Un gendarme relaxé après le décès d'un retraité en garde à vue

Publié le 23/10/2012 - 18:43
Mis à jour le 23/10/2012 - 18:49

Un gendarme accusé d’homicide involontaire après le décès en garde à vue d’un septuagénaire dans une affaire d’empoisonnement d’animaux en 2010, a été relaxé mardi par la cour d’appel de Besançon.

"La cour a considéré que, malgré toutes les erreurs commises, le gendarme ne pouvait pas savoir que son comportement allait exposer Joseph Petithuguenin à un risque de mort immédiate", a indiqué  l'avocat de la partie civile, Me Randall Schwerdorffer, qui a l'intention de se pourvoir en cassation.

"Il a tué notre père, c'est une honte !"

M. Petithuguenin, ancien ouvrier Peugeot âgé de 77 ans, avait succombé à une crise cardiaque le 22 juin 2010 à Amancey (Doubs), alors qu'il avait été laissé sans surveillance dans une cellule par les gendarmes qui le soupçonnaient d'avoir empoisonné un chien et des daims. Cet homme, sans antécédent judiciaire, avait été blanchi de ces accusations après sa mort. A l'annonce de la décision, les enfants du vieil homme ont poursuivi le gendarme de 38 ans dans la rue en criant: "Il a tué notre père, c'est une honteOn a jamais reçu aucune excuse, on aurait aimé qu'il nous dise: pardon, votre père était innocent, je n'aurais pas dû le mettre en garde à vue",ont-ils confié 

Lors de l'audience, Me Schwerdorffer s'est interrogé sur "l'utilité de mettre M. Petithuguenin, 77 ans, en cellule alors qu'il n'existait aucun élément contre lui". Il a dénoncé une "fouille à nu inacceptable et humiliante" destinée à "obtenir des aveux".

Pour sa défense, le militaire a souligné à la barre qu'il n'y avait "aucun signe extérieur permettant de voir une quelconque détresse" chez le retraité. "Je ne suis pas responsable", a-t-il déclaré, estimant avoir appliqué la procédure.

En première instance, à la fin janvier, le tribunal correctionnel de Besançon l'avait condamné à trois mois de prison avec sursis, estimant que le militaire avait placé la victime dans une situation de stress sans avoir fait vérifier son état de santé par un médecin

Justice

Bébés congelés en Haute-Saône : la mère reconnaît le double infanticide

Une femme d’une cinquantaine d’années a reconnu être à l’origine de la mort de deux nourrissons dont les corps ont été découverts dans un congélateur à Aillevillers-et-Lyaumont en Haute-Saône par l'un de ses enfants le 10 février 2026. Le procureur de la République de Besançon, Cédric Logelin, a confirmé ces éléments lors d’une conférence de presse tenue jeudi 12 février 2026.

Frédéric Péchier maintenu en prison dans l’attente de son procès en appel

La chambre de l'instruction de la cour d'appel de Besançon a examiné ce mercredi 11 février 2026 la demande de remise en liberté de l'ex-anesthésiste Frédéric Péchier, condamné à la réclusion criminelle à perpétuité en décembre dernier pour 30 empoisonnements de patients, dont 12 mortels. La chambre a décidé du maintien en détention de Frédéric Péchier dans l’attente de son procès d’appel. 

Frédéric Péchier veut sortir de prison pour préparer son procès en appel

"La détention est un obstacle à la préparation de mon procès" en appel, a déclaré mercredi 11 février 2026 l'ex-anesthésiste de Besançon Frédéric Péchier, condamné à perpétuité pour l'empoisonnement de trente patients, dont 12 mortels, lors d'une audience judiciaire où il a demandé sa remise en liberté.

Incendie à Crans-Montana : un plaignant réclame la récusation des procureures chargées de l’enquête

L'avocat du père d'une victime de l'incendie de Crans-Montana, qui a fait 41 morts et 115 blessés la nuit du nouvel an dans la station de ski suisse, a réclamé vendredi 6 février 2026 la récusation des procureures chargées de l'enquête, qu'il accuse de "grave manquements".

Incendie mortel à Crans-Montana : “pas un seul instant nous ne pensons pas aux victimes”, assure le co-propriétaire

Jacques Moretti, co-propriétaire avec son épouse du bar incendié la nuit du nouvel an dans la station suisse de Crans-Montana, a assuré vendredi 6 février 2026 que le couple ne passait "pas un seul instant" sans penser aux victimes du drame, qui a fait 41 morts et 115 blessés.moretti

Affaire Péchier : la demande de mise en liberté examinée ce mercredi par le tribunal de Besançon

Condamné à la réclusion criminelle à perpétuité pour 30 crimes d’empoisonnement, l’ex-anesthésiste Frédéric Péchier verra sa demande de mise en liberté examinée ce mercredi 11 février 2026 par le tribunal de Besançon. L’accès à l’audience sera limité en raison de la capacité réduite de la salle.

Besançon : 15 ans de réclusion pour le meurtre d’un Bosniaque sur fond de trafic de drogue

Un homme de 20 ans a été condamné mercredi à 6 février 202615 ans de réclusion pour le meurtre d'un quadragénaire bosniaque à Besançon en 2023 sur fond de trafic de drogue, des faits commis alors qu'il était mineur, a-t-on appris auprès des avocats impliqués.

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi

Sondage

 5.95
légère pluie
le 21/02 à 06h00
Vent
4.95 m/s
Pression
1028 hPa
Humidité
92 %