Alerte Témoin

Une clinique menacée de fermeture en redressement judiciaire dans la Nièvre

Publié le 19/11/2019 - 08:41
Mis à jour le 19/11/2019 - 08:41

Le tribunal de commerce de Nevers a placé lundi en redressement judiciaire une clinique de la Nièvre menacée de fermeture, dans l'espoir de trouver un repreneur, a-t-on appris de source syndicale.

PUBLICITÉ

La clinique du Nohain de Cosne-Cours-sur-Loire a été placée "en redressement judiciaire dès aujourd'hui, dans l'éventualité d'une reprise", a indiqué à l'AFP la déléguée CFDT Christelle Sureau, précisant que la juridiction avait "refusé la liquidation" demandée par les propriétaires.

"C'est une très bonne nouvelle, on va gagner du temps", a ajouté Mme Sureau, alors qu'une centaine d'emplois est en jeu, dont plus des trois quarts en CDI. Une mandataire judiciaire a été nommée et une prochaine audience est prévue au tribunal de commerce de Nevers le 16 décembre.

L'activité de chirurgie déjà suspendue depuis une semaine

L'Agence régionale de Santé (ARS) de Bourgogne-Franche-Comté avait suspendu mercredi l'activité de chirurgie pour "manquements" à la sécurité, donnant un délai de six mois à l'établissement pour remédier aux dysfonctionnements. Mais le propriétaire avait alors annoncé vouloir fermer complètement la clinique et l'ARS avait indiqué, dès vendredi, chercher une solution de reprise.

"Des conditions de fonctionnement susceptibles de mettre en danger la sécurité des patients"

Quelque 1.500 personnes avaient défilé samedi après-midi dans cette commune de 10.000 habitants pour protester contre la fermeture l'établissement, notamment des personnels et de nombreux élus du département mais aussi de l'Yonne et du Cher. La décision de suspension annoncée mardi par les autorités sanitaires concernait "l'hospitalisation complète comme la chirurgie ambulatoire" et faisait suite à des constats, après plusieurs inspections, "caractérisant des conditions de fonctionnement susceptibles de mettre en danger la sécurité des patients".

L'ARS avait précisé que la mesure ne concernait pas les activités d'imagerie conventionnelle et de scanner, ni les missions de service public assurées par le centre hospitalier auquel la clinique est adossée : accueil des urgences, SMUR et médecine.

Lundi soir, l'activité de chirurgie restait suspendue. La radiologie était quant à elle ouverte le jour, mais pas la nuit, selon la syndicaliste CFDT Christelle Sureau, ajoutant que la préfecture devait prendre lundi soir une réquisition en vue d'une ouverture nocturne.

Infos +

L'établissement avait déjà vu sa maternité suspendue, fin 2017, en raison du manque de personnel, avant qu'elle soit définitivement fermée quelques mois plus tard, remplacée par un centre périnatal de proximité.

Soyez le premier à commenter...

Laisser un commentaire

Dans la catégorie

Coronavirus : l’hôpital Nord-Franche-Comté dénonce une fausse vidéo circulant sur les réseaux sociaux

Depuis ce jeudi 27 février 220 en fin d’après-midi, une vidéo circule sur les réseaux sociaux indiquant "de fausses informations relatives au coronavirus à l’HNFC", souligne la Direction qui dément officiellement les messages contenus dans la vidéo, à savoir la mise en quarantaine de l’Hôpital.

L’intersyndicale des retraités interpelle les candidats à l’élection municipale de Besançon

L'intersyndicale (Solidaires retraité.es, FSU, FO-retraités.e, CGT-retraité.es, FGR-FP, LSR ) a adressé une lettre aux candidats à l'élection municipale 2020 en date du 19 février 2020. Dans cette dernière, elle souhaite "attirer l'attention sur la situation particulière des retraités".

Tab’Agir : des formations en tabacologie pour les professionnels de santé en Franche-Comté

Tab’agir accompagne les Bourguignons dans leur démarche d’arrêt, depuis sa création en 2003. Depuis mai 2019, Tab’agir compte une nouvelle antenne à Besançon et a déjà formé 29 professionnels de santé du Jura et du sud de la Haute-Saône. Objectifs pour développer le réseau en Franche-Comté : former des professionnels de santé à l'accompagnement à l’aide à l’arrêt du tabac au sein des maisons de santé et des cabinets libéraux.

Cancers pédiatriques dans le Haut-Jura : un gaz naturel radioactif dans la ligne de mire de l’enquête

L’Agence Régionale de Santé (ARS) Bourgogne-Franche-Comté a été informée en juillet 2019 d’un nombre élevé de cancers touchant des enfants au sein de la population résidant sur des communes du Haut-Jura. Sur la base de ce signalement, elle a saisi Santé publique France pour engager une expertise épidémiologique et rechercher d’éventuels facteurs locaux explicatifs. Les recherches sur les expositions environnementales se tournent actuellement vers le radon, un gaz naturel radioactif cancérogène...

Plan national maladies rares : les CHU de Besançon et de Dijon réunis pour créer une plateforme d’expertise

À l’été 2019, le ministère des Solidarités et de la Santé lançait un appel à projet national pour la mise en place de plateformes d’expertise des maladies rares. Cette démarche s’inscrit dans la cadre du troisième plan national maladies rares. Fort de l’expertise de son Centre de génétique, dirigé par le Pr Laurence Faivre, le CHU Dijon Bourgogne a répondu à cette sollicitation en partenariat avec le CHU de Besançon, nous informe-t-on dans un communiqué du 20 février. En ce début d’année 2020, les deux établissements ont appris qu’ils étaient sélectionnés aux côtés d’une dizaine d’autres hôpitaux sur ce projet.

Leucémie : les équipes bisontines de l’institut RIGHT sollicitées pour faire avancer la recherche

"Transformer le pronostic des leucémies dans les 10 ans à venir", tel est le défi lancé aux chercheurs. Les équipes bisontines de l’institut RIGHT (UMR1098) participeront au tout nouvel institut national de recherche partenariale OPALE que l’État vient de créer à cet effet, apprend-on ce mardi 18 février 2020.

Station de Métabief

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

 8.23
pluie modérée
le 29/02 à 15h00
Vent
8.58 m/s
Pression
1001 hPa
Humidité
90 %

Sondage