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Châlon-sur-Saône : meurtre d’une étudiante de 19 ans, Jacky Martin clame son innocence

image d'illustration ©Alexane Alfaro - cliquez sur l'image pour agrandir

Ce mardi 13 septembre 2016 s’est ouvert à Châlon-sur-Saône le procès de Jacky Martin dans l’affaire du meurtre de l’étudiante en 2005 d’Anne-Sophie Girollet. Aujourd’hui la cours d’assises dispose de peu d’éléments, malgré tout la famille a "peur d'être confrontés à l'horreur des faits".

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Jacky Martin, 54 ans, a clamé son innocence mardi 13 septembre 2016 à l'ouverture de son procès devant la cour d'assises de Saône-et-Loire pour la séquestration suivie de la mort de l'étudiante Anne-Sophie Girollet, en 2005, à Mâcon. "Cela fait plus de quatre ans que je suis en détention pour absolument rien, je suis innocent", a déclaré M. Martin, vêtu d'un polo blanc qui laisse apparaître un tatouage sur son avant-bras.  "Moi, je n'ai pas de sang sur les mains", a-t-il insisté avec aplomb.  

Rappel des faits

Etudiante en troisième année de médecine à Lyon, Anne-Sophie Girollet, 20 ans, avait disparu le 19 mars 2005 après un gala de danse, à Mâcon. Le corps de la jeune fille, morte par suffocation, avait été retrouvé le 2 avril 2005, flottant dans la Saône. Sa voiture avait également été retrouvée dans la Saône, non loin de là.  "Il a toujours contesté bec et ongle", a rappelé à la presse l'un des avocats de M. Martin, Me Philippe Scrève, assurant que l'"élément génétique" dans ce dossier ne faisait "pas de lui un coupable". L'avocat a notamment pointé du doigt "la manière dont cet élément génétique a été conservé et exploité". Jacky Martin avait été interpellé sept ans après les faits après de nouvelles expertises sur les traces génétiques retrouvées dans la voiture de la jeune fille, l'homme étant inscrit au FNAEG (Fichier national automatisé des empreintes génétiques) pour divers vols, recels de voiture et violences. Originaire de Saône-et-Loire, cet homme au parcours instable, se présentant comme "conducteur d'engins à l'origine" a donné, selon l'accusation, de "multiples versions" pour expliquer la présence de son ADN dans la voiture de la victime.

"Peu d'explications" sur les circonstances du crime

L'avocate des parties civiles, Me Béatrice Saggio, a confié que les proches d'Anne-Sophie avaient "très peu d'explication jusqu'à présent" sur les circonstances du crime. "Ils ont une angoisse de ce qui pourrait être révélé au cours du procès et ils ont peur d'être confrontés à l'horreur des faits mais leur drame c'est d'avoir perdu Anne-Sophie", a-t-elle poursuivi. Accusé de "séquestration suivie de la mort de la victime", Jacky Martin encourt la réclusion criminelle à perpétuité. Le procès est prévu jusqu'au 28 septembre.

(AFP)

Lou

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