Center Parcs à Poligny : Europe écologie les verts tire la sonnette d'alarme

Publié le 17/02/2014 - 17:38
Mis à jour le 27/04/2019 - 08:53

Le 10 septembre dernier, nous vous annoncions le projet d’un Center Parcs à Poligny du groupe Pierre & Vacances. Actuellement, les acteurs économiques de Franche-Comté mettent tout en œuvre pour que la décision définitive aille en leur faveur. En revanche, EELV ne voit pas ce projet d’un si bon œil…

Europe Ecologie Les Verts affirme avoir étudié les incidences économiques sur les territoires déjà concernés par l'implantation d'un Center parc afin que "nos élus puissent se positionner autrement que sur des promesses".?

Voici le communiqué :

"Tout d'abord, ça marche comment un "Pierre et Vacances" ?

??La société construit, via des filiales (à chaque site, une filiale spécifique), des hébergements touristiques qui sont vendus sur plan. Vous voulez investir dans le tourisme : rien de plus simple, Pierre et Vacances s'occupe de tout : vous achetez un logement "clefs en mains", la société se charge de le louer et d'en assurer l'entretien minimum. Votre contrat est établi sur 9 ans pendant lesquels la société s'engage sur un montant de loyer, donc de revenu et ce montage vous permet de défiscaliser 11% de votre investissement. Bonne affaire ? Pas si sûr. Au bout de 9 ans, le bail est reconduit, mais... les conditions ont changé : baisse du loyer (en moyenne 30%). Ajoutés à cela, des travaux d'entretien sérieux, ceux d'usage dans les habitations fréquentées par de nombreux utilisateurs. L'investissement lucratif du début devient souvent une galère. Pierre et Vacances propose alors le rachat, mais... c'est la société qui fixe le prix : généralement le montant de l'acquisition (9 ans avant) avec un indice de vétusté. Pendant ce temps-là, les propriétaires de gîtes ruraux et autres locations saisonnières, les hôtels, bref tout ce qui fait vivre un pays à fort intérêt patrimonial, reçoivent de plein fouet la place prise par ce "bulldozer" de l'industrie touristique. ?Certains chiffres nous questionnent quand on sait que le groupe Pierre et Vacances cumule les activités de tourisme à celles de promotion immobilière. Coté en bourse depuis 1999, ses résultats s'effondrent depuis 2011. En juillet 2007, l'action valait 116€. Depuis, elle est en baisse régulière : entre 15 et 20 € en 2013, elle semble remonter légèrement : 30 € aujourd'hui. ?

?Un business lucratif... mais sur le dos de qui ???

Malgré des pratiques peu respectueuses des pays et des personnes, Pierre et Vacances connaît des soucis financiers. Jugeons-en : le groupe accuse 27 millions € de déficit sur l'exercice 2011-2012, et 47 millions € sur celui de 2012-2013, soit 3,1% du chiffre d'affaires.? La société n'a pas le choix : pour survivre, elle doit continuer à investir, construire toujours plus de résidences touristiques. Pour ce faire, elle fait miroiter la création d'emplois, 300 pour le site de Poligny. Ce miroir aux alouettes attire les collectivités locales dont les responsables voient dans cette affaire une réponse au problème social de l'emploi. Il est alors aisé pour Pierre et Vacances de poser ses conditions : le poisson est ferré, il suffit de l'amener doucement dans l'épuisette. Un Center Parc coûte en moyenne 100 à 150 millions €. La négociation porte sur le montant des subventions directes (la moyenne est à 20 millions € d'aides publiques locales par implantation), auxquels il convient d'ajouter les travaux d'aménagement (adduction d'eau, électricité, routes, assainissement estimés à 18 millions € pour Poligny) et les éventuelles exonérations ou abattements d'impôts locaux pour un certain nombre d'années...

Le choix du site, la loi du plus offrant ?

