Hausse des tarifs des autoroutes : risque d’un report massif du trafic des autoroutes vers les routes nationales

Publié le 30/01/2023 - 16:28
Mis à jour le 02/02/2023 - 15:30

L’augmentation moyenne du tarif des péages d’autoroute à hauteur de 4,75 % entrera en vigueur à compter de ce mercredi 1er février 2023. Selon l’association 40 millions d’automobilistes, c’est "une hausse inadmissible qui s’ajoute au prix délirant des carburants et transforme la mobilité en luxe."

Autoroute A36  © D Poirier
Autoroute A36 © D Poirier

Alors que le ministre délégué aux Transports Clément Beaune semble se satisfaire de cette hausse "sensiblement inférieure à l’inflation" (6,33 % à fin octobre 2022) et que le ministre de l’Économie Bruno Le maire continue à ignorer les conclusions du rapport de l’Inspection générale des Finances qu’il a lui-même commandé, l’association "40 millions d’automobilistes" dénonce une énième hausse inadmissible pour les usagers des autoroutes.

Le risque d’un report massif du trafic des autoroutes vers le réseau secondaire

La première conséquence de cette nouvelle hausse du tarif des péages autoroutiers est qu’il rend l’accès au réseau de moins en moins accessible financièrement pour les usagers : "Avec la perte globale du pouvoir d’achat que subissent actuellement les Français, on comprend rapidement qu’ils vont être de plus en plus nombreux à ne plus pouvoir s’offrir le luxe d’emprunter le réseau autoroutier, et c’est très dommageable car c’est le réseau le plus sécuritaire. Les usagers risquent donc massivement de se reporter sur les routes nationales et départementales, 5 à 6 fois plus accidentogènes que les autoroutes", explique Philippe Nozière, président de "40 millions d’automobilistes ".

Des prix 60 % trop élevés selon l’Inspection générale des Finances

En plus des effets délétères de l’augmentation des tarifs, le rapport commandé par le ministre de l’Économie Bruno Le Maire, qui lui a été récemment remis par l’Inspection générale des Finances, rappelle que les prix pratiqués aux péages sont beaucoup trop élevés (de l’ordre de 60 %, selon l’administration).

"Pas besoin d’être l’IGF pour savoir que les autoroutes françaises coûtent trop cher aux usagers…", selon Pierre Chasseray, délégué général de l’association, qui explique que pour autant, "ce rapport a le mérite de rendre la chose officielle et publique, bien que le Ministre aurait sans doute préféré que cela ne s’ébruite pas, et qu’il fasse désormais la sourde oreille aux suggestions émises par les inspecteurs. Avec autant d’enjeux sur la table, l’inaction de Bruno Le Maire est un scandale politique. Économiquement, les tarifs pratiqués sont un non-sens. Il est donc impératif que les péages d’autoroutes retrouvent un niveau normal et acceptable pour les automobilistes. À tout le moins, l’État doit absolument se saisir de l’opportunité qu’il a de dénoncer les contrats en cours devant le Conseil d’État, parce qu’ils sont contraires à l’intérêt général", conclut-il.

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