Dans ce courrier, les élus indiquent être ”fortement préoccupés par la situation sociale qui prévaut au sein du centre gérontologique de Bellevaux, et plus particulièrement au centre de long séjour et aux services associés”.
Le texte revient sur un mouvement de grève reconductible engagé depuis le 23 avril 2026 par les personnels, notamment ceux intervenant auprès des personnes âgées et des usagers du service de soins infirmiers à domicile.
Des conditions de travail dénoncées
Selon la lettre, les agents mobilisés pointent plusieurs difficultés structurelles : ”un manque de personnel chronique, des effectifs non remplacés, des rappels sur congés et une charge de travail qui compromet, selon eux, la qualité des soins et de l’accompagnement”.
Les élus replacent ce conflit dans un contexte plus large, évoquant la fusion de l’établissement avec le CHU de Besançon, qui ”a entraîné des restructurations et des ajustements de moyens jugés insuffisants sur le terrain”.
Un appel à une intervention politique
S’adressant directement à Ludovic Fagaut, les signataires soulignent sa double responsabilité institutionnelle : ”en tant que Maire de Besançon et, surtout, en tant que Président du Conseil de surveillance du CHU”.
Ils demandent notamment :
- ”d’interpeller fermement la direction du CHU de Besançon et du centre gérontologique de Bellevaux” ;
- ”d’organiser ou soutenir la tenue d’une rencontre rassemblant direction, représentants syndicaux et élus” ;
- et de ”proposer des actions immédiates visant à renforcer les effectifs”.
”Pas un simple conflit social”
Les élus insistent sur la portée du mouvement : ”La grève des personnels de Bellevaux n’est pas un simple conflit social : elle traduit la détresse et l’engagement d’hommes et de femmes”. Ils alertent également sur les conséquences pour les résidents, évoquant ”la dégradation des conditions de travail” susceptible d’entraîner ”une dégradation des conditions de vie des personnes âgées”.
En conclusion, la lettre appelle à une mobilisation rapide des autorités : ”nous vous demandons (…) de mobiliser votre autorité et votre responsabilité pour que les grévistes soient véritablement entendus (…) et pour que des décisions concrètes soient prises”. Les signataires affirment vouloir replacer ”la dignité des soignants comme celle des usagers” au cœur des politiques publiques locales.


