Depuis 2019, l’État est engagé avec la Région dans un Pacte régional au service de la formation des plus éloignés de l’emploi. S’il a depuis permis, "de déployer une politique ambitieuse pour les secteurs économiques en tension, pour la qualification notamment des jeunes décrocheurs, des bénéficiaires du RSA, pour le retour à l’emploi des séniors…" , la Région avance qu’aujourd’hui "le pacte de confiance est rompu".
Ce désengagement de l’État à hauteur de 25 millions d’euros, représente une suppression "de plus de 2 200 places de formation en 2026", résume la Région dans son communiqué. Au -delà des effets sur les bénéficiaires, "les organismes de formation sont aussi directement concernés", précise-t-elle encore.
Une convention "non respectée"
Si elle a maintenu son engagement de 70 millions d’euros annuels et préservé les aides à l’entrée en formation ainsi que les aides au transport, elle rappelle qu’elle a également fait le choix, "comme les autres Régions engagées dans un Pacte pour la formation, d’avancer une partie du budget de l’État pour éviter la casse". Une situation qu’elle estime "difficilement tenable dans un contexte où l’État nous demande déjà de contribuer à la réduction de la dette publique à hauteur de 83 millions d’euros".
La Région BFC avance pour sa part avoir "honoré son contrat" tout en étant "soumise à des évaluations régulières qui ont, à de nombreuses reprises, salué la qualité des démarches et la bonne consommation des crédits publics". Mais elle estime à présente que "la convention n’est pas respectée, et la logique du « coup par coup» prévaut, sans nous donner de cap ni d’horizon".
Le président de la Région Bourgogne-Franche -Comté, Jérôme Durain, explique avoir dénoncé auprès du Premier ministre "ce retrait majeur et ses conséquences sociales désastreuses". Alors même que le chômage repart à la hausse, "le gouvernement se désengage et défait les dispositifs mis en place qui ont pourtant prouvé leur efficacité", dénonce-t-il avant de conclure : "c’est désormais une nouvelle politique à la main de la Région que nous devons bâtir pour les années à venir".


