ONG ont aussi demandé au gouvernement suisse de déclarer M. Dias "persona non grata", en ajoutant avoir reçu des assurances que des mesures avaient été prises par le ministère des Affaires étrangères.

Interrogé par l'AFP, un porte-parole du ministère a indiqué que ces mesures étaient confidentielles, tout en précisant qu'il était "au courant des accusations portées contre cette personne". "Le département des Affaires étrangères accorde la plus grande attention à cette affaire, beaucoup de discussions ont eu lieu à ce sujet avec les autorités sri-lankaises", a-t-il dit.

(Source : AFP)

Soyez le premier à commenter...

Laisser un commentaire

Dans la catégorie

VIDEOS – Affaire Narumi : les détails de l’enquête dévoilés…

VIDEOS – Affaire Narumi : les détails de l’enquête dévoilés…

VIDEOS • Les investigations concernant l'assassinat fin 2016 à Besançon de l'étudiante japonaise Narumi Kurosaki, dont le corps n'a jamais été retrouvé, sont terminées et la France demande l'extradition du suspect chilien Nicolas Zepeda Contreras, a indiqué jeudi 10 octobre 2019 le procureur de Besançon Etienne Manteaux, qui dévoile les détails de l'enquête (voir vidéos ci-dessous).

La préfecture du Doubs demande l’arrêt complet de l’exploitation de la carrière de Semondans

La préfecture du Doubs demande l’arrêt complet de l’exploitation de la carrière de Semondans

Après le jugement du tribunal administratif de Besançon d'annulation de dérogation "espèces protégées" de la carrière de Semondans, la préfecture du Doubs met en demeure la SAS Maillard de régulariser sa situation administrative en cessant l'activité irrégulière ou déposant un dossier de demande d'autorisation environnementale. En attendant, le fonctionnement de la carrière est suspendu.

Affaire Narumi : la France s’apprête à demander l’extradition du suspect chilien

Affaire Narumi : la France s’apprête à demander l’extradition du suspect chilien

Le parquet de Besançon a finalisé une demande d'extradition du Chilien Nicolas Zepeda Contreras, principal suspect dans la disparition fin 2016 à Besançon de l'étudiante japonaise Narumi Kurosaki, qui sera transmise aux autorités chiliennes dans les prochains jours, a-t-on appris lundi de source judiciaire.

Haute-Saône : un aide-soignant soupçonné d’agressions sexuelles sur 13 personnes en Ehpad

Haute-Saône : un aide-soignant soupçonné d’agressions sexuelles sur 13 personnes en Ehpad

Un aide-soignant, écroué en juin pour agressions sexuelles et harcèlement sexuel sur quatre personnes dans un Ehpad de Haute-Saône, est suspecté d'avoir commis des faits similaires sur neuf autres victimes dans plusieurs établissements de la région, a indiqué ce jeudi 3 octobre 2019 le parquet.

Le tribunal de Dijon refuse le prénom « Jihad »

Le tribunal de Dijon refuse le prénom « Jihad »

Le tribunal de Dijon a annulé vendredi le prénom "Jihad" donné il y a presque un an par une mère à son nouveau-né, et que la justice considère comme ayant une "acception péjorative", a-t-on appris vendredi 27 septembre 2019 auprès du parquet.

Anesthésiste de Besançon : le docteur Péchier reste en liberté

Anesthésiste de Besançon : le docteur Péchier reste en liberté

La Cour de cassation a rejeté ce mercredi 18 septembre 2019 le pourvoi formé par le parquet général contre le maintien en liberté du Dr Frédéric Péchier, anesthésiste de Besançon soupçonné de dizaines d'empoisonnements, qui reste donc libre, a-t-on appris de source proche du dossier et auprès de son avocat.

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements