A Belfort, les "Alsthommes" ont reçu "un coup de marteau" au visage

Publié le 08/09/2016 - 13:24
Mis à jour le 08/09/2016 - 13:25

Têtes baissées, encore abattus par l’annonce de l’arrêt de la production de trains d’ici à 2018, les salariés d’Alstom à Belfort accusaient mercredi un « coup de marteau en plein visage »: des quelque 450 emplois, seuls 50 devraient être sauvés sur le site historique du TGV.

 ©
©

"On est né à Belfort, ça fait 26 ans qu'on est à l'Alstom, on y a fait toute notre +mini-carrière+. Et maintenant, c'est fini", lance, dépitée, une femme d'une quarantaine d'années. Comme elle, devant les grilles du constructeur au logo bleu roi, rares sont les salariés à accepter de donner leur nom. "Imaginez que vous prenez un coup de marteau en plein visage. Voilà comment les gens ont accueilli cette très mauvaise nouvelle. C'est ignoble", explique le délégué CGT du site, Pascal Novelin.

"Alstom c'est notre vie..."

Site historique, où fut construite la première motrice du TGV, l'usine Alstom de Belfort est un des poumons de ce bassin industriel coincé entre l'Alsace et la Suisse. "Voir disparaître un site d'origine comme ça, où tous les savoir-faire étaient présents, ça fait mal au coeur", murmure un homme de 46 ans, très ému. "Alstom c'est notre vie, c'est Belfort", abonde François, 58 ans. Depuis une petite année, il est employé par l'américain General Electric (GE), qui a racheté fin 2015 l'activité turbines et énergie du site. "Je pense aux collègues, j'ai un pincement au coeur. Je me mets à leur place et me dis que nous, à GE, on n'est sûr de rien".

Pour le délégué CGT, ce n'est pas que de la crainte ou de la colère qui règne dans l'usine, mais de la "haine". "On nous annonce froidement qu'on ferme notre usine dans deux ans. Comment voulez-vous qu'on réagisse autrement ?", demande-t-il. "Il y a quelques jours, la direction parlait du TGV du futur, et qu'est-ce-qu'ils font aujourd'hui ? Ils rasent l'usine. Qui va fabriquer le TGV du futur? C'est la seule usine en France qu'on a pour fabriquer le TGV !".

 "Belfort, c'est Alstom" 

Chez les sous-traitants, intégrés au site, l'inquiétude est aussi là. "Totalement abattu", Gaëtan, 31 ans, travaille pour Segula. "Ma famille est implantée dans le coin. Je pensais faire quelques années au sein d'Alstom encore pour être tranquille". Mais mercredi, il a vu ses collègues d'Alstom "partir par vagues se faire annoncer la nouvelle par le directeur du site tout au long de l'après-midi".

 "Après avoir bossé 40 ans, ça me fait mal"

Selon le député-maire (LR) de Belfort, Damien Meslot, 400 emplois directs et 400 indirects sont menacés. Venu devant l'usine, l'édile rappelle que "c'est ici que les premiers TGV ont été construits". Expliquant avoir appris la nouvelle "par un simple coup de fil de la direction", M. Meslot s'étonne et estime que l'entreprise aurait "pu faire autrement". "Le groupe se porte bien et on peut s'étonner qu'on ferme un site alors qu'Alstom gagne bien sa vie, qu'Alstom fait des bénéfices". Pour le bassin, la perte des emplois serait une saignée, ajoute le maire. "Il y a une expression ici: Alstom c'est Belfort et Belfort c'est Alstom. Ca résume tout. Il y a des cités Alstom, des immeubles Alstom. Des milliers et des milliers de familles qui ont un retraité d'Alstom".

Comme Daniel Toitot, 69 ans dont 40 à l'usine de Belfort. Il travaillait au "bureau des méthodes" en 1972, quand le premier TGV est sorti de l'usine. "A l'époque, c'était un fleuron, une fierté pour nous", explique-t-il, au téléphone. La fermeture ? "Après avoir bossé 40 ans, ça me fait mal. Dans les années 1980, on était 1.500. Aujourd'hui, plus de 400 personnes y travaillent encore. Ca fait mal"

(Avec AFP)

alstom belfort

Martial Bourquin a rencontré le secrétaire d’État à l’industrie : trois dossiers évoqués

Martial Bourquin, sénateur Ps du Doubs et Frédéric Barbier, député socialiste du Doubs ont rencontré le mercredi 27 septembre 2016, Michel Sirugue, secrétaire d’État à l’industrie. Ensemble ils ont abordé trois dossiers économiques du Nord Franche-Comté : Alstom, Peugeot Scooters et l’entreprise AAE.

Alstom : Christine Bouquin se rendra à une réunion de concertation avec la direction d’Alstom et les élus

Ce lundi 12 septembre, la présidente du Département du Doubs, Christine Bouquin, participe à une réunion de concertation avec l’équipe de direction d’Alstom. Réunion à l’initiative de la Région, en présence d’élus et responsables publics. Ce même jour, une réunion de crise est prévue à l’Elysée autour du président de la République.

Economie

Quoi de neuf aux Pépinières bisontines ? C’est le moment de faire son potager et d’embellir son extérieur !

Avec le retour des beaux jours, c’est le moment idéal pour se lancer dans un potager et profiter de délicieux fruits, légumes et aromates tout au long de l’année. Et pour celles et ceux qui souhaitent surtout embellir leur extérieur, la saison est parfaite pour choisir des plantes vivaces et annuelles qui apporteront fraîcheur et couleurs à votre jardin, votre terrasse ou votre balcon. Aux Pépinières bisontines, David, Lucie, Ludivine et Florine sont là pour vous accompagner et vous conseiller afin de réussir toutes vos plantations.

Impôts 2025 : doit-on déclarer les revenus de son enfant majeur ?

INFOS PRATIQUES • La période de déclaration des revenus est actuellement en cours, un moment important pour les foyers fiscaux. Parmi les questions fréquentes figure celle du traitement fiscal des enfants majeurs : rattachement au foyer ou déclaration séparée ? Le service public apporte des précisions pour aider à faire le bon choix selon chaque situation.

Et si les entreprises passaient au ticket mobilité en Bourgogne-Franche-Comté ?

Ce dispositif, co-financé par la Région Bourgogne-Franche-Comté et l’employeur, permet aux entreprises qui le souhaitent de le mobiliser au profit de leurs salariés les plus exposés au surcoût des trajets domicile-travail, est-il rappelé ce mois d’avril 2026.

Étude Insee – La filière viande emploie 16.500 personnes en Bourgogne-Franche-Comté

Selon l’étude réalisée par Ludovic Jobard, Guillaume Volmers (Insee) et Pierre Froissart (Direction régionale de l’alimentation, de l’agriculture et de la forêt), la filière viande en Bourgogne-Franche-Comté repose sur 7 200 établissements et emploie 16 500 personnes. Ces emplois représentent 1,5 % de l’emploi régional, un poids comparable à celui de la filière viti-vinicole (1,8 %) et environ deux fois inférieur à celui de l’automobile (3,8 %).

Qu’en est-il de l’emploi dans l’Arc jurassien franco-suisse ?

L’Observatoire statistique transfrontalier de l’Arc jurassien (OSTAJ) publie une première étude sur l’emploi dans le secteur de l’économie circulaire. Ces emplois, au nombre de 19/100, représentent 2 % des emplois totaux de l’Arc jurassien. La plupart concernent les domaines de la réparation et de l’allongement de la durée d’usage des produits, et sont situés à 62 % du côté suisse

Annie Genevard invite industriels et distributeurs à “se remettre autour de la table”

La ministre de l'Agriculture, Annie Genevard, a appelé jeudi 16 avril 2026 industriels et distributeurs à "se remettre autour de la table" pour voir comment "partager" les coûts supplémentaires qu'entraînera l'inflation liée à la guerre au Moyen-Orient, sans nécessairement rouvrir les négociations commerciales "qui ont été dures".

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi
 9.88
couvert
le 27/04 à 21h00
Vent
1.6 m/s
Pression
1017 hPa
Humidité
80 %

Sondage