Temps d’écran des enfants de 3 à 11 ans : un usage précoce, quotidien et marqué par les inégalités sociales

Publié le 28/09/2025 - 14:00
Mis à jour le 25/09/2025 - 17:45

Santé publique France a publié le 25 septembre 2025 une synthèse inédite sur l’exposition aux écrans des enfants de 3 à 11 ans scolarisés en maternelle et en élémentaire. Cette publication s’appuie sur les données de l’enquête Enabee (Étude nationale sur le bien-être des enfants) et dresse pour la première fois un état des lieux représentatif de l’exposition aux écrans des enfants sur leur temps de loisirs.

 © ongchinonn/pixabay
© ongchinonn/pixabay

En 2022, la quasi-totalité des enfants de 3 à 11 ans était exposée à au moins un type d’écran, principalement la télévision. Le temps d’exposition augmentait avec l’âge : "passant de 1h22 par jour en moyenne chez les enfants de 3-5 ans à 2h33 chez ceux de 9-11 ans". Les jours sans école, ce temps était deux fois plus important qu’en période scolaire.

La présence d’un écran dans la chambre augmentait avec l’âge, en priorité la télévision, puis les consoles et les tablettes. "Si la possession d’un smartphone personnel restait rare avant 6 ans, 15 % des enfants de cet âge disposaient déjà d’une tablette. Près d’un enfant sur deux de 11 ans (scolarisé en élémentaire) possédait un smartphone avant l’entrée au collège."

Les pratiques évoluaient selon l’âge et le sexe : "les garçons préféraient les consoles de jeux, tandis que les filles investissaient davantage le smartphone à partir de 9 ans". L’accès aux réseaux sociaux, interdit avant 13 ans en France, concernait moins de 2 % des 3-5 ans et 25 % des 9-11 ans, dont 30 % chez les filles. Parmi eux, 2,4 % des 6-8 ans et environ 5 % des 9?11 ans ayant accès aux réseaux sociaux auraient subi des moqueries ou des humiliations.

Des pratiques familiales contrastées et des inégalités sociales marquées

L’étude met en évidence le rôle déterminant des parents dans l’exposition aux écrans, mais aussi de fortes disparités sociales. "Les enfants issus de familles les moins diplômées passaient davantage de temps devant les écrans et étaient plus souvent équipés d’appareils personnels ou disposaient d’un écran dans leur chambre."

Chez les 3-5 ans, 72 % dépassaient 1 heure d’écran quotidien dans les familles les moins diplômées, contre 35 % dans les familles les plus diplômées. Pour les 6-8 ans, ces proportions étaient de 55 % contre 20 %, et pour les 9-11 ans de 73 % contre 39 %.

Si la majorité des parents (9 sur 10) déclarait encadrer le temps d’usage des écrans, le contrôle des contenus diminuait avec l’âge : "52 % des parents de 3-5 ans, 45 % de 6-8 ans et 36 % de 9-11 ans déclarent empêcher 'souvent' leur enfant de consulter certains contenus". Entre 5 et 9 % des parents ne limitent "jamais" ces contenus.

Une base solide pour la prévention et la promotion de la santé

Pour la directrice générale de Santé publique France, Dr Caroline Semaille, "cette étude nationale sur le temps d’écran des enfants de 3 à 11 ans en 2022 offre une photographie inédite et robuste des usages numériques en France, confirmée par sa cohérence avec les données internationales. Elle révèle des inégalités sociales persistantes, avec un temps d’écran accru dès le plus jeune âge dans les milieux moins favorisés, soulignant l’urgence d’agir collectivement pour réduire ces disparités. Les différences d’usages selon l’âge et le sexe, ainsi que l’influence majeure des parents et de l’environnement familial, suggèrent des leviers concrets pour la promotion de comportements numériques favorables à la santé et la prévention des usages excessifs ou inadaptés des écrans."

Selon elle, "ces résultats fournissent un socle solide pour élaborer la prochaine campagne de Santé publique France sur la problématique des écrans et la promotion d’un équilibre bénéfique pour le développement des enfants".

Santé

Santé mentale : trois nouveaux outils développés à Besançon pour libérer la parole des adolescents

L'amélioration de la santé mentale des adolescents est au cœur des trois nouveaux outils élaborés par les professionnels du secteur en collaboration avec ceux et celles qui en bénéficient. Cela a pour but de venir concrètement compléter la stratégie de prévention et d'information sur la santé mentale mise en place dans le Doubs et en Bourgogne-Franche-Comté.

Avec l’arrivée de la pluie, la qualité de l’air s’améliore en Bourgogne-Franche-Comté

Selon le dernier bulletin d'Atmo Bourgogne-Franche-Comté publié lundi 17 août 2026, l'arrivée des pluies tant attendues favorise l'amélioration de la qualité de l'air qui retrouvera des taux moyens dès demain. Quant aux pollens, le risque reste faible sur la grande majorité de la région.

Besançon : une journée pour mieux comprendre la recherche sur la maladie de Parkinson

Le samedi 26 septembre 2026 de 13h à 17h30 à la CCI, l’association France Parkinson organise une nouvelle édition de « Parlons Recherche » à Besançon. Une journée ouverte aux personnes malades, à leurs proches, aux professionnels de santé, aux chercheurs et au grand public, consacrée aux avancées de la recherche sur la maladie de Parkinson.

La Tagada Run, une nouvelle course solidaire organisée à Ecole Valentin

À l’occasion d’Octobre Rose, l’association Doubs Natur’Ailes et la commune d’École-Valentin lancent la première édition de la Tagada Run, une matinée sportive, familiale et solidaire dont les bénéfices seront reversés à la Ligue contre le cancer. Rendez-vous dimanche 11 octobre 2026.
 

Santé Publique France lance une consultation citoyenne sur la canicule

Santé Publique France a publié un communiqué ce lundi 10 août annonçant l'organisation d'une étude nationale sur les conséquences des canicules sur les français. Les résultats "permettront d’éclairer les politiques de santé publique et d’affiner les messages de prévention" pour les prochains épisodes caniculaires... 

Un ingénieur bisontin dyslexique crée une application pour faciliter la lecture des enfants dyslexiques

Ingénieur biomédical de formation, Vincent Minoconetti, un Bisontin de 29 ans, a créé Easylex, une plateforme numérique qui adapte la présentation des textes pour faciliter la lecture des enfants dyslexiques. Né lors du Hacking Health de Besançon en 2021, le projet est aujourd’hui testé dans plusieurs établissements scolaires avant une ouverture au grand public prévue avant fin 2026.

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi
 19.88
couvert
le 21/08 à 14h00
Vent
2.24 m/s
Pression
1012 hPa
Humidité
71 %

Sondage