?Les enquêteurs de Pierre et Vacances repèrent des sites susceptibles d'accueillir un Center Parc : à proximité d'une grande ville (2 heures de voiture maximum de Lyon et de Genève) et une forêt. Ensuite, ils en retiennent deux. En ce qui nous concerne, il s'agit de Le Rousset en Saône et Loire et Poligny dans le Jura. Et Les enchères commencent, et les collectivités locales (communes, département, région) se plient en 4 pour attirer l'investisseur...? ?Nous sommes inquiets du manque total de transparence de ce dossier. Où en sont les études économiques ? A-t-on mesuré l'impact de cette implantation sur la fréquentation des locations saisonnières actuelles ? A-t-on pesé la plus value sur l'existant d'un tel aménagement ? Certes, les Polinois auront une belle piscine, paradis artificiel chauffé, mais à quel prix ? Verront-ils la circulation en ville tripler ou quadrupler de volume (on imagine le train des voitures se rendant à Plasne) alors que cette nuisance est déjà quasiment insupportable ? A-t-on mesuré l'impact sur les commerces ? Il suffit de consulter la publicité des Center Parcs pour se rendre compte que tout est prévu sur place : commerces et activités. Quel bénéfice alors pour les commerces locaux implantés à Poligny ? Il n'est pas certain qu'ils soient gagnants. Mais peut-être une étude sérieuse a-t-elle été faite qui les rassurerait ???Bien des questions qui sont jusqu'à ce jour sans réponse. Les responsables politiques vont-ils lever le voile et informer avec transparence la population sur ce qui les attend ? Les impôts locaux des Polinois et des Jurassiens participeront-ils au relèvement du déficit du groupe Pierre et Vacances ? Et si oui, qu'est-ce que cela leur rapportera ? La question pourrait être posée autrement ; qu'est-ce qui est préférable : acheter des actions Pierre et Vacances au risque de voir son capital fondre, ou soutenir le projet Center Parc à Poligny par le biais de ses impôts locaux pour les voir augmenter ?"

Economie

Les Maîtres Cuisiniers de France de passage dans la région pour dévoiler leur Guide 2026

Sous l’impulsion de Christian Têtedoie, président des Maîtres Cuisiniers de France, l’association dévoile son Guide 2026, parrainé par Catherine Dumas, à l’occasion d’une série de rendez-vous régionaux qui mettront à l’honneur les nouveaux intronisés. La tournée passera par la région avec un rendez-vous prévu le 18 mai 2026 à Bethoncourt.

Les annonces de Lecornu pour accélérer l’électrification et moins dépendre du pétrole ou du gaz

Interdiction des chaudières à gaz, aides aux gros rouleurs en électrique: Sébastien Lecornu a présenté vendredi 10 avril 2026 des premières mesures visant à "accélérer" l'électrification dans les transports et le logement pour moins dépendre du gaz ou du pétrole, dont les prix flambent avec la guerre au Moyen-Orient.

Anne Vignot propose à Ludovic Fagaut un “plan d’urgence” face à la flambée des prix du carburant

Dans un courrier adressé au maire de Besançon, Ludovic Fagaut, en date du 7 avril 2026, Anne Vignot et les élu(e)s du groupe ”Les Écologistes, Génération.s et société civile” formulent une proposition de plan d’urgence ”contre le choc pétrolier et la dépendance aux énergies fossiles”. Le document est cosigné par Anthony Poulin, Laura Giniot, Jérémy Jeanvoine et Lydie Francart.

À Besançon, un futur festival dédié à Victor Hugo en quête de mécènes

À Besançon, un projet de festival consacré à Victor Hugo se prépare pour début 2027, mais sa concrétisation repose encore sur un appel au mécénat. À l’initiative de Mikaël Demenge, fondateur de la page Facebook ”Besançon j’aime ma ville” suivie par 34 000 abonnés, l’événement cherche activement des soutiens financiers.

Déclaration des revenus 2025 : le calendrier 2026 et les modalités à connaître

La campagne de déclaration des revenus de l’année 2025 s’est ouverte officiellement le 9 avril 2026. Comme chaque année, les contribuables sont invités à effectuer cette démarche selon un calendrier précis, fixé en fonction de leur département de résidence et du mode de déclaration choisi. Et en Bourgogne Franche-Comté ? Réponses...

Les syndicats du BTP appellent à soutenir les PME de travaux publics en Bourgogne-Franche-Comté

Les deux syndicats régionaux d’entrepreneurs indépendants des travaux publics de Bourgogne-Franche-Comté, l’ETPB et le SRTP FC, ont lancé, le 8 avril 2026, un appel conjoint pour soutenir les petites et moyennes entreprises (PME) du secteur, confrontées à des difficultés économiques accrues.

La Bourgogne-Franche-Comté s’allie à l’Onda pour soutenir la diffusion du spectacle vivant

La Région Bourgogne-Franche-Comté a annoncé, dans un communiqué du 9 avril 2026, la signature prochaine d’un partenariat avec l’Office national de diffusion artistique (Onda). L’objectif est de soutenir la diffusion des œuvres régionales à l’échelle nationale et d’accompagner les évolutions du secteur du spectacle vivant.

À Besançon, Facteurs de Sens change de local et fait appel au financement participatif

À Besançon, fondée en 2014, Facteurs de Sens est aujourd’hui la plus ancienne boutique de créateurs de la ville. L’association prépare actuellement son déménagement prévu en juin 2026 vers un nouveau local et a lancé, à cette occasion, un financement participatif afin de couvrir une partie des frais liés à cette transition.

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi

Sondage

 17.19
légère pluie
le 11/04 à 18h00
Vent
3.47 m/s
Pression
1011 hPa
Humidité
81 %