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Un homme abattu devant le commissariat du 18e arrondissement à Paris

©Alexane Alfaro - cliquez sur l'image pour agrandir

Des coups de feu ont été tirés devant un commissariat du 18e arrondissement de Paris ce jeudi 7 décembre 2016, selon des sources policières. Un homme a été abattu, précisent les mêmes sources.

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Décrit comme « menaçant » par la police, l'homme abattu était armé « d’une arme blanche de type feuille de boucher » et portait également un dispositif explosif « factice ». Selon la Place Beauvau, l’homme a crié « Allah Akbar ! » en tentant de s’en prendre à un policier à l’accueil « avant d’être atteint par des tirs de riposte des policiers ». 

Selon le procureur de la République, François Molins, « ont été découverts sur lui un téléphone portable et un papier sur lequel figurent le drapeau de Daech [acronyme arabe de l’organisation Etat islamique] et une revendication non équivoque en langue arabe ». Une source proche de l’enquête a précisé à l’AFP qu’il s’agissait d’un message « prêt{ant] allégeance » à l’EI et justifiant son acte par une vengeance contre les « attaques en Syrie ». 

Le parquet antiterroriste saisi de l’enquête

L’individu, qui ne portait pas de papiers sur lui, a été identifié, grâce à ses empreintes digitales dans le Fichier automatisé des empreintes digitales (FAED). Selon une source judiciaire citée par Reuters, il s’agi d’un ressortissant marocain né en 1995 à Casablanca, mis en cause pour vol en 2013.

La section antiterroriste du parquet de Paris a été saisie, et une enquête a été ouverte pour « tentative d’assassinat sur personnes dépositaires de l’autorité publique en relation avec une entreprise terroriste ». 

L’enquête ne fait que commencer, mais la ministre de la justice, Christiane Taubira, a laissé entrendre sur iTélé que l’homme n’avait a priori « aucun lien avec la radicalisation violente ».

Une date symbolique

Cette attaque survient le jour anniversaire de la tuerie de Charlie Hebdo, qui avait fait douze morts il y a un an, la première d’une série d’attaques terroristes en région parisienne. Dans la matinée, François Hollande, qui présentait ses vœux aux forces de sécurité à Paris, avait déclaré :

« Je l’affirme une nouvelle fois ici. Nous ne les oublierons jamais. Ils sont morts pour que nous puissions vivre libres. (…) Trois policiers qui représentaient la diversité des origines, des parcours, des métiers, des missions des forces de sécurité de notre pays. »

Il a affirmé que toute agression d’un policier, d’un gendarme ou d’un sapeur-pompier n’était « pas seulement » un acte de délinquance, mais une « atteinte à la République ». Il a ajouté que les auteurs de tels faits devaient « savoir qu’ils seront inlassablement recherchés et interpellés et punis comme il convient ».

(Source : AFP)

Alexane

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7 décembre 2017 à 07:25

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