Violences à Dijon : une neuvième mise en examen

Publié le 10/07/2020 - 17:18
Mis à jour le 10/07/2020 - 17:26

Une neuvième personne a été mise en examen ce vendredi 10 juillet 2020 et placée en détention provisoire dans le cadre de l’enquête sur les violences survenues du 12 au 15 juin à Dijon, a-t-on appris de source judiciaire.

Il s'agit d'un homme de 25 ans, habitant à Dijon, déjà condamné et par ailleurs sous contrôle judiciaire dans le cadre d'un autre dossier, a précisé le parquet. Il a été mis en examen pour violences en réunion et en récidive.

Il fait partie d'un groupe de six personnes qui avaient été placées en garde à vue depuis mardi : deux ont été mises en examen jeudi et les trois autres ont été relâchées faute de charges suffisantes pour les mettre en cause, a précisé le procureur de la République à Dijon, Éric Mathais, dans un communiqué.

Ces mis en examen sont soupçonnés d'avoir été à l'origine de violences, par des personnes "désignées comme d'origine maghrébine+", dans la nuit du 9 au 10 juin à Dijon, "à l'encontre de victimes issues de la +communauté dite tchétchène+", selon le parquet.

Cette agression avait déclenché des opérations de représailles de Tchétchènes envers des membres de la communauté maghrébine, du 12 au 14 juin dans le quartier des Grésilles, puis, le 15, des violences urbaines dans le même quartier ainsi qu'à Chenôve, dans la proche banlieue.

Des images de personnes brandissant des armes, dont certaines factices, avaient fait le tour des réseaux sociaux, choquant une ville autrement réputée paisible. Au total, avec cette nouvelle mise en examen, neuf personnes sont poursuivies dans ce dossier.

Dans la même enquête, onze personnes ont été condamnées fin juin pour trafic de stupéfiants ou "délit de participation avec arme à un attroupement par une personne dissimulant volontairement son visage", à la suite d'opérations de fouilles et d'interpellations déclenchées à la suite de ces troubles.

Parallèlement, dans l'autre enquête entourant les opérations de représailles de Tchétchènes présumés, quatre d'entre eux ont été mis en examen mi-juin. En visite vendredi matin à Dijon, le Premier ministre Jean Castex, accompagné du ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin, a assuré qu'il ne "tolérerait jamais ce genre de comportements ultra-violents", disant vouloir délivrer "un message de grande fermeté".

(Source AFP)

Justice

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