Un policier suisse condamné pour "délit de chauffard" lors d'une course poursuite

Publié le 27/12/2017 - 15:13
Mis à jour le 27/12/2017 - 15:14

Le Tribunal fédéral, la plus haute autorité judiciaire suisse, a confirmé le « délit de chauffard » retenu contre un policier dont la conduite a été jugée trop imprudente lors d’une course-poursuite dans les rues de Genève, selon l’arrêt publié mercredi par l’agence suisse ATS.

L'affaire remonte à 2014. Le policier genevois était au volant d'une voiture de service, avec un collègue à ses côtés, lorsqu'alerté par la centrale qu'un conducteur roulait trop vite, il s'était lancé à sa poursuite en circulant à 132 km/h, sirène et feu bleu enclenchés, dans une zone où la vitesse est limitée à 50 km/h.

Le Tribunal de police l'avait condamné à un an de prison avec sursis pour violation particulièrement grave des règles de la circulation routière, une infraction connue en Suisse sous le nom de "délit de chauffard".

"Le conducteur d'un véhicule de police n'est pas punissable s'il a enfreint les règles de la circulation lors d'une course officielle urgente"

Après le rejet de son premier appel par la Cour de justice du canton de Genève, le policier a saisi le Tribunal fédéral qui dans son arrêt souligne que "le conducteur d'un véhicule de police n'est pas punissable s'il a enfreint les règles de la circulation lors d'une course officielle urgente, en donnant les signaux d'avertissement nécessaires et en faisant preuve de la prudence imposée par les circonstances".

Si le caractère urgent de la course n'a pas été contesté par la justice, elle estime toutefois que le policier a été imprudent et a mis en danger la vie d'autrui.

Les juges soulignent que la sirène et le feu bleu d'une voiture de police roulant à grande vitesse ne contribuent en effet guère à réduire le risque d'accident car les autres usagers ne disposent que d'un délai très court pour réagir à ces signaux.

Infos +

  • Le Tribunal fédéral a donc rejeté le recours du policier, qui devra par ailleurs payer 3.000 francs suisses (environ 2.550 euros) de frais de justice.
(Source : AFP)

Justice

La Cour de cassation rejette le recours de Frédéric Péchier sur sa demande de mise en liberté

La Cour de cassation a rejeté mardi 12 mai 2026 le recours de l'anesthésiste Frédéric Péchier, condamné en décembre à perpétuité pour 30 empoisonnements dont 12 mortels, qui réclamait sa remise en liberté pour préparer son procès en appel, a-t-on appris de source judiciaire.

Vols de camions chez des artisans du Haut Doubs : 126 gendarmes mobilisés et 12 personnes interpellées

Mardi 5 mai 2026, une opération judiciaire a été menée simultanément dans les départements du Doubs, de la Côte d’Or et de la Haute-Saône pour des faits de vol avec trois circonstances aggravantes, blanchiment d’argent, escroquerie, travail dissimulé et non-justification de ressources.

Affaire Avenir Fermetures : 100 victimes, 700.000 € de préjudice et une enquête pénale ouverte à Besançon

Les sociétés Avenir Fermetures Saint-Vit et Rioz, spécialisées dans la menuiserie, font l’objet de procédures de liquidation judiciaire devant le tribunal de commerce de Besançon. Plusieurs clients affirment avoir versé des acomptes pour des travaux jamais réalisés, donnant lieu à un préjudice financier significatif et à la création d’un collectif d’aide aux victimes de ces affaires, a-t-on appris en mars 2026.

Poulain jeté dans un trou : un éleveur condamné et interdit à vie de détenir un animal

Un éleveur de chevaux du Doubs qui avait jeté un poulain dans un trou, entraînant sa mort, a été condamné lundi 27 avril 2026 à Besançon à une interdiction définitive de détenir un animal et d'exercer une profession en lien avec les animaux, a-t-on appris auprès du parquet.

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi
 9.07
légère pluie
le 15/05 à 12h00
Vent
2.41 m/s
Pression
1004 hPa
Humidité
85 %

Sondage