Dans un communiqué, les autorités rappellent que cette fête religieuse constitue "un moment de partage et de solidarité" pour les musulmans. À cette occasion, les fidèles peuvent effectuer un don au bénéfice de personnes démunies ou procéder au sacrifice rituel d’un animal, notamment un mouton ou un bovin. La préfecture souligne toutefois que l’abattage d’un animal ne peut être réalisé que dans un établissement agréé, conformément à la réglementation en vigueur.
Pour cette édition 2026, la société d’abattage des Vosges saônoises, située à Luxeuil-les-Bains, assurera les opérations d’abattage rituel durant les trois jours de célébration. Deux sacrificateurs habilités par la mosquée de Lyon interviendront sur le site.
Les agents de la direction départementale de l’emploi, du travail, des solidarités et de la protection des populations (DDETSPP) seront mobilisés afin d’effectuer les inspections sanitaires des animaux et des viandes. L’objectif est de "garantir la sécurité des consommateurs".
Des contrôles pour lutter contre l'abattage clandestin
Parallèlement, des contrôles seront réalisés avant et pendant la fête dans les élevages et dans tout lieu susceptible d’abriter un abattage clandestin. La préfecture indique vouloir prévenir et sanctionner les pratiques réalisées hors d’un établissement agréé.
Les contrevenants encourent des sanctions administratives, notamment la saisie et la destruction des viandes produites, ainsi que des poursuites pénales pouvant aller jusqu’à six mois d’emprisonnement et 15.000 euros d’amende.
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En 2025, deux sites d’abattage clandestin avaient été découverts dans le département.


