Tariq Ramadan confronté à son accusatrice suisse devant le procureur genevois

Publié le 10/11/2020 - 10:31
Mis à jour le 10/11/2020 - 10:31

L’islamologue Tariq Ramadan, mis en examen en France pour viols sur cinq femmes, est confronté lundi 9 novembre 2020, devant le procureur genevois, à une femme qui l’accuse de l’avoir violée en 2008 en Suisse.

M. Ramadan et la plaignante, surnommée dans les médias "Brigitte", ont déjà été confrontés à deux reprises, en septembre et octobre, dans le bureau des juges français, mais l'islamologue avait jusqu'à présent l'interdiction de quitter le territoire français. En raison de cette mesure, le procureur genevois en charge de la plainte pour viol déposée en Suisse contre l'islamologue en avril 2018 n'avait jamais pu le convoquer.

Cette mesure a été partiellement levée, permettant à M. Ramadan d'assister aux audiences à Genève cette semaine. "Les quatre jours à venir sont consacrés à l'audition de témoins, deux par
jour, et évidemment c'est une étape importante que nous abordons avec toute la sérénité nécessaire parce que ma cliente a simplement toujours dit la vérité", a indiqué à son arrivée peu avant 9H00 au Palais de justice Me Robert Assael, l'un des avocats suisses de la plaignante.

Arrivée peu après, M. Ramadan, masqué et accompagné de ses avocats, n'a pas souhaité faire de commentaires aux médias.

"Ces audiences vont confirmer la réalité des horribles agressions"

"C'est un moment très attendu parce que cela va faire avancer la procédure de manière vraiment importante et là on peut marquer notre reconnaissance au procureur qui a mis l'audition des témoins ensemble sur quatre jours", a indiqué Me Assael. "Ces audiences vont confirmer la réalité des horribles agressions, en particulier sexuelles et de violence, subies par notre cliente", a-t-il ajouté. "Brigitte" accuse l'islamologue de l'avoir entraînée dans une chambre d'hôtel, à Genève le soir du 28 octobre 2008, où il l'aurait soumise à des actes sexuels brutaux, accompagnés de coups et d'insultes.

Convertie à l'islam, elle avait fait sa connaissance quelques mois auparavant lors d'une séance de dédicace, puis lors d'une conférence en septembre. S'en était suivie une correspondance de plus en plus intime sur MSN et Facebook. Le soir des faits, elle avait rendez-vous avec le célèbre prédicateur pour prendre le thé.

M. Ramadan, qui a déposé plainte pour "dénonciation calomnieuse" contre "Brigitte", a reconnu l'avoir rencontrée mais a renoncé à la relation sexuelle après un échange de caresses, selon ses avocats.

A l'issue de sa confrontation en France avec "Brigitte", le prédicateur s'était dit "très satisfait", dénonçant les "mensonges, affabulations" et "contradictions de la plaignante".

(AFP)

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Justice

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