Un mois jour pour jour après avoir été élu président de Grand Besançon Métropole, Ludovic Fagaut tenait à ce que sa première sortie officielle se fasse "impérativement sur le développement économique". Pour sa première visite de terrain, l’élu a donc choisi l’entreprise Cryla pour réaffirmer l’une de ses promesses de campagne.

Spécialisé dans la fabrication de microcomposants, le groupe au 18,4 M€ de chiffre d’affaires est un exemple de réussite industrielle bisontin qui mise sur son savoir-faire basé sur la précision et la multi-technologie. L’entreprise réalise une grande partie de son chiffre d’affaires en fournissant en grande partie les secteurs de l’aéronautique, spatial, défense (55%) mais également l’industrie (19%), l’énergie (9%), le médical (9%) ou encore le luxe (7%).
Plus de foncier pour plus d'attractivité
Tout en reconnaissant que la zone Temis a connu "un essor extraordinaire" et fait figure de "l’une des plus belles réussites des mandats précédents", le président de GBM a toutefois souligné que le développement économique avait selon lui été "négligé et oublié sous le mandat précédent". Or, Ludovic Fagaut souhaite, pour sa part, en faire "un enjeu majeur du mandat à venir ".
Le président a donc énuméré les pistes de travail engagées par Grand Besançon métropole notamment pour être en mesure de rivaliser avec les territoires économiques environnants comme la Haute-Saône, Dole ou encore Dijon. "On doit avoir une vingtaine d’hectares disponibles sur nos 59 zones d’activités, c’est trop peu si on veut être dans un secteur concurrentiel", a analysé Ludovic Fagaut qui a avancé le besoin de disposer davantage de foncier. Pour cela, des discussions doivent être menées notamment sur le plan local d’urbanisme intercommunal (PLUI).
"Je serai le VRP de mon territoire"
Montre Humbert-Droz au poignet, Ludovic Fagaut a également insisté sur la nécessité d’être "les VRP (voyageur représentant placier) de notre territoire". C’est dans cet objectif qu’il se rendra en juin prochain au forum de la fédération d’horlogerie à Paris et au salon Eurosatory "pour dire ce que l’on a chez nous" et valoriser les entreprises du territoire dans l’objectif d’en accueillir de nouvelles.

Parmi les autres travaux à mener, le président de GBM a également évoqué le fait de devoir travailler avec les consulaires notamment sur le sujet du guichet unique, mais aussi de faciliter les mobilités ou encore de resserrer les liens avec l’enseignement supérieur.


